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21/10/2011

Quelques vidéos du Salon des entrepreneurs, avec la Profession comptable

Le salon des entrepreneurs c'est l'événement phare en France pour les créateurs, les développeurs, les repreneurs, les self entrepreneurs, les cédants, les innovateurs, les financeurs, etc ...ze place to be !!! 


Vidéo avec Agnès Bricard, à l'occasion d'une table ronde - Le financement avec les Experts Comptables, 

par Sandrine Audrin (TLM), le 15/06/2011, Salon des Entrepreneurs Lyon Rhône-Alpes 2011 
http://www.salondesentrepreneurs.com/v2/video.php?id_video=195 

Vidéo avec Agnès Bricard, à l'occasion d'une conférence - Les règles d'or pour créer son entreprise et passer le cap critique des trois premières années. 
par Arnaud LE GAL (Rédacteur en Chef, Les Echos), le 15/06/2011, Salon des Entrepreneurs Lyon Rhône-Alpes 2011 
http://www.salondesentrepreneurs.com/v2/video.php?id_video=207 


Vidéo avec Gérôme Gauriau 
Vice président de l'Ordre des Experts Comptable des Pays de la Loire 
par Valérie Talmon (Les Echos Entrepreneurs), le 17/11/2010, Salon des Entrepreneurs Nantes Grand-Ouest 2010 
http://www.salondesentrepreneurs.com/v2/video.php?id_video=91 

Vidéo avec Françoise Berthon 
Ordre des Experts Comptables Paris Ile de France 
par Célia Pénavaire (Les Echos), le 02/02/2011, Salon des Entrepreneurs Paris 2011 
http://www.salondesentrepreneurs.com/v2/video.php?id_video=14 

Le clip de l'Ordre des experts-comptables franciliens pour le congrès 2012

19/10/2011

La Tribune Women’s Awards 2011 : cliquez pour Agnès Bricard, Prdte de l’Ordre des Experts-comptables

16/10/2011

Les 160 partenaires de la profession comptable au congrès 2011

  • 2SI - COMPTALIA
  • ACD GROUPE - AZUR CONCEPTION
  • ACD GROUPE - CADOR-DORAC
  • AD CONSULTEM
  • ADEC COOP
  • ADEC SOCIAL
  • ADEQUATION WEB
  • ADP MICROMEGAS
  • AECS - LA BOUTIQUE
  • AG2R LA MONDIALE
  • AGEFOS PME
  • AGIPI
  • AGIRIS
  • ALLIANZ FINANCECONSEIL
  • AMC S.A.
  • AMELKIS
  • ANCV - AGENCE NATIONALE POUR LES CHEQUES VACANCES
  • ANECS & CJEC
  • APROCOM
  • ARAPL PACAC
  • ASP
  • AUDECIA
  • AVENTEK
  • BANQUE DELUBAC & CIE
  • BANQUE POPULAIRE
  • BIBLIOTIQUE
  • BITTLE
  • BNP PARIBAS
  • C.E.D.I.P UNIVERSITE PARIS 13
  • CABEX on line
  • CASEWARE France
  • CASEWARE- IDEA
  • CAVEC
  • CCEF - Compagnie des Conseils et Experts Financiers
  • CEGID GROUP
  • CFPC - Centre de Formation de la Profession Comptable
  • CIC
  • CIEL
  • CLOUD EXPERTS
  • CNAM/INTEC
  • CNCC - Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
  • CONFERENCE DES ARAPL
  • COVEA RISKS
  • CREDIT MUTUEL
  • CSOEC - Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables
  • DDPI
  • DGFiP
  • DIPAC
  • DIVALTO
  • DPii-TELECOM
  • EBP INFORMATIQUE
  • ECF - EXPERTS-COMPTABLES ET COMMISSAIRES AUX COMPTES DE France
  • EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE
  • EDITIONS LEGISLATIVES
  • EFFICIAL
  • e-FOLIA
  • EIC
  • ENOES
  • ESPACE INNOVATION
  • ESSENTIALIS
  • EUREKA
  • EUROMED MANAGEMENT
  • EXPERT & FINANCE
  • EXPERT INFOS - GROUPE LES ECHOS
  • EXPERTS-COMPTABLES SANS FRONTIERES
  • FACTORIELLES - ESPACE INNOVATION
  • FCGA - ORGANISMES AGREES
  • FCGAA - ORGANISMES AGREES
  • FIDEF
  • FINANCE CONSEIL
  • FRANCE DEFI
  • GAN ASSURANCES
  • GE CAPITAL
  • GENERALI
  • GOOGLE France
  • GoWizYou
  • GRANDE ARMEE CONSEIL
  • GROUPAMA SA
  • GROUPE APICIL
  • GROUPE MORNAY
  • GROUPE REVUE FIDUCIAIRE
  • GROUPE SOFRACO
  • GSC
  • HARMONIE MUTUELLES
  • HARVEST
  • HAYS
  • HSM France
  • IBIZA SOFTWARE - CLOUD EXPERTS
  • IFEC
  • INFODOC-EXPERTS
  • INFOGREFFE
  • INFORCE SA
  • INPI - Institut National de la Propriété Industrielle
  • INTERFIMO
  • JEDECLARE.COM
  • JURIFISC
  • KNOWINGS
  • LCL
  • LE CONSERVATEUR
  • LES 2 RIVES
  • LES COMPAGNONS DU DEVOIR ET DU TOUR DE France
  • LEXISNEXIS
  • LIGNEXPERT
  • LINKOFFICE
  • MAISON CHAPOUTIER
  • MALAKOFF MEDERIC
  • MEMAUDIT SOCIAL
  • NAVITAS EXTERNALISATION COMPTABLE
  • NEOVIA RETRAITE
  • NETAUDIT
  • NET-ENTREPRISES.FR
  • NETEXCOM GROUPE INFORMATIQUE SAM
  • NOVAXEL
  • OCIRP
  • OFSE
  • ONWARD - GENERATION CONSEIL
  • ORDIMEGA
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES GUADELOUPE
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES GUYANE
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES LA REUNION
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES MARTINIQUE
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES REGION MARSEILLE PACAC
  • ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES REGION PARIS ILE-DE-France
  • OSEO
  • PLUSTEK-STORE ARCHIBALD INTERNATIONAL
  • PRESSE LEGALE PACA - LES NOUVELLES PUBLICATIONS
  • PRESSE LEGALE RHONE-ALPES - LE TOUT LYON
  • PRO BTP
  • PROJEXIUM
  • RCA - ESPACE INNOVATION
  • REUNICA
  • REVISAUDIT
  • REVOR
  • RICOH France
  • RIVALIS
  • RSI
  • RunMyProcess
  • SADJ
  • SAGE
  • SAGEMCOM
  • SCRIPTURA
  • SILAEXPËRT
  • SOCIETE GENERALE
  • SOGEDEV
  • SOGESCOT
  • SOPHIASSUR
  • SPEEDINFO
  • SUBVENTIUM GSM CONSULTING
  • SWISS LIFE
  • SYNDICAT E.C.I.
  • SYNERGA
  • TDA INTERNATIONAL - CLOUD EXPERTS
  • TERFACE-UNIBIND France
  • UNASA - ORGANISMES AGREES
  • URSSAF - ACOSS
  • VALEXPRIM
  • VALPOLIS
  • VANEXPERT
  • VERSPIEREN
  • VIAREPORT
  • VRANKEN - POMMERY MONOPOLE
  • W FINANCE CONSEIL
  • W FINANCE PARTNER
  • WEXPERANDYOU
  • WOLTERS KLUWER FRANCE
  • XEONYS
  • YOOZ

Un remake de la partie de cartes au congrès de Marseille

+ 100 technologies à suivre...


  1. 3D portative
  2. Agenda partagé
  3. Alimentation électrique sans fil
  4. Android
  5. Application iphone [ex outil reporting pour clients du cabinet]
  6. Applications Acrobat (utilisations avancées notamment pour formulaires)
  7. Applications pour mobiles
  8. Applications Saas
  9. Avatars d'accueil pour orienter les clients sur un site internet
  10. Blog du cabinet
  11. Blue ray
  12. Bureau virtuel
  13. Caméra Wifi de surveillance
  14. Carnet d'adresses partagé
  15. Cartes 3G
  16. Cartographie / mapping de l'information
  17. Chat
  18. Claviers virtuels
  19. Coffre fort électronique
  20. Création de communauté d'utilisateur autour du cabinet [community management]
  21. CRM
  22. Crowdsourcing
  23. Data center
  24. Dématérialisation des pièces comptables
  25. Dématérialisation du dossier de travail
  26. Doubles écrans
  27. Ebook
  28. Echanges de données informatiques
  29. Ecrans 3D
  30. Ecrans publicitaires pour les salles d'attente des cabinets [wait marketing ]
  31. Ecrans tactiles
  32. EDI
  33. E-fax
  34. E-learning pour former ses collaborateurs
  35. E-reputation
  36. Erp small Business
  37. Exploitation des données des banques
  38. Flash code
  39. Forums
  40. Géo information
  41. Géo localisation
  42. Google Apps
  43. Green tech
  44. Imprimante 3D
  45. Internet des objets
  46. Intranet
  47. Ipad
  48. Logiciel de mindmapping pour prendre des notes ou faire des rapports
  49. Logiciel pour s'assurer de la présence d'un collaborateur ou d'un client
  50. Logiciels libres [type open office]
  51. Lunettes 3D
  52. M commerce
  53. Marketing on demand [social marketing]
  54. Marketing viral du cabinet
  55. Médias de partage de vidéos, de documents, etc
  56. Mémoire flash
  57. Messagerie instantanée
  58. Messagerie instantanée multi-interlocuteurs
  59. Micro bloging [ex : twitter]
  60. Mini-tablette numérique ou mini pc ou netbook ou booklet
  61. Mini caméra HD en vue de présenter sous forme de vidéo les comptes du client (et pourquoi pas avec une webcam HD)
  62. Objets intelligents communicants
  63. Outils collaboratifs
  64. Outils de coordination [gestion de projet / workflow]
  65. Outils de mobilité
  66. Outils de prise en main d'ordinateur à distance
  67. Outils de Veille sémantique
  68. Outils de veille sur internet
  69. Papier électronique
  70. Pico projecteurs [Mini barco pour présentation ppt à un client]
  71. Plate forme projet pour faire travailler plusieurs prestataires sur le même client
  72. Podcast [pour s'informer ou se former sur un sujet]
  73. Projecteur interactif
  74. Réalité augmentée
  75. Recherche approfondie sur internet [techniques approfondies]
  76. Reconnaissance biométrique pour sécuriser accès locaux ou ordinateur
  77. Reconnaissance vocale
  78. Réseau privé virtuel [VPN] intégré
  79. Réseaux sociaux
  80. RFID
  81. Robotique
  82. Scanner
  83. Serious game pour former ses collaborateurs
  84. Serveurs externes
  85. Serveurs privés à clé USB
  86. Services financiers en ligne
  87. Signature électronique
  88. Site internet interactif
  89. Skype (et en option la version skype hd)
  90. Smartphone
  91. Social Computing
  92. Souris sans fil à reconnaissance de geste
  93. Stockage online
  94. Stylo électronique [reconnaissance optique]
  95. Systèmes d'information externalisés sur des plate formes libres [type FB]
  96. Tablet pc
  97. Tablettes multimedia [ipad, produit hp, etc]
  98. Télé présence
  99. Traduction automatique
  100. Univers virtuel [ex: second life]
  101. Vidéo conférence avec clients ou collaborateurs
  102. Voiture connectée [pour les travailleurs et EC mobiles]
  103. Voix sur IP
  104. Web 3.0 / 4.0 / 5.0
  105. Web mobile
  106. Webconférence : partage d'applications, de documents, chat, messagerie instantanée, tableau blanc virtuel.
  107. Wiki
  108. XBRL

Storytelling "futuriste" about experts-comptables

PX105068.jpgLE SCRIBE SUMMER

L'acte d'écrire était devenu rare. Songez-y ! Apposer la pointe d'un stylet sur un matériau de conscience devenait aussi irréversible qu'au temps des scribes.

N'avaient-ils pas inventé la comptabilité qui traverse le temps : des boulettes d'argiles à casser contre un rocher pour découvrir le contrat passé entre deux bergers sur le nombre de tête de bétail. 4000 ans plus tard, alors que tout le monde était connecté dans une “Be-sphère de fluide de connaissance permanente“, beaucoup avaient oublié comment écrire et parler même leur langue. Beaucoup ne savaient plus répondre aux QCM d'impôts ou même de “déclaration d'envie de vie“. Alors les CSOE étaient là pour transcrire, décrire, pré - s - crire, encrire, ancrire, sus- crire et même s'écrier. Toutes ces formes d'expression étaient micropayantes. Parfois certains sentiments s'exprimaient à travers l'offre Cyrano à la base de nombreuses idylles fructueuses.

Ces menus actes composaient un véritable flot de nouveaux média : à une époque où personne ne s'engageait plus, ils témoignaient d'une véritable existence de désir et d'acte : mélange de la tradition orale grecque et de la comptabilité des années 80 (déïfiée parce qu'inscrite en caractère fluorescents).

La plus grande invention après les chiffres et les lettres fût l'unité de sens CSOE. Seule capable de contenir le passé - le présent et le futur en son seing. Seule écriture vivante capable de progrès et de changer l'ordre des choses.

 

POINTILLISTE

Gwen est peintre en portrait d'entrepreneur. Avec son pinceau elle dresse les contours de la personnalité de chacune de ses “Activités-clientes“. C'est elle et elle seule qui dans son secteur géo est apte à trouver l'âme idéale pour diriger LES SOCIETES. C'est un peu comme si un agent immobilier s'était mis en quête de l'habitant idéal.

Une petite touche de rouge pour du Colérique-Sanguin, un peu de glam en violet, du sens de l'image, et du sens de la mesure pour ce petit patron de PME en Carte Postale 4 dimensions au Yémen. Une fois le portrait réalisé, il peut coller ou ne pas coller avec une personne existante. Alors, il ne lui reste qu'à demander à Milton, le “trouveur-dénicheur de “Patron-à-ta-taille“, un entrepreneur capable de faire fructifier cette petite entreprise.

De toute façon, elle faisait déjà un peu DRH pour les petites entreprises quand elle était jeune il y a vingt ans.

Ce dont-elle était fière : elle avait réussi à intervertir les rôles aujourd'hui dans cette masse d'activités imaginées : c'est elle qui choisissait l'âme idéale. D'ailleurs n'avait-elle pas prêté serment d'aimer toutes ses créations ?

 

LITTLE BUSINESS SUNSHINE

Emilie roule tranquillement à vive allure en conduite énergétique - son Mobile home se déplaçant au gré des réalités comptables ses clients. Dans la grande ville comme à la campagne, elle déploie son stand de services en abaissant la grande vitrine.

Dès qu'elle ouvre son camion, les clients se précipitent pour lui demander des comptes....

Elle avait baptisé son business LA BARAQUE A FRIC. Dans son camion, ça sentait bon l'huile de coude et le calcul mental, mais le mieux c'est les discussions entre clients au comptoir. Quel club ! Ce n'était pas gagné car à l'époque ou elle avait décidé de faire ce métier, l'argent était tabou dans ce pays ! Pourtant elle avait décidé d'en faire son métier, d'être disponible et de le montrer de surcroît en plein milieu de la place de la mairie !


SPEED COMPTA

La vente flash se termine dans 4s, et Olivie rachète in extremis une entreprise pour 70K €, avec le pack Start-to-Go de CSOEC elle pourra redémarrer l'activité dans les 3 heures, le temps que s'implémente le “Grand Greffe“. Elle choisit sur Catalogue un OEC près de chez elle - il a une bonne bouille et il a l'air méticuleux, et son nom a fait le reste Jack Russell.

Son mini CV dit que Jack Russel s'est spécialisé dans les actes courts et rapides. Il a fait fortune dans la convergence des micros intérêts communs. Waouh en plus il a une grosse moto et se déplace !

Ca y est, elle raccorde ses antennes à la grande Matrice. Les flU-RSS arrivent déjà chez Jack Russell, le flot de données comptables immédiates est forcément exact puisqu'il n'y a plus d'écart entre la réalité bancaire et la vie de l'entreprise comptable. Dans chacun des actes bancaires, une sous couche d'information ADNC cryptée était présente et chaque acte se range dans la bonne case comptable. On agit et on rentre immédiatement dans le flot-comptable-réel car la banque – comme d’autres métiers - a fusionné avec le CSOEC.


AMBIVALUE

En 1723, il n'y a pas un seul secrétaire particulier Trésorier-Personnel qui ne soit du sexe masculin. En 2063, il ne reste que 453 experts comptables mâles AU MONDE. Les femmes se sont pleinement emparé de cette poly-profession, sans doute en raison du caractère poly-valent et poly sensoriel du métier. Pouvoir penser deux réalités distinctes TANGIBLE ET INTANGIBLE au même moment, mêler le caractère humain et l'abstrait des chiffres, posséder le don d'ubiquité, être pragmatique dans le futur et rêveur du temps présent. Savoir utiliser les mêmes outils pour une grande entreprise et un seul homme Tout seul, avoir la vision de l'organisationnel du complexe et aussi du singulier particulier. LES OEC sont devenus une sorte de secte mi-religieuse mi-mathématique, les Enhanceurs, Les Embedded et les Emporewed étaient leur 3 familles de pensée. Ces 3 familles étaient réunies au congrès international des Jardiniers de L'intangible. Le grand collège pour répondre à une question philosophique formulée en ces termes : Nous leurs avons appris à compter, nous leurs avons appris à investir et à dépenser, nous leur avons appris à exister et à respirer, et à être comptable de tout cela. Nous leur avons appris prospérer. Mais comment nous sommes-nous fait payer de chacun de ces actes ? En étaient-ils conscients ? Et qu'avons nous pris au passage ? Comment avons-nous pu oublier de prendre des Fees sur la réalité ?


LA BOUTIQUE DE L’INTANGIBLE

Marc EC de son état, s'occupait de faire pousser ses jeunes pousses dans la pépinière des bonnes affaires. Il s'occupait aussi soigneusement de vieilles activités juteuses qui s'essoufflaient dans le terreau du marché local. Sophie elle, s'occupait de l'organisation complexe d'une Grande Firme. Contrairement à Marc elle n'avait qu'un seul Grand Compte. La différence entre Marc et Sophie c'était une grandeur scalaire : lui était un modeste jardinier de l'intangible et elle une chirurgienne des actifs incorporels. Avec elle ça taillait vif dans la chair. Leur couple battait un peu de l'aile : toute cette gymnastique entre les potentiels personnels et la mécanique des fluides de l'entreprise, les plongeaient parfois dans un profond désaccord entre eux. Alors, ils ont décidé de se mettre au vert et de se prendre un petit commerce. Avec “Pignon sur rue et une grande vitrine“ avait dit Sophie. La boutique de l'intangible était née. C'était un bel endroit, ouvert sur le monde, un cabinet-cantine avec un espace grand compte war room et un coin cosi pour les invité solo. Dans un coin du salon, tout près des caisses enregistreuses il y avait un joli présentoir de prêt-à-compta. Tout droit devant le chaland était obligé de remarquer le PartnerBook, un mur de visages qui représentait les partenaires idéals du client. Le chaland suivait Sophie, émerveillé de voir sur les murs et dans les étagères tous ces produits d'expertises en tout genres. Sophie s'enfonçait dans le néo-cabinet un large couloir distribuait sept pièces. Sept Bureau. Sophie et son Chaland rentrèrent dans l'un deux.

Quelques ressources 2.0 sur la profession comptable

logo ordre.jpgLa fanpage sur Facebook du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

https://www.facebook.com/CSOEC

 

La fanpage sur Facebook du Congrès de l’Ordre des experts comptables

https://www.facebook.com/pages/Congr%C3%A8s-de-lOrdre-des...

 

Le fil twitter du Community manager du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

http://twitter.com/#!/rduringer

 

Le Blog Canal EC

http://canalec.blogspirit.com/

 

Un mapping des contenus relatifs à la profession comptable

http://www.pearltrees.com/canalexpertcomptable

 

Une chaîne TV pour retrouver les vidéos relatives à la profession comptable

http://www.youtube.com/CanalEC

 

Un groupe Viadeo (officiel) Experts-comptables

http://www.viadeo.com/groups/?containerId=00220laswfk9e1ge

 

Un groupe Linkedin (officiel) Experts-comptables

http://www.linkedin.com/groups?home=&gid=3950498&...

 

15/10/2011

MESSAGE DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE aux experts-comptables

DSC00476.JPGMessage à l'occasion du 66e Congrès de l'ordre des experts-comptables

Lu par M. René RICOL 
Commissaire général à l'investissement

Vendredi 14 octobre 2011


A l'occasion du 66e Congrès de l'ordre des experts comptables qui se réunit aujourd'hui à Marseille, je tiens à rendre hommage à votre profession qui accompagne au quotidien les entreprises françaises dans leur développement.

Je n'oublie pas qu'en 1994 lorsque j'étais ministre du Budget, j'avais clôturé votre Congrès à l'époque où mon ami René Ricol était votre Président.

Chaque jour, les experts-comptables accompagnent 2 millions d'entreprises françaises, et en premier lieu les PME et les TPE, dans toutes les opérations liées à la vie de l'entreprise.

Ces entreprises sont le fer de lance de la croissance et du développement de l'emploi.

Depuis 2007, le gouvernement conduit une politique de réforme pour renforcer la compétitivité de nos entreprises afin qu'elles puissent faire face aux défis de la mondialisation.

Les experts comptables ont été au rendez-vous des grandes réformes de ce quinquennat, en jouant un rôle irremplaçable de pédagogie auprès des TPE et des PME.

Je pense en particulier à l'exonération des heures supplémentaires et à la suppression de la taxe professionnelle et je veux remercier les experts comptables des moyens qu'ils ont mobilisés pour accompagner ces réformes.

Je vous demande également de vous mobiliser pour faire connaître les dispositifs de soutien au financement des PME mis en place par le gouvernement. Ils sont nombreux : garanties Oséo, ISF-PME, médiation du crédit, crédit d'impôt recherche, pour ne citer que les plus emblématiques.

Les experts-comptables sont également des relais précieux des politiques de l'emploi afin de faire connaître auprès des entreprises les dispositifs de soutien public. Je suis particulièrement attaché au rôle que vous jouez dans la promotion de l'apprentissage qui constitue une priorité du gouvernement en faveur de l'emploi des jeunes.

Alors que notre pays a traversé la crise économique la plus grave depuis 60 ans, les experts-comptables se sont mobilisés en faveur du financement des PME et des TPE. Vous avez immédiatement été les relais de la médiation du crédit mise en place en 2008 pour faire face à la crise financière. Je salue l'initiative prise par l'ordre des experts comptables visant à conclure des accords avec des réseaux bancaires pour accompagner les TPE dans leurs demandes de crédits inférieurs à 25.000 €. Cette proposition illustre parfaitement l'esprit d'initiative dont font preuve les experts-comptables au service des entreprises.

Je compte également sur les experts-comptables pour proposer aux pouvoirs publics des dispositifs de simplification de la vie des entreprises et je sais que votre contribution a été essentielle aux travaux de la mission que j'ai confiée sur ce sujet à M. Jean-Luc Warsmann.

L'Etat a su marquer la confiance qu'il accorde à votre profession. La loi de finances rectificative pour 2010 a ainsi introduit le dispositif du « tiers de confiance », qui sera mis en place avec la direction générale des finances publiques. Il permet aux experts comptables de recevoir les pièces justificatives des contribuables qui sollicitent le bénéfice de réductions ou de crédits d'impôts. Voilà un parfait exemple de partenariat gagnant/gagnant.

J'ai également souhaité que l'exercice de la profession d'expert comptable puisse être modernisé. Depuis des années, vous souhaitiez que les experts-comptables puissent investir dans des structures communes avec les avocats pour offrir aux entreprises une palette complète de services. La loi du 28 mars 2011 a autorisé des regroupements qui permettront, dans le respect des règles déontologiques applicables aux différentes professions, de faciliter la vie des entreprises et d'offrir de nouvelles perspectives aux professionnels du chiffre et du droit.

Toutes ces actions rejoignent bien entendu l'intérêt général et le rôle que vous jouez auprès des pouvoirs publics et des entreprises est plus que jamais essentiel pour répondre aux grands défis de l'économie française.

14/10/2011

BUZZ congrès 2011 / Jeudi 13 octobre 2011 - 4600 congressistes, record historique

LES EXPERTS-COMPTABLES PREOCCUPES PAR LE FINANCEMENT DES PETITES ENTREPRISES

Pecresse avant show good.JPGLe financement des petites et surtout des très petites entreprises (TPE), victimes potentielles d'un resserrement du crédit en cas de crise, est au centre des préoccupations de l'Ordre des experts-comptables, dont le 66ème congrès annuel s'est ouvert jeudi.

"Nous sommes pour l'économie réelle. Les préoccupations de ces TPE, nous les faisons nôtres, qu'il s'agisse de leur faciliter l'accès à un financement pour leur développement, de défendre et de proposer toutes mesures de simplification qui facilitent la vie des entreprises", a lancé la présidente du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables (CSOEC) Agnès Bricard.

Un engagement salué par la ministre du Budget Valérie Pécresse: "apporter des réponses pragmatiques aux difficultés que rencontrent nos entrepreneurs" fait, depuis toujours, l'identité et la force de votre Ordre".

Ce congrès, qui durera trois jours, a attiré une affluence record de plus de 4.600 professionnels. Les participants y découvriront les innovations, produits et services mis en place depuis le début de l'année, pour répondre aux besoins de leurs clients TPE/PME et créer une "dynamique de croissance".

Les petites entreprises sont plus de 2,2 millions en France et emploient près de 20% de l'ensemble des salariés du pays.

"Elle constituent la richesse de notre tissu économique" et sont "le fer de lance emblématique de la vraie création de richesse et d'emplois", a insisté Mme Bricard.

Depuis sa prise de fonction en mars, Agnès Bricard a déjà signé une série d'accords avec des groupes bancaires pour faciliter l'accès des TPE/PME au crédit. Le congrès devrait aussi valider 10 propositions très concrètes pour orienter le législateur dans ses efforts en faveur de ces entreprises.

Le CSOEC compte également obtenir rapidement plus de transparence sur les critères d'attribution des crédits, une réduction significative des délais de réponse et l'obligation de motivation en cas de refus.

Mme Pécresse a de son côté insisté sur la nécessité de poursuivre la modernisation de la profession. Cette modernisation passe par de "nouvelles formes juridiques dexercice" et "se traduira aussi par le rôle de +tiers de confiance+ que les expert-comptables pourront jouer à compter de la prochaine campagne de déclaration de l'impôt sur le revenu".

De son côté, la présidente de l'ordre compte profiter de ce congrès pour promouvoir deux thèmes qui lui sont particulièrement chers: la promotion des femmes et l'ouverture de l'organisation professionnelle aux 19.000 diplômés en expertise comptable travaillant en entreprise.

La profession compte actuellement un peu plus de 10.000 cabinets et 20.000 expert-comptables, pour un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros.

________________________________________

Source : AFP

10/10/2011

Sources d’information sur le congrès 2011 de l’Ordre des Experts-comptables

Vidéo du pitch d’Agnès Bricard, Présidente de l’Ordre des experts-comptables à La Rochelle, début septembre 2011

http://www.youtube.com/watch?v=I-wGVE5R_KQ

 

Pitch vidéo du team du congrès

http://www.youtube.com/watch?v=cqhZ33ufjfE

 

Le site mobile du congrès (smartphone, iphone, ipad, etc)

http://www.66congres.com/ 

 

Le site internet du congrès

http://www.experts-comptables.fr/66

 

Liste des partenaires

http://www.apar.fr/site_internet/pages_independantes/66e_...

 

Découvrez le plan d’ensemble du 66e Congrès, visualisez les accès, Métro, parking, congrès…

http://www.dparchi.com/salons/66eCOEC/66eCOEC_Plan_Genera...

HALL 1 - Cité de la Profession et Cité du Conseil

http://www.dparchi.com/salons/66eCOEC/66eCOEC_Hall_1.pdf

 

HALL 2 - Cité des Technologies et de l'Information

http://www.dparchi.com/salons/66eCOEC/66eCOEC_Hall_2.pdf

 

Le fil twitter de l’Ordre des experts-comptables

http://twitter.com/#!/rduringer

(si vous faites des tweets n’oubliez pas faire un hashtag #congres2011)

 

Le mur facebook du congrès sur Facebook pour consulter photos, infographies, vidéos, etc

https://www.facebook.com/pages/Congr%C3%A8s-de-lOrdre-des...

 

Pour bénéficier d’alertes pendant le congrès utilisez Bibliovigie (application à télécharger)

http://www.bibliovigie.com

 

Pour accéder aux photos tweetées par l’Ordre

http://twitpic.com/photos/RDURINGER

 

Le groupe congrès 2011 du réseau social Pacioli

http://www.pacioli.fr/groupe/66-me-congr-s-des-experts-co...

 

What else ?

Profession comptable 2020, un grand projet prospectif 2011/2012

Depuis quelque temps, la profession vit des bouleversements que l’on peut qualifier de structurels. Pour pouvoir évaluer l’exacte mesure de ces changements l’Ordre a lancé Profession Comptable 2020 dans la foulée du congrès 2010 de Strasbourg Cap 2020.

Profession comptable 2020 c’est une  réflexion prospective autour de trois thèmes :

- l’exercice professionnel, sous l’égide de Jacques POTDEVIN, past président de la FEE et membre du board de l’IFAC,

- les Institutions professionnelles, sous l’égide de William NAHUM, président de l’Académie,

- l’organisation des cabinets, sous l’égide de Boris SAUVAGE, président du Club des Jeunes Experts-Comptables.

 

http://www.profession-comptable-2020.fr

08/10/2011

Prospective métier : évolution du métier d’expert-comptable, d’ici à 2015

Quelles leçons tirer de dix ans de prospective ?

La réflexion prospective au sein du secteur existe depuis 20 ans et le congrès de Saint-Malo de 1987. Gilles Ourvoie, PMI Factory [http://pmifactory.com/ ], a piloté en 1997 l’étude réalisée pour le congrès du Cinquantenaire[1] portant sur l’avenir de la profession à horizon 2007. Il tire aujourd’hui pour nous quelques leçons de l’intérêt et des limites d’un tel exercice sur une période longue : on en évoquera trois, l’objectif n’étant pas ici d’être exhaustif. Son analyse, qui ne peut pas refléter une vision de l’institution, est destinée à nourrir la prospective professionnelle.

Source : Carnet de tendances, Congrès de l'Ordre des Experts comptables, Lille 2007

http://caribou.nexen.net/Sites/62/pages/8Supports/docs/Ca...

La première leçon que l’on peut tirer porte sur la difficulté pour la prospective d’anticiper sur les trajectoires réelles de changements, leur forme et leur vitesse. Un secteur économique ne change pas de manière linéaire, de nombreux paramètres externes et internes interagissent. Pour ce qui concerne les experts-comptables, une soixantaine avaient été listés en 1997, pour la plupart encore d’actualité. Ce sont ces différentes interactions qui construisent globalement le changement. Les évolutions se développent de manière partiellement autonome avant de se rejoindre dans des phénomènes économiques, sociaux, culturels de plus grande ampleur. La compréhension globale de ces transformations n’est pas immédiate. Il y a là un enjeu majeur pour la prospective, qui doit repérer des tendances, des ruptures, des signaux faibles, et en déceler le potentiel de cohérence avec d’autres tendances. Sur cette base se pose la question plus délicate de la trajectoire possible de développement : quelle peut-être la vitesse de propagation d’un phénomène ? Quels facteurs d’accélération ou quelles contraintes vont peser sur cette trajectoire ?

Pour simplifier, on peut s’appuyer sur une représentation générale des trajectoires de changement. Du fait des jeux d’interdépendances multiples, et d’effets de réseaux, elles prennent plutôt la forme suivante :

 

Etape 1

Etape 2

Etape 3

Etape 4

Etape 5

Mécanisme général de propagation

Impact marginal auprès de quelques acteurs isolés

Peu de réaction collective

Le phénomène commence à acquérir une signification collective – il n’y a pas de réaction collective du fait de la tendance à sous-estimer l’ampleur de l’ajustement

Un point d’inflexion est atteint – avec la prise de conscience d’une irréversibilité du mouvement. La réaction collective s’organise

 

Des ajustements rapides se mettent en place – une dynamique vertueuse se créée

 

D’autres problèmes surgissent – d’autres ajustements sont nécessaires

L’innovation

De nouveaux débouchés sont signalés, des innovations ponctuelles portées par des cabinets ayant un degré de spécialité/d’exposition fort à certaines caractéristiques métiers

L’intérêt pour ces innovations se communiquent au sein de la profession – des solutions plus « industrielles » apparaissent

Des services mutualisés au sein de la profession sont mis en place – des questions se posent sur les conséquences en matière de formation, de réglementation,…

La mise en œuvre des nouvelles approches est diffusée rapidement – le sentiment d’urgence est partagé, l’irréversibilité acquise

De nouvelles difficultés émergent, qui demandent des ajustements nouveaux

L’apport possible de la prospective

Détection des facteurs de rupture, des tendances

Analyse des impacts possibles [vitesse, effets induits…]

Solutions d’accompagnement et d’industrialisation

Identification des limites de l’exercice – solutions

Etape 1 [pour cycle de réflexion suivant]

La convergence des industries et des usages du téléphone, de l’informatique et de l’audio-visuel illustre cette mécanique : anticipée dès la fin des années 80, elle n’est véritablement passée dans les usages que depuis quelques années, avec des conséquences directes en termes de destruction économique et de création de valeur.

Cette courbe générale est influencée par des éléments de conjoncture mais aussi par des caractéristiques institutionnelles et culturelles qui distinguent les pays. Ainsi, la vitesse de propagation des idées et des innovations est-elle différente selon les environnements. En France, la propagation de l’innovation semble se heurter à une inertie plus grande que dans les pays anglo-saxons, compensée en partie par une accélération plus forte dans la phase suivante : ainsi de la mise en œuvre du plan téléphonie numérique, de l’énergie nucléaire, et plus récemment de l’utilisation de l’Internet haut débit.

Pour les experts-comptables, l’environnement professionnel a profondément changé dans ses composantes, au-delà de ce qu’imaginaient en 1997 les tenants de scenarii de « continuité ». On mentionnera pour rappel :

  • le développement de l’informatisation des TPE au niveau et plus des grandes entreprises ;
  • l’accès universel à l’information via Internet avec une capacité de traitement de l’information largement supérieure aux besoins de l’activité humaine traditionnelle ;
  • l’approfondissement de la mondialisation au niveau de la très petite entreprise associé à une redéfinition de la notion de zone de chalandise et des concepts même de clients [« crowd-sourced intelligence », « customer co-creation »…] ;
  • la demande sociale accrue de transparence et d’éthique traduite en nouvelles normes mondialisées [IFRS, SOX, LSF…] et l’extension des normes à d’autres sphères de l’activité marchande [environnement,…]

Pour autant, ces composantes séparées visent des paliers supérieurs de convergence et de cohérence comme le développement mondial de l’économie de marché et de ses outils ou la demande sociale universelle en matière de justice, d’éthique et de transparence. Ce sont ces lames de fonds qui convergent massivement sous nos yeux, et font de la période historique actuelle une révolution et une fierté [mais aussi une difficulté] pour des milliards d’individus à travers la planète.

Une période se termine, une autre commence en effet, sans doute très différente. La décennie qui s’achève a vu effectivement le scénario de Mutation progressive de la profession dominer. Il n’y a pas eu de modification drastique du secteur, pas de déréglementation de l’activité, pas de fragmentation dela profession. En somme, pas de scénario de « déchirure », mais pas de reconquête non plus.

Face aux changements externes, les cabinets ont à leur disposition différentes variables d’ajustements : nous en avions identifié une trentaine - couvrant les aspects de relations clients, d’organisation et de productivité, de compétences et d’organisation de la profession.

En dépit des changements importants de l’environnement des experts-comptables mentionnés plus haut, l’impression première que l’on peut avoir avec dix ans de recul est celle d’une [trop] grande stabilité des pratiques professionnelles : les questions soulevées il y a dix ans [développement des activités « non-core », formation, ouverture à l’international, approfondissement de l’intégration européenne, développement de l’usage de l’informatique, risque de déréglementation,…] sont pour nombre d’entre elles encore d’actualité.

Un phénomène joue dans cette impression illusoire de stabilité, qui résulte de l’exercice de prospective lui-même d’anticipation, d’acculturation au changement : l’assemblage opérationnel de toutes les briques de changement peut être beaucoup plus lent qu’un simple meccano intellectuel. On peut interpréter la stabilité comme une phase préliminaire d’un changement à venir.

Cet argument peut jouer, mais sa portée est théorique. Il est clair en effet qu’il n’y a pas eu de crise du secteur. Les activités comptables ne se sont pas effondrées vers la quasi-gratuité, la fragmentation du secteur est restée forte, les profils employés n’ont pas considérablement variés. L’ajustement ne s’est pas traduit massivement par une concurrence sauvage sur les prix, poussant la profession encore plus vite vers un environnement déréglementé. L’ajustement de la profession s’est traduit en réalité à un niveau moins visible, moins dramatique aussi, dans les pratiques quotidiennes.

C’est là aussi qu’il faut rechercher la nature des vrais enjeux et les opportunités/risques pour le futur :

  • La taille moyenne des missions baisse, en particulier en Région parisienne qui peut servir d’indicateur avancé [respectivement -10% à 3,4 K€ entre 2003 et 2005 et -16% à 4,9 K€[2]]. L’apport de nouvelles missions, comme la paie et les travaux annexes [11% du CA] n’est pas suffisant pour endiguer la baisse du chiffre.
  • La taille des clients baisse : entre 2003 et 2005 les TPE [0-9 salariés] représentent 83 % du CA des cabinets de 1-50 salariés contre 77 %.
    • Face à de tels clients, il est inévitable que des prestations comme le conseil restent faibles [5 % du CA des cabinets]. Les contraintes budgétaires sont telles qu’une offre de prestations ne peut se développer sans s’appuyer sur une spécialisation métier pour trouver sa justification [co-création de valeur].
    • Or la formation, les profils et les ressources nécessaires à ces questions ne sont pas disponibles dans la plupart des cabinets. Les cabinets vieillissent, la formation non technique est quasi-inexistante.
    • En même temps, le schéma d’une « expertise comptable intensive » avec des petits clients est aussi problématique – on peut le comparer à la stratégie du Crédit Agricole face aux petits agriculteurs dans les années 50 et 60. Elle entraîne  tout le secteur vers un schéma à 2 vitesses.
  • Ceci a été pour autant été jusqu’à présent amorti par l’amélioration de la productivité :
    • Le nombre de clients par cabinet et par collaborateur augmente, sauf pour les cabinets de 1 à 2 salariés. Mais ce qui progresse, ce sont les clients de 0 salariés [27 % du CA en 2005 contre 19 % en 2003], ceux qui ne pourront pas payer des missions lourdes.
    • Les cabinets ont des taux d’utilisation supérieur, les associés en particuliers ont augmenté leur taux d’utilisation. Mais les effets de cycle jouent moins du fait des nouveaux débouchés, la question des futurs gains de productivité se pose.
    • On rentre donc potentiellement dans une période de crise lente, avec à la clé la nécessité de solutions plus innovantes que des simples ajustements de l’organisation locale de travail.
  • La question de l’organisation et de la stratégie est minimisée compte tenu de la taille moyenne des cabinets. Les usages des technologies sont loin d’avoir été exploités. On peut avoir en tête que tout ce qui peut être digitalisé sera délocalisé à brève échéance maintenant que les conditions s’assemblent- la question culturelle étant une « non-issue » du fait de la massification des études internationales. En étant pragmatique, comment assurer que des jeunes de pays à bas coûts puissent être formés en France ou dans leur pays à la comptabilité française, pour faciliter l’accès des cabinets aux coûts/compétences adéquats ?

 

Si, comme on l’a vu, la vitesse de changement est difficile à déterminer, l’accélération semble aujourd’hui en cours. Il ne faut pas mésestimer l’ampleur et la variété des formes possibles de ce changement, qui porte à la fois sur la nature des relations clients, sur l’offre de service attendue, sur les compétences professionnelles et humaines, sur les processus de fonctionnement des cabinets, sur les valeurs et les règles internes aux cabinets. La prospective doit être à l’affût de ces différents chantiers possibles.

En même temps, ceci conduit logiquement à relativiser l’importance attribuée spécifiquement à certains paramètres par opposition à d’autres. La question en particulier de la déréglementation de la profession est un exemple d’une telle focalisation. La politique réglementaire étant par ailleurs elle-même la résultante d’autres forces, c’est celles-ci que la réflexion prospective doit aussi éclairer : « notre avenir est drivée essentiellement par l'activité de nos clients et donc il est préférable de s'intéresser à des méta tendances ».

 

La troisième leçon concerne l’efficacité de la réflexion prospective.

De même que l’on ne peut confondre - comme le rappelait René Thom - prévisibilité et compréhension, l’on ne saurait confondre conceptualisation et action.

Les experts-comptables se sont dotés à partir de 1997 d’une véritable structure de réflexion prospective. Via Internet, ces éléments sont aujourd’hui largement accessibles, et le CSOEC s’est engagé résolument dans cette démarche numérique. Pour autant, on l’a repéré dans le tableau plus haut, les points d’attention de la prospective doivent évoluer en fonction du contexte. L’environnement économique global de 2007 a- on l’a dit- changé de façon dominante selon le scénario le plus ambitieux de 1997.

Du point de vue de la réflexion prospective, ces évolutions ont des conséquences importantes que l’on peut simplifier de la manière suivante :

  • les effets de palier décrits plus haut nécessitent pour les experts-comptables d’être vigilant sur la vitesse et l’ampleur des changements possibles. L’on peut être sur un rythme lent de changement pendant 20 ans, puis être confronté à un changement brusque. Cela nécessite un surcroît d'effort pour comprendre ce qui se passe dans l’environnement.
  • le périmètre d’observation des tendances est de plus en plus international. Les facteurs nationaux – comme la réglementation- sont eux-mêmes soumis à des évolutions en partie déterminées ailleurs, qu’il faut saisir.
  • les cycles d’innovation se raccourcissent, avec notamment des cycles d’innovation et de « time-to-market » qui se compriment. Ceci modifie la nature même dela prospective. Uneanalogie est possible avec la planification stratégique dans les grandes entreprises. Depuis près de 10 ans déjà, les grands groupes ont modifié cette planification, soit en supprimant les départements de stratégie, soit en leur donnant un périmètre plus opérationnel [de business development par exemple] ; elles ont aussi développé des approches plus souples comme celle du « concurring strategy » ou de stratégie au fil de l’eau. La prospective peut tirer avantage de ces évolutions : comme la planification stratégique, elle doit se faire au fil de l’eau, avec des boucles d’informations rapides, et un lien plus direct avec des actions concrètes. 

Nous sommes en réalité déjà en train de basculer dans ce que l’on peut appeler une « Prospective Phase 2 ». De nombreux outils d’analyses existent, les modes de compréhension des tendances et des ruptures possibles existent, il faut donc aller un cran plus loin, vers une « prospective d’actions », qui puissent soutenir les cabinets dans des efforts concrets de transformation. Citons ici volontairement quelques pistes un peu iconoclastes :

  • circulation de meilleures pratiques en termes de transformation [élaboration du projet de cabinet, plan d’actions détaillées…], et prix annuel dela Transformationremis lors du Congrès
  • checklists de procédures/de compétences à mettre en œuvre – avec une caractérisation visible pour le client, et définie avec le CSOEC [ex : EC+]
  • mise en œuvre d’une bourse électronique de compétences pour faciliter la démarche de réseaux [pourquoi pas sur le modèle des enchères par click de Microsoft Live ?],
  • programmes internationaux destinés à mettre la profession au niveau des meilleures pratiques mondiales
  • coaching individuel pour les associés…

Les idées ne sont pas, on le constatera, une ressource rare, pour faire du secteur une profession qui bouge dans une société et une économie française qui semble à une bifurcation historique comparable à celle des années 70. Après les Trente Glorieuses et « les Trente Assoupies » s’ouvre aujourd’hui une nouvelle période de changements sociaux, économiques, à laquelle correspondent bien la gouvernance présidentielle actuelle et son parti pris de mise en cause de fonctionnements existants, de « table rase » potentielle, et de recherche d’innovations. Dans ce bouillonnement que l’on pressent, quels seraient les points essentiels pour les experts-comptables ?

 

> Quels principaux leviers pour les 10 ans qui viennent ?

Ex post, la dernière décennie apparaît comme la première phase des évolutions à venir – et nous les connaissons déjà en grande partie :

  • Défragmentation poussée des chaînes de valeur dans toutes les activités humaines significatives, réorganisée de façon systématique autour de ce qui est numérisable, et donc transportable quasi-gratuitement n’importe où dans le monde. Des données numérisables [factures clients ou fournisseurs, documents comptables, corpus réglementaires, flux vidéo,…] impliquent inéluctablement des opportunités de réingénierie des processus. Les experts-comptables ont peu d’activités non numérisables : il faut les valoriser autant que possible, leur donner un sens économique, les développer.
  • Délocalisation de ces composantes d’activités en fonction des critères de coûts, de fiabilité et d’accessibilité. La numérisation permet d’envisager de la « délocalisation ponctuée », pour des éléments de plus en plus rapides et petits de la chaîne de valeur [ex : les vérifications d’accès aux systèmes sécurisés]. Il est aujourd’hui possible aux américains, mais aussi anglais ou australiens d’obtenir un service de book-keeping comptable en temps quasi-réel pour un prix horaire entre 5 et 10 dollars US [à comparer à un taux moyen de facturation de 50 à 65 € pour la France], pour des volumes d’entreprises unipersonnelles. En quelques jours, j’ai démarré une discussion de recrutement en Inde pour un « administrative and accounting manager » parlant français. La mission comptable à 1 000€ ne semble pas inatteignable.
  • Concentration de ces composantes d’activités de manière à les industrialiser autant que possible et en réduire les coûts. Les cabinets d’offshore comptable indiens réunissent déjà des centaines de salariés. Ils vont continuer à accroître les effets de taille, utiliser des logiciels et des technologies de plus en plus variés et sophistiqués, et remonter autant que possible dans la chaine de valeur, pour s’intéresser à l’optimisation fiscale, et à l’outsourcing complet de la fonction finance des petites entreprises. Les autres pays à bas coûts vont les y contraindre [Chine, PECO, …].

Progression des avantages concurrentiels par ceux qui maîtrisent l’essentiel de la chaîne de valeur, ou qu’ils soient. Le rachat à terme de franchises d’experts-comptables, ou la localisation de points d’entrée dans les pays cibles est en cours : les firmes indiennes d’offshore comptables ont déjà leurs « CPA’s » basés dans les différents pays anglo-saxons. Ce phénomène de captation de flux, et de compliance [ L’expression anglaise « to comply with » peut-être traduite comme « être conforme à un certain nombre de données déterminées »1. De façon générale, la notion de « compliance » comprend les stratégies propres à assurer un comportement conforme aux « règles du jeu ». ] va certainement se poursuivre.

Ces évolutions jouent sur les différences institutionnelles, culturelles et économiques des pays dans un contexte général de convergence des pratiques professionnelles et des possibilités technologiques. Ces convergences ne s’opèrent toutefois pas n’importe comment : l’on peut observer que le système anglo-saxon est celui qui sert aujourd’hui de plate-forme de convergence, et ceci bien au-delà de l’influence du modèle des Big Four. En réalité, toute la réflexion économique et stratégique mondiale est aujourd’hui influencée par les pratiques anglo-saxonnes en matière financière, de stratégie d’entreprises, d’organisation, de financement, et ceci puise à la source dans la redoutable efficacité des MBA’s et leur notoriété au niveau international.

La Franceapparaît aujourd’hui en retard sur cette vague de modernisation par rapport à cet environnement de travail anglo-saxon, dont la mécanique est propulsée par le développement de nouveaux pays et de nouvelles offres de services. La maîtrise commune de l’anglais, l’existence de liens intellectuels anciens et des parcours communs de formation des experts permet des niveaux d’échanges dont les entreprises français ne bénéficient que marginalement. Si l’on prend comme exemple le cas de l’outsourcing comptable et financier, le marché français n’est pas considéré par les firmes indiennes ou chinoises comme une cible en tant que telle, et la demande émanant des français est pour l’heure quasi-inexistante.

Pour un prospectiviste, l’hypothèse que cette situation perdure ne saurait être considérée comme prudente pour les raisons suivantes :

  • L’internationalisation des esprits va se poursuivre sur un mode rapide. Des firmes françaises [comme Capgemini s’installant en Inde] contribuent à développer des transferts réciproques de cadres. Il faut parier que des offres de services destinées aux TPE/PME françaises vont se développer.
  • La maturation va aussi se faire côté occidental : une fois les marchés anglo-saxons développés, les prestataires vont s’intéresser aux autres économies occidentales, hispanophones, germanophones, francophones… La question de la langue est une « non-issue » qui peut être réglée rapidement, d’autant plus que les personnes recrutées peuvent avoir un niveau éducatif élevé pour un coût faible.
  • Il sera difficile aux experts-comptables français de ne pas considérer comme tangibles ce que les CPA’s américains, canadiens, ou australiens auront réalisé au cours des années en matière de fiabilisation des procédures d’outsourcing [gestion de la confidentialité, propriété intellectuelle des données, suivi de la qualité…].

Pour autant, cette dynamique générale ne doit pas conduire à considérer que les experts-comptables français ne disposent pas d’atouts à faire jouer dans les années à venir. On peut citer entre autres :

  • L’infrastructure technologique du pays – avec par exemple un taux de connexion haut débit parmi les meilleurs au monde. D’où le fait que le développement des usages complexes des nouvelles technologies de type web2.0 soient intéressants [exemple : conseil à distance via video-conferencing]
  • L’image internationale positive dans des pays de cultures et de religions variées – ce qui multiplie le potentiel d’alliances dans un premier temps des entreprises [grands groupes, puis PME et TPE], et par phénomène de mimétisme pour les prestataires de services.
  • Une organisation professionnelle forte, représentant des points de vue multiples, entré avec volontarisme depuis plusieurs années dans la modernisation du secteur avec des ressources fortes.

Ces tendances peuvent paraître « macros » et éloignées des pratiques des cabinets –en particulier de celles des petits cabinets qui constituent l’essentiel dela profession. Quelquesgrands principes nous semblent répondre à cette complexité générale d’un point de vue pragmatique :

  1. 1.    Se méfier du tempo. Aller le plus vite possible en guise de précaution. Le tempo d’évolution des pratiques professionnelles est d’ores et déjà fixé en dehors de France par des populations nombreuses et éduquées qui accèdent de manière massive au marché mondial des compétences. En France, les nouveaux dirigeants et salariés d’entreprises vont aller chercher de manière naturelle les compétences requises par leur métier sur Internet. Les digues traditionnelles [rente de situation géographique, réseaux de sociabilité et de prescription,..] vont être en partie contournées par des acteurs nouveaux situés n’importe où, grâce à de nombreux arguments [disponibilité 24/24, 7j/7 ; maîtrise technologique ; qualité du service, coût faible…]. L’expert-comptable doit anticiper sur la demande de ces nouveaux salariés, maîtrise ces offres de services et les proposer aux clients avant que ceux-ci ne les découvrent seuls. Par exemple, à partir de 3-5 salariés temps plein, il faut se poser la question de l’outsourcing comptable et financier, et proposer des solutions aux clients.
  1. Concevoir l’expertise comme une commodité par opposition à des croisements « horizontaux » de compétences plus rares et plus valorisés. Il faut concevoir que dans un univers de compétences techniques non rares et à bas coûts, de nombreuses rentes actuelles de situations tombent, et qu’il faut donc réfléchir en permanence sur de nouvelles offres. Une piste est celle de la valorisation systématique des « bouquets de compétences ». Un de vos collaborateurs parle une langue rare, connait très bien un secteur économique ou un mode de fonctionnement missions ? il faut en faire un axe de réflexion et de développement. Partir des « bouquets » existant, et construire des projets cohérents d’investissement, d’alliances entre cabinets en France ou à l’étranger, de gestion des compétences, etc.
  1. Organiser une base virtuelle de clientèle comme la zone physique de clientèle actuelle. Les rapports économiques deviennent moins dépendants des contraintes physiques dans leurs aspects routiniers. Le marché des compétences devient global. Les clientèles se singularisent dans une zone plus large. Les réseaux ne se constituent plus exclusivement autour des géographies physiques, mais autour des pôles virtuels de compétences – tant mieux si les deux convergent, mais le cas est rarement durable. Il faut avoir des collaborateurs visibles dans ces nouveaux espaces de travail : webcasts globaux par secteur, blogs spécialisés, …Le branding et le positionnement de votre cabinet se joue en grande partie sur Internet. Vous connaissez parfaitement la région, les différents acteurs, les principaux décideurs, les évènements qui comptent ? Il faut se poser la même question pour la base virtuelle de clients – dès lors que votre « bouquet de compétences » vous permettra de l’exploiter.
  1. Articuler Industrialisation et Innovation. Au cours de la dernière décennie, les enquêtes montrent que les cabinets ont réalisé un double mouvement.
  • D’un côté, ils ont accru leur productivité : le nombre d’heures facturés s’est accru pour toutes les catégories de collaborateurs, et en particulier pour les associés ; ceci a été en partie réalisé grâce à la focalisation autour des activités cœur de métier [tenue/surveillance des comptes].
  • En même temps, une diversification partielle a eu lieu avec la montée du social à près de 11 % du CA moyen. Le taux moyen standard a progressé lui aussi, sans doute grâce à l’implication forte des associés. Mais ces mouvements n’ont pas modifié significativement la donne.

La réduction des coûts est un réflexe naturel qui permet de faire face à court terme à la diminution de la taille moyenne des missions, qui est clairement en marche. Ce n’est pas suffisant lorsque l’on constate le gap par rapport aux attentes clients – qui valorise la mission acceptable entre 1000 et 2500 Euros. L’innovation doit être recherchée, et elle ne saurait être envisagée sans investissement. Il n’y a pas de développement d’entreprises sans prise de risque. La dernière décennie a permis un ajustement de la profession sans prise de risque dans la gestion des cabinets. L’évolution à venir risque bien de bousculer cette culture « risk-adverse » des associés, en requérant d’aller à marche forcée vers des voies connues dans d’autres secteurs : fusions-acquisitions, diversifications, internationalisation, restructurations.

De manière synthétique, ces quatre stratégies ne doivent pas être perçues comme des problèmes, mais bien au contraire comme des opportunités pour des experts-comptables dans un contexte général de transformation pour l’économie et la société française. Il est de fait demandé à l’ensemble du tissu économique national de croître en taille et en capacité offensive sur les marchés mondiaux. Les dirigeants des TPE/PME françaises vont être incités à partir à l’assaut. Les experts-comptables doivent être parmi les prestataires qui comptent pour les aider à réussir. Ils doivent faire partie de la garde rapprochée des dirigeants qui sont leurs clients, et ceci dans un environnement nouveau pour eux.

2007 de ce point de vue pourrait bien apparaître ex-post comme une véritable année charnière vers un nouveau paradigme économique et culturel. Le CSOEC semble particulièrement bien outillé pour aider ceux qui en ont envie d’aller explorer ces champs de bataille nouveaux à mieux les comprendre et mieux les aborder. Le travail réalisé notamment au cours de la dernière décennie permet d’être particulièrement optimiste, notamment à travers un point précis : l’innovation future viendra autant des petites structures indépendantes que des grandes firmes mondiales. C’est vrai aussi pour les experts-comptables.

 



[1] « Experts-comptables, quelles évolutions à dix ans ? » Actes du 50e Congrès de l’Ordre des Experts-Comptables, pp.77-115

[2] « Etude comparative de la gestion des cabinets d’expertise comptable de 1 à 50 salariés » [2005] CSOEC

07/10/2011

Historique des congrès annuels de l’Ordre des Experts-Comptables

Cycle initial de Congrès sur les fondamentaux

 

1946 Paris | Questions internes

1947 Paris | Questions internes

1948 Paris | Questions internes

1949 Strasbourg | Questions internes

1950 Paris | Questions internes

1951 Paris | Technique comptable et productivité

1952 Paris | Normalisation comptable en France et à l’étranger

1953 Marseille | Réévaluation des bilans sous le triple aspect juridique, économique et fiscal

1954 Reims | Évaluation de la valeur des droits sociaux et des titres non cotés

1955 Paris | Le budget de l’entreprise et le contrôle budgétaire

1956 Toulouse | La comptabilité au service de la coopération agricole

1957 Lille | Le contrôle de entreprises et la certification des bilans

1958 Bordeaux | Ratios, statistiques et conjoncture

1959 Nancy | La mécanographie au service des entreprises

1960 Paris | Contribution à la technique de la comptabilité prévisionnelle au service du contrôle et de la gestion

1961 Rennes | Méthodes comptables uniformes par professions et guides professionnels

1962 Dijon | Le commissaire aux comptes dans les sociétés françaises

1963 Paris | Les diligences normales en matière de travail comptable

1964 Nantes | L’analyse et la gestion financière des entreprises

1965 Clermont-Ferrand | La révision, théorie et pratique du contrôle des comptes

1966 Montpellier | Le conseil de gestion

1967 Paris | Les nouveaux horizons de la comptabilité

1968 Royan | Les groupes et les groupements de sociétés

1969 Lyon | La rentabilité dans l’entreprise

1970 Paris | L’exercice du commissariat aux comptes dans le cadre de la nouvelle législation sur les sociétés commerciales

1971 Paris | Informatique de gestion et comptabilité

1972 Marseille | L’investissement et l’entreprise

1973 Deauville | L’expert-comptable dans l’économie nationale et l’Europe de demain

1974 Paris | Le commissariat aux apports et les méthodes d’évaluation

1975 Antilles | Encyclopédie permanente à l’usage des membres de l’Ordre

1976 Strasbourg | L’inflation et l’entreprise

1977 Paris | Le contrôle interne

1978 Toulouse | L’établissement des comptes annuels

1979 Lille | Comptabilité et droit pénal des affaires

1980 Paris | Comptabilité et droit fiscal

1981 Bordeaux | Les principes comptables fondamentaux

1982 Nancy | La fonction financière et le plan comptable 1982

1983 Paris | Le contrôle de qualité

1984 Nice | Comptabilité et prospective

1985 Lyon | La formation du commissaire aux comptes et de l’expert-comptable

1986 Paris | Les prévisions : performance et prévention

1987 Saint-Malo | Les missions de l’expert-comptable, défis et perspectives

1988 Strasbourg | Les systèmes d’information de l’entreprise

1989 Paris | Les enjeux de la comptabilité

1990 Deauville | Ouverture du capital et transmission d’entreprise

1991 Montpellier | Fiscalité : stratégie pour les entreprises et les professions

1992 Paris | Le projet de la profession comptable libérale

1993 Nantes | L’Europe des entreprises : une chance pour la profession comptable

 

Le cycle de questionnement de la profession sur ses marchés suite à la prise de conscience de son exposition à la concurrence

1994 Grenoble | Les outils de la performance des cabinets et le développement des missions

1995 Paris | 50 ans au service de l’entreprise – Quelle fonction comptable pour l’an 2000 ?

1996 Lille | Contribuer à la performance des entreprises

1997 Paris | La comptabilité et la société au service de l’intérêt public[congrès mondial]

1998 Nice | Optimiser le potentiel du cabinet sur les marchés réglementés et concurrentiels

1999 Strasbourg | La qualité orientée clients

2000 Paris | Ambition 2010

2001 Bordeaux | Experts-Comptables & Entreprises / L’imagination partagée

2002 Montpellier | Connecter les compétences / Hommes, techniques, langage

2003 Paris | Accompagner l’entreprise pour créer, développer, pérenniser, Transmettre

 

TRILOGIE sur le cœur de métier

2004 Lyon | L’expert-comptable et la fiscalité / Nouveaux enjeux - nouveaux comportements

2005 Paris | Et si on parlait de comptabilité ?

2006 Toulouse | Cap sur le social et les ressources humaines !!!

 

La profession engagée dans les mutations du monde

2007 Lille | Europe & entreprises / Opportunités pour l’expert-comptable

2008 Paris | Parlons Entreprise / Croissance 2.0, innovante et durable

2009 Nantes | De la comptabilité à la finance / La relance par la confiance

2010 Strasbourg | CAP 2020

2011 Marseille | Experts comptables & TPE pour une dynamique de croissance

Historique des congrès annuels de l’Ordre des Experts-Comptables

Cycle initial de Congrès sur les fondamentaux

 

1946 Paris | Questions internes

1947 Paris | Questions internes

1948 Paris | Questions internes

1949 Strasbourg | Questions internes

1950 Paris | Questions internes

1951 Paris | Technique comptable et productivité

1952 Paris | Normalisation comptable en France et à l’étranger

1953 Marseille | Réévaluation des bilans sous le triple aspect juridique, économique et fiscal

1954 Reims | Évaluation de la valeur des droits sociaux et des titres non cotés

1955 Paris | Le budget de l’entreprise et le contrôle budgétaire

1956 Toulouse | La comptabilité au service de la coopération agricole

1957 Lille | Le contrôle de entreprises et la certification des bilans

1958 Bordeaux | Ratios, statistiques et conjoncture

1959 Nancy | La mécanographie au service des entreprises

1960 Paris | Contribution à la technique de la comptabilité prévisionnelle au service du contrôle et de la gestion

1961 Rennes | Méthodes comptables uniformes par professions et guides professionnels

1962 Dijon | Le commissaire aux comptes dans les sociétés françaises

1963 Paris | Les diligences normales en matière de travail comptable

1964 Nantes | L’analyse et la gestion financière des entreprises

1965 Clermont-Ferrand | La révision, théorie et pratique du contrôle des comptes

1966 Montpellier | Le conseil de gestion

1967 Paris | Les nouveaux horizons de la comptabilité

1968 Royan | Les groupes et les groupements de sociétés

1969 Lyon | La rentabilité dans l’entreprise

1970 Paris | L’exercice du commissariat aux comptes dans le cadre de la nouvelle législation sur les sociétés commerciales

1971 Paris | Informatique de gestion et comptabilité

1972 Marseille | L’investissement et l’entreprise

1973 Deauville | L’expert-comptable dans l’économie nationale et l’Europe de demain

1974 Paris | Le commissariat aux apports et les méthodes d’évaluation

1975 Antilles | Encyclopédie permanente à l’usage des membres de l’Ordre

1976 Strasbourg | L’inflation et l’entreprise

1977 Paris | Le contrôle interne

1978 Toulouse | L’établissement des comptes annuels

1979 Lille | Comptabilité et droit pénal des affaires

1980 Paris | Comptabilité et droit fiscal

1981 Bordeaux | Les principes comptables fondamentaux

1982 Nancy | La fonction financière et le plan comptable 1982

1983 Paris | Le contrôle de qualité

1984 Nice | Comptabilité et prospective

1985 Lyon | La formation du commissaire aux comptes et de l’expert-comptable

1986 Paris | Les prévisions : performance et prévention

1987 Saint-Malo | Les missions de l’expert-comptable, défis et perspectives

1988 Strasbourg | Les systèmes d’information de l’entreprise

1989 Paris | Les enjeux de la comptabilité

1990 Deauville | Ouverture du capital et transmission d’entreprise

1991 Montpellier | Fiscalité : stratégie pour les entreprises et les professions

1992 Paris | Le projet de la profession comptable libérale

1993 Nantes | L’Europe des entreprises : une chance pour la profession comptable

 

Le cycle de questionnement de la profession sur ses marchés suite à la prise de conscience de son exposition à la concurrence

1994 Grenoble | Les outils de la performance des cabinets et le développement des missions

1995 Paris | 50 ans au service de l’entreprise – Quelle fonction comptable pour l’an 2000 ?

1996 Lille | Contribuer à la performance des entreprises

1997 Paris | La comptabilité et la société au service de l’intérêt public[congrès mondial]

1998 Nice | Optimiser le potentiel du cabinet sur les marchés réglementés et concurrentiels

1999 Strasbourg | La qualité orientée clients

2000 Paris | Ambition 2010

2001 Bordeaux | Experts-Comptables & Entreprises / L’imagination partagée

2002 Montpellier | Connecter les compétences / Hommes, techniques, langage

2003 Paris | Accompagner l’entreprise pour créer, développer, pérenniser, Transmettre

 

TRILOGIE sur le cœur de métier

2004 Lyon | L’expert-comptable et la fiscalité / Nouveaux enjeux - nouveaux comportements

2005 Paris | Et si on parlait de comptabilité ?

2006 Toulouse | Cap sur le social et les ressources humaines !!!

 

La profession engagée dans les mutations du monde

2007 Lille | Europe & entreprises / Opportunités pour l’expert-comptable

2008 Paris | Parlons Entreprise / Croissance 2.0, innovante et durable

2009 Nantes | De la comptabilité à la finance / La relance par la confiance

2010 Strasbourg | CAP 2020

2011 Marseille | Experts comptables & TPE pour une dynamique de croissance

Prospective de la profession comptable réalisée en 1995

La profession comptable a commémoré cette année le cinquantième anniversaire de son organisation actuelle. Dans le cadre de son Congrès annuel, il a semblé important au Conseil Supérieur de l’Ordre de mettre en perspective les évolutions historiques de la profession, et de formuler un certain nombre d’idées pour l’avenir. Une nouvelle phase semble s’ouvrir pour les cabinets d’experts comptables, avec son lot d’incertitudes et d’adaptations à réaliser. L’évolution technologique, l’internationalisation économique, l’évolution des activités et des modes de gestion des entreprises sont autant de facteurs impactant l’évolution des cabinets comptables, pour lesquels des changements majeurs sont envisageables. Afin de faciliter l’émergence d’une vision globale de ces enjeux, il a été demandé à Gemini Consulting de réaliser une étude de prospective portant sur les dix ans qui viennent.

  • Œ        Objectifs et approche de l’étude prospective
  •         Présentation synthétique des trois scénarios pour le futur
  • Ž        L’évolution des services dans les différents scénarios
  •         L’usage des nouvelles technologies dans les différents scénarios
  •         Compétences et spécialisations dans les différents scénarios
  • ‘        Le scénario de la Mutation
  • ’        Le scénario catastrophe de la Déchirure
  • “        Le scénario optimiste de la Reconquête
  • ”        Conclusions
  • •        Glossaire

 Œ 

OBJECTIFS ET APPROCHE DE L’ÉTUDE PROSPECTIVE

Cette étude, réalisée entre juillet et septembre 1995, se situe dans le prolongement de la réflexion prospective initiée en 1987 au Congrès de Saint-Malo et développé en 1992 au Congrès de Paris. Celle-ci correspondait à l’émergence de nouvelles craintes quant à l’avenir de la profession (développement des centres de gestion agréés, remise en cause du monopole...). Ces craintes n’ont pas été concrétisées, mais les pistes tracées n’ont pas donné lieu non plus à de réelles transformations du secteur, même si des percées dans de nouveaux segments (associations, conseil...) traduisent l’ajustement progressif de la profession face notamment au progrès technologique. Une nouvelle étape dans cette démarche d’anticipation impulsée par le Conseil Supérieur de l’Ordre est aujourd’hui possible, en ce sens qu’elle peut maintenant s’enrichir d’un historique qui n’existait pas il y a huit ans. Plus précisément, la réflexion prospective peut mieux tenir compte aujourd’hui de la vitesse de transformation effective du secteur, des modalités concrètes de mise en oeuvre des changements dans les cabinets, dans l’organisation des activités, dans le développement de nouvelles compétences et dans les succès rencontrés sur de nouveaux marchés. Après un travail de recherche et d’interviews des différentes parties prenantes du secteur, une description synthétique des activités de la profession a été réalisée. Elle s’est appuyée d’abord sur l’élaboration d’une liste d’une soixantaine de paramètres externes ou internes à la profession, puis sur la description de leurs interactions respectives (cf. annexe). Ce travail a impliqué la Direction des Études du Conseil Supérieur et a été alimenté par les éléments Gemini Consulting.

Cette cartographie a donné lieu à la sélection de 18 variables clés permettant l’articulation de trois scénarios types pour le futur, correspondant à des rythmes d’évolution des facteurs externes à la profession et des facteurs internes. Ces scénarios types ont fait l’objet d’une définition commune en groupe de travail, fondée sur les variables clés déjà identifiées.

La diversité de la profession facteur de complexité et de richesse

Réfléchir sur l’avenir impose un retour sur l’histoire, et sur la complexité de la réalité. D’abord, en dépit des discours volontaristes prononcés depuis près d’une dizaine d’années, le développement du conseil effectivement facturé n'a concerné qu'une minorité de cabinets. Ensuite, c’est l’activité actuelle des cabinets qui constitue la trame sur laquelle les avenirs possibles s’écrivent, et il faut sans doute aucun tenir compte de la diversité de la profession comme d’une richesse globale de l’offre sur laquelle il est possible de capitaliser. Enfin, et c’est la principale difficulté à maîtriser au cours des années qui viennent, même les meilleures idées alimentent la concurrence par les prix dans un marché banalisé. Il s’agit donc de voir dans quelle mesure les interdépendances peuvent évoluer à partir d’un système de “commodisation” en permettant une sortie de crise.

La prise en compte de cette complexité ne doit pas occulter la nécessité de l’action. En premier lieu, comme la Ligne Maginot, aucune réglementation n’est indestructible : son maintien n’est assuré que si son coût net pour la collectivité garde du sens. De plus, aucune clientèle n'est certaine : la volatilité de la demande augmente, phénomène que les comportements culturels et concurrentiels tendent à légitimer et à accentuer. En dernier lieu, les experts comptables doivent tenir compte de la nature de la concurrence propre aux services, qui veut que la seule barrière durable à l'entrée pour les services réside dans leur dynamique : l’imitabilité forte des procédures, des méthodologies est telle qu’en l’absence d’efforts permanents d’investissements la rentabilité chute rapidement.

Enfin, il faut souligner la difficulté du changement au sein de la profession, qui conduit à ne retenir d’évolutions rapides de la profession que sous l’exercice d’une pression forte de l’environnement. Plusieurs éléments alimentent cette réflexion. En premier, la profession a accumulé depuis 1987 (Congrès de St Malo) de nombreuses études, offrant aux professionnels de réelles ressources pour anticiper les changements nécessaires. Nous rentrons aujourd’hui dans une nouvelle phase, qui est celle de la vision a posteriori de ces anticipations, et nous pouvons voir le décalage entre les projections et la réalité. Deuxièmement, on peut considérer que la profession souffre aujourd’hui comme hier de nombreux facteurs d’inertie. La fragmentation économique réduit les possibilités d’investissement et dilue les effets des décisions. La diversité des cabinets, des pratiques de gestion des experts comptables, et de leur stratégie complexifie les processus de décision, ce qui est sensiblement renforcé par les caractéristiques réglementaires auxquels sont soumis experts comptables et commissaires aux comptes, et par les aspects plus politiques de l’organisation professionnelle et de son fonctionnement.

Pour autant, la profession n’a pas la maîtrise de l’ensemble du calendrier et les évolutions de l’environnement ne se joueront pas uniquement dans une partition harmonieuse. Compte tenu de ce qui vient d’être souligné, il importe donc de situer tout exercice de prospective dans l’urgence. Dans 10 ans, les bacheliers qui se dirigent aujourd’hui vers les métiers de l’expertise comptable auront 3 ans d’expérience, soit à peine la maîtrise des dossiers des clients. 10 ans pour la profession, c’est demain. A contrario, les choix de développement de la profession ont un impact à court terme sur l’organisation de la formation d’expertise comptable.

Une vision dynamique des futurs possibles 

De nombreux facteurs considérés jusque là comme des constantes du secteur se révèlent progressivement fragilisés par les évolutions technologiques, économiques, et sociales. Dans cette approche, il convient de souligner l’interdépendance des facteurs d’évolution. Par exemple, la répartition des missions par types de clients dépend de la compétence mobilisable par les cabinets. Dans une telle situation, il faut donc tenir compte de la tendance initiale pour tracer les trajectoires possibles, et intégrer les éléments de nature à impacter ces trajectoires.




PRÉSENTATION SYNTHÈTIQUE DES TROIS SCÉNARIOS POUR LE FUTUR

La profession est marquée par la complexité : diversité des cabinets, des clientèles, des missions, des projets de développement se combinent à un environnement institutionnel multidimensionnel lui-aussi. Pour pouvoir en même temps rendre compte de cette complexité, et fournir un canevas de réflexion utile à l’action, une typologie des scénarios possibles a été construite. Les scénarios sont différenciés selon deux axes, qui correspondent d’un côté aux changements de l’environnement externe à la profession, et de l’autre côté aux changements de la profession elle-même.

Les s trois scénarios-types finalement retenus, à la fois pour leur vraisemblance, et pour leur pertinence :

S0 est un scénario tendanciel, appelé “La Mutation”. Ce scénario est fondé sur l’hypothèse qu’il n’y a pas de ruptures majeures dans les évolutions externes, et que celles-ci poursuivent les tendances observables au cours de la dernière décennie. En l’absence d’incitations fortes au changement, la profession évolue selon les modalités actuelles, ce qui aboutit à une mutation progressive de la profession, sans phénomène de crise.

Les deux autres scénarios partent d’une hypothèse d’évolution accélérée des éléments d’environnement, ceci toujours sans rupture majeure dans l’environnement social, économique, et sans crise politique. Les deux scénarios se différencient selon les hypothèses de changement de la profession.

S1 un scénario de crise, appelé “La Déchirure”. La poursuite du rythme actuel d’évolution de la profession aboutit à un scénario de déchirure de la profession. Des disparités croissantes se développent entre les cabinets qui ajustent leur offre de services et spécialisent l’outil de travail, et des cabinets qui s’adaptent mal à un environnement qui offre aux dirigeants d’entreprises des alternatives nombreuses d’accès aux compétences comptables et d’aide à la gestion. Cette évolution se fait dans un cadre institutionnel qui, faute de flexibilité, est remis en cause.

S2 un scénario de transformation rapide, appelé “La Reconquête”. C’est celui d’une adaptation rapide de la profession, qui s’engage, au niveau des cabinets et au niveau des institutions, dans une stratégie volontariste. De nouvelles activités sont développées soit pour accroître la valeur ajoutée vendue aux clients, soit pour réaliser des gains de productivité. L’utilisation des nouvelles technologies (multimédia interactif) est rapidement maîtrisée par les professionnels, qui y voient une opportunité pour mieux répondre à des attentes plus techniques, mais aussi pour amortir plus facilement des compétences plus pointues.

 

Résumé des hypothèses d’évolution de l’environnement selon les scénarios

Paramètre

Hypothèses de Continuation (S0)

Hypothèses d’Accélération (S1,S2)

L’intégration européenne

. s’approfondit

. s’étend géographiquement

. accélération des concurrences réglementaires et institutionnelles dans la perspective de l’intégration politique

. concurrence trans-frontière forte avec l’arrimage des PECO dans l’EEE

La géographie économique

. montée de la décentralisation

. développement des délocalisations

. la proximité devient une commodité à gérer, du fait de la capacité d’accéder à des services à distance

. la stratégie d’implantation des entreprises se diversifie et l’ancrage géographique devient plus volatile

L’internationalisation économique

. concerne plus de secteurs

. impacte de plus en plus les TPE et les PME, à travers leurs débouchés ou fournisseurs, leurs actionnaires, les normes applicables aux produits...

. de nouveaux pays rentrent dans les marchés à valeur ajoutée via les réseaux informatiques

. les télé-services trans-frontières sont accessibles à la majorité des entreprises

La tertiarisation des activités

. la gestion s’industrialise

. la gestion se complexifie

. développement des activités de services aux entreprises et aux particuliers

. spécialisation des entreprises de services sur des créneaux de plus en plus complexes

Les modes d’organisation des entreprises

. deviennent plus flexibles

. favorisent l’autonomie de décision de leurs unités d’activités en harmonisant les systèmes d’informations

. la structure des entreprises devient virtuelle autour de quelques composantes clés

. la volatilité des marchés se meut en volatilité des organisations

L’informatisation des TPE

. diffusion des nouvelles technologies vers le grand public

. amélioration de la convivialité multimédia

. les TPE sont mieux informatisées que les grands groupes

. les débouchés des nouvelles TPE se font sur les réseaux

 

Ž

L’ÉVOLUTION DES SERVICES DES EXPERTS COMPTABLES

DANS LES DIFFÉRENTS SCÉNARIOS

Les scénarios peuvent être caractérisés par la rentabilité des différentes catégories de services. Celle-ci reflète en effet l’ajustement de l’offre des experts comptables aux besoins des clients.

SCÉNARIO DE MUTATION La tenue/surveillance voit sa rentabilité baisser et la concurrence augmenter, en conformité avec les tendances actuelles. Le développement de l’externalisation des activités comptables ne modifie pas fondamentalement le marché, en restant plutôt confiné à des grands groupes qui conservent la valeur ajoutée en interne (directeur financier, contrôleur de gestion...), et à quelques PME. La rentabilité de l’audit contractuel se maintient mais cette activité reste marginale. La pression concurrentielle reste faible -essentiellement parce que peu de cabinets peuvent effectivement vendre cette activité. Pour les activités de conseil, les débouchés nouveaux requièrent des investissements, ce qui maintient la rentabilité à ses niveaux actuels. En revanche, les prestations connexes représentent un potentiel d’amélioration de la faculté contributive des clients, et une capacité à optimiser des compétences par ailleurs nécessaires aux cabinets.

 

SCÉNARIO DE DÉCHIRURE La chute de la rentabilité des activités traditionnelles est plus forte. Ceci tient notamment à la montée des délocalisations pour une partie de l’activité comptable, facilitées par l’internationalisation des services et l’automatisation. Dans le même temps, l’automatisation se propage à des tâches comptables nouvelles, notamment de contrôle. Ceci n’est pas compensé par l’externalisation des activités comptables. Le besoin d’investissements et de réorganisation des cabinets conduit de nombreux professionnels à abandonner ce marché, sans solution durable de reconversion ; d’autres s’y engagent sans offrir de vraie valeur ajoutée, ce qui pèse sur la rentabilité. Pour préserver leur chiffre d’affaires, les professionnels développent autant que possible leurs prestations d’audit contractuel et d’autres formes d’opinions (fonctions d’attestation), en complément des missions de commissariat aux comptes, qui souffrent d’une banalisation rapide. En l’absence d’une valeur ajoutée importante, et du fait de la concurrence accrue, la rentabilité moyenne de ces prestations tend à baisser. De la même manière, le conseil devient plus concurrentiel, mais les différenciations entre cabinets sont plus importantes, ce qui permet de maintenir les niveaux actuels de rentabilité. Enfin, les prestations connexes sont rapidement banalisées du fait surtout d’une concurrence “externe” forte.

SCÉNARIO DE RECONQUÊTE Les évolutions drastiques sont utilisées activement par les professionnels pour accélérer l’évolution de leur offre vers des prestations à valeur ajoutée. La rentabilité des activités traditionnelles se maintient grâce à du service additionnel : l’externalisation est ainsi conçue essentiellement comme tremplin à l’amélioration de l’offre (tableaux de gestion, aide à la décision en temps réel...). Les missions d’audit se différencient rapidement (environnement, risques, ...) et l’offre des cabinets devient plus segmentée, ce qui permet de maintenir des niches de rentabilité. L’activité de conseil devient plus proche des préoccupations des entreprises, son implication opérationnelle prenant le pas sur la nature comptable de l’information. Enfin, l’offre de prestations connexes est mieux maîtrisée par les experts comptables, qui parviennent ainsi à maintenir une relation d’intermédiation entre les dirigeants d’entreprises et les différents aspects de la gestion d’une entreprise.

L’USAGE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LES DIFFÉRENTS SCÉNARIOS

Les scénarios sont construits sur des hypothèses d’évolution de l’environnement technologique, à savoir :

La disponibilité des infrastructures permettant l’utilisation de services multimédia interactifs pour les TPE. Plus précisément, ceci recouvre à la fois le déploiement des réseaux large bande, le développement de plates-formes technologiques (téléports notamment), et l’évolution des technologies permettant d’optimiser les infrastructures existantes (compression de données entre autres) ;

L’évolution des usages au niveau sociétal. Ceci renvoie notamment à l’évolution des interfaces logicielles, à l’offre des prestataires de services informatiques, au niveau éducatif des utilisateurs et à leur accoutumance aux technologies de l’information, à l’intégration des flux dématérialisés dans les pratiques économiques et réglementaires...

SCÉNARIO DE MUTATION Les utilisateurs des NTIC restent essentiellement des grandes et moyennes entreprises, surtout implantées dans les zones urbaines bien desservies en réseaux de télécommunications. L’utilisation du multimédia reste essentiellement off-line (CD-ROM) pour les particuliers et les TPE. Elle permet des améliorations dans la circulation et le traitement de l’information, sans engendrer pour autant de rupture forte sur la nature des services offerts. Pour les experts comptables, l’utilisation de l’informatique télécommuniquante est essentiellement orientée par la recherche de gains de productivité (EDI, télé-déchargement de données). Les télé-services sont accessibles via les réseaux téléphonique ou le RNIS pour les TPE, mais ne comportent que peu de services multimédias interactifs comme la vidéoconférence, ou le groupware. Des implantations de plates-formes technologiques (téléports) permettent néanmoins aux dirigeants d’entreprises de se familiariser avec ces outils, sans les intégrer dans la gestion courante. Les cabinets disposant d’une clientèle de GE/PME sont amenés à proposer des télé-services de plus en plus complets, permettant à ces clients d’accéder à une expertise en temps réel. Cette évolution conduit à une réorganisation des compétences au sein des grands réseaux, tandis que la plupart des cabinets restent à l’écart du marché électronique des compétences.

 

SCÉNARIO DE DÉCHIRURE La permanence d’une approche plutôt individualiste des professionnels tend à augmenter la diversité des adaptations à un environnement changeant rapidement. Des innovateurs indépendants utilisent la diffusion des outils de télécommunication multimédia pour offrir à leurs clients des prestations plus complexes, fondées sur des alliances avec d’autres professionnels innovants. Les cabinets intégrés développent leur offre multimédia sur une base internationale, et la diffusent vers les PME et les TPE. De nouveaux segments d’utilisateurs sont créés avec la diminution rapide des coûts des matériels et des logiciels et la disponibilité des réseaux de télécommunications. L’acceptabilité de ces outils est facilitée par la diffusion forte des PC télécommuniquants destinés à des usages domestiques (musées virtuels, agences de voyage, banques virtuelles, télé-shopping intelligent, gestion domotique...). Les dirigeants d’entreprise peuvent facilement accéder à des télé-experts très spécialisés (type SVP voix/données/image), en France ou dans le monde. Face à cette évolution, dans l’hypothèse d’une inertie de l’offre des experts comptables, le rôle de partenaire des dirigeants de TPE s’effrite. L’image de professionnels est remise en cause, ce qui accentue la volatilité de la clientèle et accroît la concurrence, jusqu’à remettre en cause les prérogatives d’exercice. Pour autant, des cabinets bénéficient de cet environnement technologique, et accélèrent la crise du secteur en re-formulant leur prestations dans des domaines non-réglementés. Cette tendance peut déboucher sur une situation inverse de la situation actuelle : alors qu’aujourd’hui, la prestation de conseil est souvent incluse gratuitement comme un des moyens de fidélisation pour une prestation comptable, ce scénario peut voir se développer une offre fondée sur la prise en charge gratuite des activités comptables comme un des moyens de fidéliser des clients du conseil.

 

SCÉNARIO DE RECONQUÊTE Une approche plus collective inspire le scénario de Reconquête. Face aux mêmes changements de l’environnement que précédemment, la profession évolue de manière à préserver à la fois une cohésion d’ensemble et une capacité à entretenir une relation de partenariat principal avec les dirigeants de TPE. Un marché électronique des compétences est structuré par l’Institution, essentiellement pour en faciliter l’accès aux cabinets petits et moyens. Dans ce contexte, la valeur ajoutée provenant de l’ensemble des différents professionnels établis en France, et interconnectés, devient progressivement la seule garantie de survie de la profession, et de son organisation.

Compétences et spécialisations dans les différents scénarios

Les experts comptables dépendent très fortement de l’organisation globale du marché des compétences de gestion administrative et financière des entreprises. Il est à noter au passage que la fonction des comptables en cabinet n’est pas à ce titre indépendante de celles des comptables en entreprise, ce qui aurait tendance à prêcher en faveur d’une stratégie globale de valorisation de la fonction comptable, et de ses professionnels.

Du rythme de diffusion des nouvelles technologies dépendent de nombreux éléments pesant sur l’économie de l’expertise, et sur la répartition de cette expertise (au niveau géographique notamment). La fluidité du marché des compétences traduit leur disponibilité, à faible coût, et en tout point géographique. Ceci repose principalement sur :

  • la diffusion de l’information sur/la formation aux nouvelles technologies,
  • la possibilité pour les professionnels d’identifier rapidement des compétences disponibles sur le marché,

l’établissement de règles minimales de fonctionnement du marché électronique des compétences de manière à éviter toute dégradation de la qualité des prestations.

SCÉNARIO DE MUTATION La mise en place de cette fluidité du marché des compétences est progressive, et ne concerne dans un premier temps que les grandes entreprises. Pour la grande majorité des TPE, l’accessibilité à l’information comptable et financière ne se réalise pas directement sur les marchés électroniques, mais continue plutôt à être “intermédiée” par les experts-comptables. Ceux-ci bénéficient donc du maintien d’un différentiel fort de compétences vis-à-vis de leurs interlocuteurs, et du même coup, de la capacité à facturer leurs prestations intellectuelles. Du point de vue interne, les sources de formation restent limitées, et les modes de spécialisations des experts-comptables et de leurs collaborateurs sont en grande partie encadrées par la profession.

SCÉNARIO DE DÉCHIRURE/ SCÉNARIO DE RECONQUÊTE Dans les deux autres scénarii de Déchirure et de Reconquête, la fluidité du marché des compétences se met en place rapidement, de telle sorte que l’accessibilité des informations ne se limite plus aux grandes entreprises, mais permet à tout dirigeant de TPE de s’informer précisément et à tout moment sur toute question professionnelle.

Le scénario de Déchirure est celui d’une inertie des professionnels au regard de cette mutation : la multitude d’interlocuteurs possibles pour les dirigeants de TPE remet en cause la position des experts-comptables et fragilise leur position de partenaire.

 

Dans le scénario de Reconquête, les experts-comptables adaptent leur offre à cet environnement d’information foisonnante, et maintiennent leur position d’intermédiaire entre les entreprises et les environnements réglementaires et financiers.

Dans ce contexte de fluidité du marché des compétences, les professionnels indépendants peuvent plus aisément utiliser des compétences externes dans le cadre de “communautés virtuelles d’intérêt” permettant de répondre à des attentes plus techniques, ceci de manière immédiate et transparente pour le dirigeant d’entreprise. La différence entre cabinets intégrés et entreprises virtuelles tend à s’estomper. Par ailleurs, le développement fort des télé-services trans-frontières conduit à affranchir progressivement les prestations intellectuelles des contraintes liées à une zone géographique donnée, que celles-ci tiennent à des raisons financières, ou à des raisons réglementaires.

La formation et les compétences sont un enjeu majeur, que les différentes organisations professionnelles ont largement abordé. Le contexte de la formation pris globalement peut être soumis à plusieurs formes de changements dans la décennie qui vient. Les nouvelles technologies et l’obsolescence accélérée des connaissances facilitent le passage d’une formation plutôt organisée (au niveau de l’entreprise, ou des institutions professionnelles) à une auto-formation permanente. Dans le même temps, le champ des connaissances se globalise, ce qui rend pratiquement obligatoire la maîtrise de langues étrangères, et notamment de l’anglais. Dans le même temps, les réseaux de télécommunications étendent les modalités de diffusion et de structuration des savoirs, et facilitent la formalisation de l’expérience acquise en niches de spécialisation : la différence entre savoirs théoriques et savoirs pratiques tend à s’atténuer, dans une boucle de fertilisation croisée plus rapide.‘    

LE SCÉNARIO DE LA MUTATION

Le premier scénario est celui d’une évolution tendancielle, à la fois de l’environnement de travail des experts comptables, et des activités des cabinets. Il n’est pas pour autant le scénario de l’immobilisme : de fait, les tendances actuelles amènent progressivement à une mutation de la profession.

Le mouvement de globalisation se poursuit selon les axes aujourd’hui connus. Les secteurs régis par des accords trans-européens sont plus nombreux, ce qui amène les dirigeants d’entreprise à être plus sensibles à la maîtrise des environnements réglementaires qui leur sont opposables. Ceci est renforcé par l’internationalisation économique et le renforcement des liens des PME avec l'étranger. Cet enracinement international ne se joue pas uniquement au niveau des clients, mais aussi à travers la gestion des fournisseurs, et les structures d’actionnaires. Les TPE sont de plus en plus impactées par ce phénomène, et doivent soit de manière directe, soit via leurs interlocuteurs français, tenir compte des pratiques internationales.

Le marché des services aux entreprises devient progressivement un marché banalisé, à l’image d’offres de services comme l’externalisation, ou la réingénierie des processus. Ce sont d’abord les grandes entreprises et leurs filiales qui sont concernées, et ensuite leurs partenaires économiques dans les PME, voire dans certaines TPE. Ce mouvement est accéléré par la tertiarisation de l’économie, qui recouvre deux phénomènes distincts. D’un côté, le reengineering des activités fonctionnelles des entreprises se développe, ce qui accélère les réflexions des dirigeants sur la nature des coûts administratifs, et leur productivité. D’un autre côté, l’offre de services aux entreprises se développe, les entreprises du secteur tertiaire deviennent plus nombreuses, et l’expérience de l’externalisation se diffuse à toutes les activités non stratégiques des entreprises. L’externalisation des activités comptables et administratives s’intègre dans cette tendance. La maturation du marché des services aux entreprises est parallèle à l’augmentation de la volatilité de la clientèle pour les activités banalisées.

Plusieurs hypothèses d’évolution de l’environnement réglementaire s’inscrivent dans ce scénario tendanciel. En premier lieu, l’intégration Européenne contraint les modalités et l’intensité de la politique fiscale et budgétaire : les objectifs de réduction des déficits budgétaires poussent à l’optimisation de l’utilisation des fonds publics de soutien à l’activité économique et à l’amélioration des interventions des organismes publics d’aide aux entreprises. Les mécanismes non financiers de soutien à l’activité économique sont valorisés, soit au travers d’une simplification des contraintes de déclaration des entreprises, soit sous forme d’une automatisation des procédures déclaratives. Par ailleurs, l’effort de normalisation comptable se poursuit, permettant aux entreprises travaillant à l’étranger de diminuer leurs coûts administratifs et comptables. Pour les experts-comptables, des effets à double détente sont envisageables : la simplification de l’environnement réglementaire correspond à une diminution des interventions en même temps qu’à une ouverture du champs concurrentiel, tandis que le développement de l’internationalisation économique renforce la complexité réglementaire, ce qui accroît la demande pour des spécialistes. 

Dans ce contexte global, les cabinets d’experts comptables ont à faire face à de multiples enjeux liés à la gestion des gains de productivité. Ces gains concernent en premier lieu les activités de tenue/établissement des comptes, qui représentent pour la plupart des cabinets plus de 50% du temps total travaillé. L’automatisation des écritures et l’intégration de l’enregistrement des événements comptables dans les activités opérationnelles (ateliers, vendeurs..) fragilisent l’essentiel de ces activités, et accentuent le besoin de délivrer une information comptable fiable dans des délais très courts. Par extension, la productivité des activités de contrôle et de validation des données comptables s’accentue, de manière à pouvoir intégrer cette information dans les actes de gestion courante.

La concurrence par les prix est une donnée dont l’importance ne peut que progresser pour les activités récurrentes à faible valeur ajoutée (activités de “commodités”). L’ordre de grandeur est donné par le coût moyen du dossier de Régime Simplifié d’Imposition (RSI), qui pourrait diminuer dans ce scénario d’environ 50%.

Pour combler cette baisse, les cabinets s’engagent tous sur le développement du conseil, avec une offre aux TPE essentiellement généraliste. Progressivement, la pluridisciplinarité de généralistes telle qu’elle existe dans la plupart des cabinets se heurte à une concurrence croissante (logiciel, spécialisation des cabinets, éventuellement délocalisation), tandis que ce que l’on pourrait définir comme une pluridisciplinarité de spécialistes est développée par quelques cabinets. Ce mouvement est conduit pour l’essentiel par les grands cabinets du fait de la difficulté d’amortir les compétences sans avoir accès rapidement à de nouvelles clientèles. La spécialisation des cabinets se réalise progressivement, soit par types de secteurs (agriculture, associations...), soit par types de compétences (conseil fiscal,...), soit par finalités économiques (faible valeur ajoutée à coût faible, forte valeur ajoutée à coût élevé).

Les services “connexes” sont une autre réponse à l’évaporation des missions traditionnelles. En particulier, le management des fonctions support devrait représenter un chiffre d’affaires croissant. Toutefois, en dehors de l’externalisation comptable qui relève du domaine réglementé, la concurrence d’autres prestataires de services sur les autres activités d’externalisation administrative devrait être importante, ce qui devrait peser sur la rentabilité.

Dans ce contexte, la cohésion intra-sectorielle pourrait être affaiblie progressivement, fragilisant le positionnement du CSOEC. Les règles de l’Ordre, et en particulier celles concernant les taux d’encadrement et la publicité devraient être soumises à une pression croissante débouchant sur des évolutions successives, sans pour autant conduire à une remise en cause des prérogatives d’exercice des experts comptables. Plusieurs phénomènes convergents peuvent alimenter cette dynamique. D’un côté, les entreprises vont avoir tendance à accéder directement sur les marchés étrangers de compétences (via des réseaux de type Internet) accélérant ainsi la montée de la concurrence pour une partie des cabinets. Ceux-ci pourraient être amenés à accélérer des projets de délocalisations, ou de réorganisation de la production. Dans le même temps, cette exposition croissante à la concurrence devrait mécaniquement entraîner ces cabinets à rechercher de nouveaux segments de clientèle en France. Les effets induits sont déjà en partie inscrits dans les faits, avec une marginalisation progressive des cabinets et des fonctions sans valeur ajoutée et la recherche d’un ajustement par une diminution des coûts, donc des compétences.

Globalement, une difficulté croissante à maintenir ces profils différents de cabinets dans le cadre d’une vision homogène du secteur conduit à l’affaiblissement des mécanismes de régulation globale de la profession, et à une interrogation sur la possibilité de réaliser une dépéréquation progressive des exigences vis-à-vis des professionnels. Comparable à un phénomène de dérégulation/re-régulation, cette vision segmentée des contraintes réglementaires pourrait rendre plus compatible les formes de spécialisation des cabinets avec le maintien d’une qualité globale des prestations et des règles éthiques.’     

LE SCÉNARIO CATASTROPHE DE LA DÉCHIRURE

 

L’hypothèse d’une évolution accélérée de l’environnement n’est pas à écarter, du fait surtout du rythme imprimé par la technologie électronique, qui double environ tous les ans ses performances à prix constants.

L’impact des nouvelles technologies suit un processus complexe, qui renvoie à deux dynamiques : celle qui concerne la disponibilité d’une offre technologique, et celle qui a trait à l’usage de cette technologie. S’il est délicat de décrire précisément la trajectoire des usages et de l’acceptabilité sociale d’une nouvelle technologie, quelques règles semblent pouvoir être dégagées. En premier lieu, la diffusion d’une nouvelle technologie est le résultat d’une convergence des usages d’autres technologies/pratiques, qui en facilitent l’accès soit au plan psychologique (exemple de l’annuaire téléphonique et du Minitel), soit au plan éducatif (l’informatique apprise dans l’environnement professionnel accélère l’usage domestique de PC). Par ailleurs, une pression sociale à l’acquisition d’une technologie s’observe, qui s’exprime dans ce qu’il est convenu d’appeler un effet de club, qui fait que les usages d’une nouvelle technologie évoluent selon une courbe en S, avec une pénétration lente au début et s’accélérant avec le temps jusqu’à saturation (cf. le cas du téléphone, de la télévision, de la voiture,...). 

L’hypothèse retenue est que la diffusion du multimédia, et des autres technologies de l’information (terminaux mobiles, services interactifs...) renforcera des pratiques aujourd’hui en usage. Ainsi, les relations entre entreprises via les systèmes d’information devraient accélérer les possibilités d’identifier les partenaires économiques, et accentuer à la fois la volatilité de ces échanges et leur caractère spécialisé. Ces communautés virtuelles d’intérêts, bien que très souples, ne devraient pour autant pas être superficielles : au contraire, l’inter-dépendance croissante des systèmes d’information et de gestion est une dimension essentielle de ces échanges, par exemple dans le cadre d’activités partagées en flux tendus, de prestations de services communes... Une autre forme d’interdépendance consiste en la re-définition progressive des frontières internes et externes des entreprises, compte tenu de l’augmentation des télé-services trans-frontières. Ceux-ci peuvent tirer parti de plusieurs phénomènes convergents : d’abord, une disponibilité croissante des infrastructures partagées, accessibles à la majorité des entreprises (par exemple, sous forme de plates-formes technologiques dans les chambres de commerce, dans certaines municipalités...). Ensuite, l’équipement informatique et télécom des nouvelles TPE est plus flexible, et plus ouvert vers le multimédia (diffusion via les particuliers : plus de PC que de TV vendues aux USA en 1994, en France probablement dès la fin de 1996).

Ce scénario d’évolution accélérée va de pair avec une montée rapide de la convergence des politiques gouvernementales en Europe : la mobilité des entreprises de services, ainsi que la possibilité pour les firmes de réaliser des centralisations de leurs activités administratives et de localiser ces centralisations dans des environnements fiscalement et réglementairement favorables poussent en faveur d’une homogénéisation des environnements économiques, légaux et fiscaux. Dans le même temps, la volonté d’ancrer les pays d’Europe Centrale et Orientale dans le cadre de l’Union Européenne conduit à accepter une concurrence trans-frontière forte, jouant dans un premier temps sur les salaires faibles et les compétences élevées disponibles dans ces pays. La création par les grands clients de centres uniques de production administratifs et comptables peut accélérer la réflexion des cabinets intégrés (dans un premier temps) et la délocalisation d’une partie de leurs activités.

Deux termes semblent résumer le marché des compétences dans ce scénario : ceux de l’ubiquité et du temps réel. D’un côté, la télé-expertise permet aux entreprises d’accéder, selon leurs propres besoins et sans passer par un intermédiaire, aux compétences les plus pointues où qu’elles se trouvent (en université, en entreprises, en cabinets, en France ou à l’étranger). Ce phénomène de désintermédiation des compétences tend à re-définir les conditions d’activités de l’expertise : la sophistication des interventions selon la taille des clients a dans ce contexte moins de sens, et l’amortissement des compétences rares sur des marchés moins définis géographiquement permet de déconnecter expertise et taille des cabinets. Le temps réel est un des autres éléments de ce processus de ce paradigme : l’intégration des informations comptables dans les processus de décision des entreprises est lié à la capacité de participer à la vie de l’entreprise quant celle-ci le requiert.

Bien qu’il ne soit pas négatif pour tous les cabinets, ce scénario est celui d’une déchirure de la cohésion professionnelle. Les zones actuelles de fractures au sein de la profession s’intensifient, entre d’un côté les “intensifs” (qui spécialisent leur outil de travail pour accroître la productivité) et les “consultants” (dont l’objectif principal est la progression de la valeur ajoutée). Entre ces deux extrêmes, pour des raisons qui tiennent aux compétences, aux capacités d’investissement, au portefeuille de clients, de nombreux cabinets ont du mal à se positionner. La baisse rapide des prix pour les activités banalisées, déjà enclenchée, conduit à une fragilisation croissante de ceux d’entre eux qui rentreront dans un ajustement par le bas (recrutement de personnes de faibles compétences, faible capacité en conseil...). A terme, une baisse globale des effectifs de la profession et une reconfiguration des tâches en cabinets peut en découler.

L’inertie de la profession, prise collectivement, est une composante essentielle de ce scénario. Cette hypothèse se fonde à la fois sur le constat actuel de la fragmentation du secteur (petite taille des cabinets, en moyenne 6-7 collaborateurs, faible capacité d’investissement...), sur l’existence de disparités forte entre les cabinets, et enfin sur une organisation professionnelle duale (CNCC/CSOEC, deux ministères de tutelle...) au processus de décision complexe.

Parmi les conséquences de ce scénario, on peut noter celle d’une remise en cause de l’organisation professionnelle :

  • l’augmentation de la concurrence entre professionnels affaiblit les mécanismes de régulation internes à la profession.
  • la mission de “service public” de la profession apparaît mal remplie, ce qui joue en faveur de l’abandon des prérogatives d’exercice et remet en cause le rôle de l’Ordre sous sa forme actuelle.
  • la marginalisation du rôle de l’expert-comptable dans le marché du service aux entreprises s’accélère.

“     

LE SCÉNARIO OPTIMISTE DE LA RECONQUÊTE

La description de ce scénario repose sur une idée maîtresse : l’évolution rapide vers la Société du Savoir modifie les effets d’échelles sur lesquels se sont en grande partie structurées les organisations que l’on voit aujourd’hui. Alors qu’au développement de l’informatique centralisée répondait des organisations à compétences centralisées, les organisations du futur peuvent être envisagées selon le schéma d’une informatique dont l’intelligence est décentralisée, en interne (dans le cabinet ou le réseau d’affiliation) ou en externe (utilisation ponctuelle d’expertise). Les cabinets indépendants sont autant de pôles de compétences possibles dans un marché où la notion de proximité joue un rôle différent. Amortissant plus facilement qu’aujourd’hui des compétences plus “pointues”, ces cabinets développent des services à valeur ajoutée qui les rendent plus concurrentiels des grandes structures.

 

Plus globalement, ce scénario suppose le renouvellement de l’offre pluridisciplinaire et le développement de l’offre pluri-cabinets. Dans le premier cas, il s’agit de passer d’une pluridisciplinarité de généralistes à une pluri-displinarité de spécialistes. C’est en grande partie la complexité des questions posées par les entreprises qui conditionnent l’usage d’une relation homme-homme (et non homme-machine). Ceci est vrai quelque soit le type de clientèle. De manière réversible, prendre en charge cette complexité peut permettre aux cabinets d’éviter la pression technologique en matière de productivité. Le développement des offres conjointes /alliances ponctuelles entre cabinets est le pendant de cette pluridisciplinarité de spécialistes, qui permet à plusieurs cabinets de prendre en charge ensemble les multiples aspects d’un problème de gestion d’un client.

Cette trajectoire d’innovation n’est sans doute pas applicable à tous les cabinets. Non seulement parce que le montant des investissements est élevé (coût de la formation/information par spécialités, systèmes informatiques,...), mais surtout parce que plusieurs conditions doivent être remplies, que ce soit au niveau des cabinets, ou au niveau de la profession. 

Au niveau des cabinets, la question principale est celle de la re-formulation des compétences et des expertises afin d’ajuster l’outil de travail à des environnements de concurrence de plus en plus segmentés et efficaces. D’un côté, les cabinets engagés dans une voie “productiviste” doivent adapter leurs effectifs pour accroître autant que possible la productivité des salaires sans nuire à la qualité des prestations effectuées : ceci passe par plus de recrutements de niveaux bac+2 ou moins, associés à des évolutions de carrière internes et des procédures rigoureuses. Pour les cabinets orientés conseil, la répartition des effectifs devraient se faire vers plus de consultants, et moins d’analystes, de manière à intégrer dans les prestations un contenu croissant de recommandations opérationnelles et managériales, au détriment de la facturation de simples grilles de représentation de l’activité des entreprises.

Dans cette perspective de spécialisation, tous les cabinets ont un intérêt à développer un projet stratégique, permettant de capitaliser sur leur portefeuille actuel de clients et de compétences, et d’identifier les besoins de développement et les leviers en matière de gestion financière et commerciale. Ce volontarisme semble devoir être associé pour les structures indépendantes à l’acceptation que l’investissement doit être poussé, même au prix d’une diminution de la rentabilité à court terme.

L’orientation vers le conseil repose sur l’accentuation des compétences sectorielles opérationnelles, ceci dans le cadre d’une analyse claire de la chaîne de valeur des clients, c’est-à-dire ce qui constitue leur production de richesse. Les cabinets d’experts-comptables pourront d’autant mieux développer leur valeur ajoutée que celle-ci sera un pilier de l’activité de base des entreprises clientes.

De nombreux atouts sont entre les mains des cabinets : ainsi, les portefeuilles de clients restent aujourd’hui en grande partie à valoriser à travers des offres de synergies industrielles (mise en commun de ressources, synergies d’achats ou de contacts clients...).

Enfin, l’amélioration des environnements de communication devrait inciter les cabinets à modifier la disponibilité de leurs compétences pour les entreprises. La différenciation des cabinets pourrait se jouer en grande partie sur le temps réel non seulement pour les activités banalisées, mais surtout pour celles à forte valeur ajoutée.

Ce scénario requiert un volontarisme fort de tous les acteurs de la profession : cabinets et institutions ont un intérêt commun à éviter une fragmentation rapide du secteur.

Un premier enjeu qui appelle l’implication de l’institution est la gestion globale du marché des compétences, notamment pour en améliorer la liquidité, et la sécurité, et intégrer les aspects dérivés du multimédia.

 La liquidité du marché national des compétences passe d’abord par l’identification des compétences des cabinets. Concrètement, un des modes d’organisation possibles pourrait être le suivant :

  • la mise au point d’une grille des compétences disponibles en cabinets, avec des définitions opérationnelles et consensuelles sur les différentes notions de compétences (formation initiale des collaborateurs, expériences professionnelles minimales, références dans le domaine...).
  • la mise à disposition d’une base de données nationale permettant à tout cabinet d’identifier rapidement des interlocuteurs.
  • la constitution de bases de données de spécialistes associés à des groupements sectoriels, permettant de développer progressivement une “auto-régulation” de ces groupes selon des critères propres (groupement des experts comptables spécialisés en évaluation).

En parallèle, il est possible que des règles minimales d’organisation de ce marché des compétences doivent être précisées, de sorte qu’à la fongibilité des compétences soit associée la sécurité des missions partagées entre différents cabinets. Les conditions de responsabilité des différents partenaires, la contractualisation entre les différents cabinets, les modalités de respect de l’éthique, etc..., peuvent être des facteurs accélérateurs dans le développement de missions partagées.

Ce scénario est aussi celui du volontarisme technologique pour la profession, non seulement en direction des cabinets, mais aussi en support pour les clients des experts-comptables. Peuvent être notamment envisagés dans ce cadre la formation et l’information via bases de données et logiciels professionnels, le développement d’une politique permettant aux cabinets d’experts comptables d’utiliser ou d’offrir à leurs clients des plates-formes technologiques...

En parallèle, la re-négociation des prérogatives d’exercice pour les adapter au contexte du virtuel semble constituer un élément important de ce scénario. Ceci tient non seulement à la capacité croissante pour les entreprises d’utiliser le marché électronique des compétences, mais aussi à la possibilité pour les cabinets d’experts comptables d’utiliser ce support pour développer des clientèles nouvelles. La mise à jour des règles actuelles qui organisent les relations entre entreprises et cabinets (publicité, éthique, responsabilité...), ainsi que des moyens de surveillance et de sanction, en découlent en droite ligne.

Plus largement, un effort pour re-définir le métier de l’expert-comptable peut s’avérer nécessaire. Plusieurs frontières sont à re-dessiner : la notion de marché des compétences se dématérialise, de même qu’évolue la nature des intervenants sur ce marché. Dans le même temps, à l’image de ce qui se passe au sein des entreprises clientes, les frontières entre intérieur et extérieur des cabinets deviennent plus poreuses, de telle sorte que sont remises en cause des notions tenant à l’organisation classique des cabinets. Le respect des processus prend le pas sur la régulation des aspects de structure.

Dans ce contexte, les institutions professionnelles peuvent opter pour plusieurs types d’interventions :

  • la régulation, qui peut aller de la labellisation de groupes d’acteurs (auto-régulation) à la négociation de nouvelles règles ordinales
  • la prise en charge directe d’aspects de gestion du secteur ou de groupes de professionnels : formation des personnes, aide au rapprochement des cabinets....
  • la prestation de services à la demande : missions ponctuelles d’audit des compétences, aide à la transformation des petits cabinets,....

CONCLUSIONS

La profession dispose aujourd’hui de la plupart des éléments nécessaires à sa transformation :

  • la prise de conscience que le secteur est entré dans une phase de vaste restructuration s’est généralisée. Elle était déjà observable lors d’une enquête en 1992 : à l’époque, 76% des professionnels partageaient déjà cette vision.
  • le décalage fort entre les discours et la mise en oeuvre concrète de changements renforcent le besoin de définir pour les dix ans qui viennent les grands objectifs de la profession et de dégager une vision globale des transformations à opérer.

 

La décennie qui vient ne soulève pas uniquement des questions quant à la rentabilité des cabinets, et à la nature des clientèles et des missions. C’est plus profondément le positionnement des experts-comptables dans le tissu de production et d’utilisation des informations économiques et financières qui se joue. Les nouvelles technologies constituent un catalyseur de cette nouvelle donne. De même que les marchés électroniques ont fait disparaître les commis de bourse, et de nombreux pans de l’activité des sociétés financières, la dématérialisation ouvre aux cabinets comptables de nouvelles perspectives et de nouveaux métiers .

Les opportunités ainsi créées ne semblent pas devoir jouer plus en faveur des grosses structures intégrées que des petits cabinets indépendants. Seule la capacité d’intégrer les possibilités ouvertes par une fluidité plus grande des compétences dans des marchés élargis peut différencier les acteurs de cette phase inévitable de transition.

Les institutions professionnelles ont un rôle à jouer dans cette transition, pour faciliter l’adaptation de la profession comptable à un environnement différent, en évitant un scénario de Déchirure. Ce rôle est d’autant plus important que les interdépendances entre les différents cabinets sont fortes ; il est d’autant plus délicat que les adaptations à faire devront s’appuyer non pas sur une péréquation des contraintes comme aujourd’hui mais sur une complémentarité des atouts dont disposent déjà de nombreux professionnels.



nb : Trois types de variables ont servis à articuler les scénarios : les variables motrices dont l’influence sur l’environnement est plus importante que la dépendance vis)à-vis des autres variables ; les variables relais qui ont un niveau d’influence élevé sur l’environnement, mais qui sont en même temps très dépendantes de l’évolution des autres paramêtres ; enfin, les variables conséquences, dont la dépendance est forte. Influence et dépendance ont été estimées pour chacune des variables vis-à-vis de toutes les autres (cf annexe).

Play liste de citations pour vivre avec tonicité et sérénité la prochaine décennie

La réussite est la chose la plus naturelle du monde.

Marianne Williamson

 

Le plus grand secret, c'est que la vie n'est pas un processus de découverte, mais de création.

Neale Donald Walsch

 

Les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes

Henry Ford

 

La sérénité dans le désordre est un signe de perfection.

Citations de Proverbes chinois

 

Pour qu'il y ait du chômage quelque part, il faut déjà qu'il y ait du travail. En France, il y a les deux, seulement quand il y a du travail, les travailleurs se plaignent de travailler.

Coluche

 

Ne cherche pas l’eau, cherche la soif.

Proverbe persan

 

Que ton ambition soit de voir, non pas ce que tu pourras tirer du travail, mais ce que tu pourras y mettre de toi.

Baden-Powell

 

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles

Sénèque

 

Au travail, le plus difficile, c'est d'allumer la petite lampe du cerveau. Après, ça brûle tout seul.

Jules Renard

 

Le succès fut toujours un enfant de l'audace.

Prosper Crébillon, Catilina.

 

J'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même.

Joseph Conrad, Le Cœur des ténèbres.

 

Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion.

Saint Augustin.

 

Je n’ai pas échoué. J’ai juste trouvé 10 000 moyens qui ne fonctionnent pas.

Thomas Edison

 

Je cherche quand je veux, je trouve quand je peux.

Albert Einstein.

 

Il faut mieux attraper un torticolis en visant trop haut que devenir voûté en regardant trop bas.

Jacques Chancel

 

Tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas, et il l'a fait.

Winston Churchill

 

Nous sommes ce que nous pensons, tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.

Bouddha

 

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés.

Confucius

 

L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose.

Steve Jobs

 

Une grande part de mon succès est attribuable à ma capacité de me convaincre que je peux réussir quelque chose, même si je n'y connais rien.

Anthony Robbins

 

Qui veut cherche un moyen ; qui ne veut pas cherche une excuse.

Proverbe chinois

 

Toute personne est un maillon d'or dans la chaîne du bien de tous.

Napoléon Hill

 

Ne craignez pas d'avancer lentement, craignez seulement de rester sur place.

Sagesse Chinoise

 

Il n'y a pas « un » caractère d'entrepreneur. Mais il faut « du » caractère pour l'être

 Peter Drucker

 

Je suis le roi du monde », s’est écrié un farfelu en sautant royalement dans la fosse aux tigres du zoo d’Oklahoma City. L’instant d’après, il abdiquait.

Pierre Desproges

 

Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussit, dites-vous que c'est parce qu'un jour quelqu'un a pris une décision courageuse.

Peter Drucker

 

Le succès c'est d'aller d'échec en échec avec enthousiasme.

Winston Churchill

 

Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le Deuxième meilleur moment est maintenant.

proverbe chinois

 

Je vais te dire comment devenir riche. Ferme la porte. Sois craintif quand les autres sont avides. Sois avide quand les autres sont craintifs.

Warren Buffet

Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses périodes de corvée et de triomphe; un début, un combat et une victoire. Mahatma Gandhi

Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve.
Friedrich Hölderlin

 

Que serait la vie sans l'espérance!

Friedrich Hölderlin

 

L'essence de la réalité est mouvement.

Shantarakshita

 

Frappe le ciel et écoute le bruit.

Koan zen

 

A la guerre il est important de savoir reconnaître l’ennemi. Car, sans ennemi, la guerre est ridicule.

Pierre Desproges

 

Think tank et lieux de networking : Le patron de PME ne peut pas être une île

En 2011, votre réussite passe par le développement de vos relations : pour être encore plus visible, plus crédible, progresser au contact des autres. Dans un monde darwinien, le réseau est plus que jamais un ascenseur social et économique indispensable, car on ne peut se développer qu’en faisant partie de groupes sociaux. La génération Y a bien compris la leçon, puisqu'ils fonctionnent de façon instinctive avec des communautés et des réseaux sociaux sur internet. Ils coopèrent à leur façon, en mode transversal. Par ailleurs, un entrepreneur se doit aujourd’hui d’être impliqué dans les grands enjeux sociétaux, montrer clairement qu’il est ouvert à d’autres problématiques qu’une rentabilité à court terme. Il doit pouvoir aussi défendre des causes dans l’intérêt global de la société civile. Aussi, dans ce contexte, il est important pour un patron de PME de pouvoir pratiquer les réseaux sociaux sous toutes leurs formes. Cela peut être des think tank, des clubs de réflexion, des clubs service, des associations à but ludique, épicurien ou social, bref il n’y a pas de limites dans le périmètre. L’important est d’être présent dans ces lieux de brassage facilitant les connexions.

 

Même si cela n’est pas l’objectif initial de ces organismes, des bénéfices peuvent se concrétiser à moyen terme. Exemples :

  • Comprendre les tendances de la société civile
  • Tisser des liens sociaux dans le monde réel
  • Trouver de nouveaux clients
  • Faire évoluer votre offre de produits et services avec des partenaires aux compétences additionnelles
  • S’enrichir de différences culturelles avec des gens d’autres univers que le votre
  • Etre à l’affut de nouvelles idées dans l’air du temps
  • Partage les bonnes pratiques et des expériences
  • Identifier d’autres profils complémentaires au votre pour faire des réponses conjointes à des appels d’offres
  • Etre capable d’anticiper les mutations de votre environnement
  • Rester indépendant sans être isolé
  • Développer des synergies avec d’autres professionnels et organismes
  • Recruter des profils atypiques
  • Obtenir une information privilégiée sur les tendances économiques

 

Cette liste a uniquement pour objectif d’identifier des pistes possibles pour vivre en mode networking et ne peut être considérée comme une prise de position sur les organismes cités. Elle n’a pas pour vocation d’être exhaustive.

 

A gauche en Europe

www.gauche-en-europe.org

Think Tank

AG2E

Action de femmes

www.actiondefemme.fr

Groupe social

 

Action'elles

www.actionelles.fr

Groupe social

 

Administrateurs d'entreprises

www.apia.asso.fr

Business

APIA

Administration moderne

www.administrationmoderne.com

Eco-gestion

 

Aéro Club de France

www.aeroclub.com

Sportif

 

Africagora

www.africagora.org

Groupe social

 

American Consortium on EU Studies

transatlantic.sais-jhu.edu/

Think Tank Europe / International

ACES

 

Aspen France

www.aspenfrance.org

Think Tank Europe / International

 

Association des anciens de l'ENSAE

www.ensae.org

Ecole

 

Association des anciens élèves de Dauphine

www.anciens-dauphine.org

Ecole

 

Association des anciens élèves de l'Ecole des Mines de Paris

www.inter-mines.org

Ecole

 

Association des anciens élèves de l'ENSTA

www.amicale-ensta.org

Ecole

 

Association des auditeurs de l'IHEDN

www.2a-ihedn.org

Ecole

 

Association des cadres catalans de Paris Ile-de-France

www.cadrescatalansparis.com

Business

 

Association des centraliens

www.centraliens.net

Ecole

 

Association des diplômés de l'Agro Paris

www.ingenieursdelagro.org

Ecole

 

Association des diplômés de l'Ecole des ponts et chaussées

www.ponts.org

Ecole

 

Association des diplômés de l'Ecole Navale

www.aovc.org

Ecole

 

Association des diplômés de l'EDHEC

planete.edhec.com

Ecole

 

Association des diplômés de l'EM Lyon

www.em-lyon.com

Ecole

 

Association des diplômés de l'ENA

www.aaeena.fr

Ecole

 

Association des diplômés de l'ENS

www.archicubes.ens.fr

Ecole

 

Association des diplômés de l'ETP

www.sidetp.org

Ecole

 

Association des diplômés de l'IAE

iae.univ-paris1.fr

Ecole

 

Association des diplômés de l'INSEAD

www.inseadalumni.org

Ecole

 

Association des diplômés de Sciences-Po

www.sciences-po.asso.fr

Ecole

 

Association des diplômés de Supaéro

www.supaero.org

Ecole

 

Association des diplômés de Supélec

www.ingenieurs-supelec.org

Ecole

 

Association des diplômés du groupe ESSEC

www.essecnet.com

Ecole

 

Association des diplômés HEC

www.groupehec.asso.fr

Ecole

 

Association des Directeurs Alliance et Chanel [ADALEC]

www.adalec.com

Réseau social

 

Association des directeurs de comptabilité des établissements

www.adicecei.com

Business

 

ADICECEI

Association des directeurs de comptabilité des établissements de crédit

www.adicecei.com/

Business

 

Association des directeurs et responsables d'achats [ADRA]

www.adra.asso.fr

Business

 

Association des femmes chefs d'entreprises

www.fcem.net

Groupe social

 

Association des maires de France

www.amf.asso.fr/

Politique

 

Association des moyennes entreprises patrimoniales [ASMEP]

www.asmep.fr

Business

 

Association ESCP-EAP

www.aaescp-eap.net

Ecole

 

Association européenne des avocats

www.aea-eal.com

Business

 

Association française de stratégie de Développement d'Entreprise

www.afplane.org

Réseau social

AFPLANE

Association française des crédits managers et conseils [AFDCC]

www.afdcc.com

Business

 

Association française des entreprises d'investissements [AFEI]

www.afei.com

Business

 

Association française des entreprises privées [AFEP]

www.amf-france.org

Business

 

Association française des juristes d'entreprise

www.afje.org

Business

 

Association française des trésoriers d'entreprise [AFTE]

www.afte.com

Business

 

Association française du marketing [AFM]

www.afm-marketing.org

Business

 

Association française pour la logistique

www.aslog.org

Business

 

Association France-Québec

www.france-quebec.asso.fr

Loisir

 

Association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel [ANDCP]

www.andcp.fr

Business

 

Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion [DFCG]

www.dfcg.com

Business

 

Association nationale des sociétés par actions [ANSA]

www.ansa.asso.fr

Business

 

Association nationale du marketing [ADETEM]

www.adetem.org

Business

 

Association of corporate travel executives [ACTE]

www.acte.org

Business

 

Association of European Conjuncture Institutes [AIECE]

www.econ.ucl.ac.be

Think Tank Europe / International

 

Association Paris Europlace

www.paris-europlace.net

Business

 

Association pour la liberté économique et le progrès social [ALEPS]

www.libres.org

Business

 

Association pour le développement du mécénat industriel et commercial [ADMICAL]

www.admical.org

Philantropique

 

Association pour le progrès du management [APM]

www.apm.fr

Business

 

Association pour le rayonnement de l'Opéra de Paris [AROP]

www.arop-opera.com

Loisir

 

Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens [ATTAC]

www.france.attac.org

Généraliste

 

Associations des cadres bretons

www.cadres-bretons.fr

Business

 

Benchmarking club de Paris

www.bench-club-paris.asso.fr

Business

 

Bertelsmann Stiftung

www.bertelsmann-stiftung.de

Think Tank Europe / International

 

BRUEGEL Brussels European and Global Economic Laboratory

www.bruegel.org

Think Tank Europe / International

 

Business and Professional Women France

www.bpw-France.org

Groupe social

 

Business network international [BNI]

www.bni.com

Business

 

Café Babel

www.cafebabel.com

Think Tank Europe / International

 

Center for Applied Policy Research

www.cap.uni-muenchen.de

Think Tank Europe / International

 

Center for European Policy Studies [CEPS]

www.ceps.be

Think-Tank

 

Centre d'analyse et de prévision [CAP]

www.diplomatie.fr/cap

Relations Internationales

 

Centre de Recherche pour l'Expansion de l'Economie et le Développement des Entreprises [REXECODE]

www.rexecode.asso.fr

Economie

 

Centre des jeunes dirigeants [CJD]

www.cjd.net

Business

 

Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique [CERAP]

revue-blanquet.com/fr

Généraliste

 

Centre d'études et de prospectives stratégiques [CEPS]

www.ceps-oing.org

Relations Internationales

 

Centre d'études et de recherches internationales [CERI]

www.ceri-sciencespo.com

Relations Internationales

 

Centre d'études prospectives et d'informations internationales [CEPII]

www.cepii.fr

Think Tank

 

Centre for European Reform [CER]

www.cer.org.uk

Think Tank Europe / International

 

Centre for the New Europe

www.cne.org

Think Tank Europe / International

 

Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix d'études stratégiques [CIRPES]

www.cirpes.net

Relations Internationales

 

Cercle Condorcet de Paris

www.cercle-condorcet-de-paris.org

Société

 

Cercle de la mer

www.cercledelamer.com

Sportif

 

Cercle de la voile de Paris

www.regates-cvp.fr

Sportif

 

Cercle de l'étrier

www.etrierdeparis.com

Sportif

 

Cercle de l'union interalliée

www.union-interalliee.fr

Sportif

 

Cercle des banques étrangères

www.actufinance.fr

Business

 

Cercle des nageurs de Marseille

www.cnmarseille.com

Sportif

 

Cercle d'Oc

www.lecercledoc.com

Business

 

Cercle du bois de Boulogne [Tir aux Pigeons]

www.letir.fr

Sportif

 

Cercle Foch

www.cerclefoch.fr

Loisir

 

Cercle Léon Blum

www.cercle-leon-blum.org

Think Tank

 

Cercle Magellan

www.magellan-network.com

Business

 

Cercle Maxim's Business Club [MBC]

mbc-club.org

Business

 

Cercle National des Armées

www.cnaparis.com

Loisir

 

Cercle Oméga

www.cercle-omega.com

Réseau social

 

Cercle républicain

www.cerclerepublicain.com

Think Tank

 

Cercle suédois

www.cercle-suedois.com

Loisir

 

Chambre de commerce et d'industrie franco-irlandaise [CCIFIRL]

www.franceireland.com

Business

 

Chambre de commerce France-Canada

www.ccfc-France-canada.com

Business

 

Chambre de commerce suédoise en France

www.ccsf.fr

Business

 

Chambre franco-allemande de commerce et d'industrie

www.francoallemand.com

Business

 

Chambre officielle de commerce d'Espagne en France

www.cocef.com

Business

 

Chatham House [The Royal Institute of International Affairs]

www.chathamhouse.org.uk

Think Tank Europe / International

 

Clingendael [Netherlands Institute of International Relations]

www.clingendael.nl

Think Tank Europe / International

 

CLORA Club des organismes de recherche associés

www.clora.net

Think Tank Europe / International

 

Club 41 Français

www.club41francais.asso.fr

Philantropique

 

Club Agora

www.club-agora.com

Business

 

Club Averroes

www.clubaverroes.com

Think Tank

 

Club Baltimore

www.baltimore-club.com

Réseau social

 

Club convictions

www.clubconvictions.fr

Généraliste

 

Club de la maison de la chasse et de la nature

www.chassenature.org

Sportif

 

Club de la presse informatique et des télécommunications

www.grandsprixduclub.com

Business

 

Club de l'expansion

www.club-expansion.com/

Business

 

Club de l'horloge

www.clubdelhorloge.fr

Think Tank

 

Club des anciens de PricewaterhouseCoopers

www.clubexpwc.com

Business

 

Club des cordelières

www.club-cordelieres.org

Business

 

Club des croqueurs de chocolat

www.croqueurschocolat.com

Loisir

 

Club des directeurs marketing du secteur des TIC

www.directeurmarketing.com

Business

 

Club des entrepreneurs de la Gironde

www.club-entrepreneurs-gironde.com

Business

 

Club des gentlemen riders et des cavalières de France

www.clubgrc.fr

Sportif

 

Club des vigilants

www.clubdesvigilants.com

Think Tank

 

Club du XXIe siècle

www.21eme-siecle.org

Think Tank

 

Club HRM Women

www.clubwomen.org

Groupe social

 

Club informatique des grandes entreprises françaises [CIGREF]

www.cigref.fr

Business

 

Club Key People

www.key-people.fr

Business

 

Club Marseille la découverte

www.clubmarseille.com

Business

 

Club Nouveau Siècle

www.club-nouveau-siecle.org

Politique

 

Club Proctérien

www.clubprocterien.net

Business

 

Club Ulysse

www.arseg.asso.fr/Club-Ulysse-Elodie-Decreton-travel

Eco-gestion

 

Clubtex

www.clubtex.com

Business

 

Collectif Homoboulot

www.homoboulot.org

Groupe social

 

Comité Colbert

www.comite-colbert.com

Business

 

Comité Européen de Liaison sur les Services d’Intérêt Général

www.celsig.org

Think Tank Europe / International

 

Commentaire

www.commentaire.fr

Revue

 

Compagnie des dirigeants d'approvisionnement et acheteurs de France [CDAF]

www.cdaf.asso.fr

Business

 

Confédération générale des petites et moyennes entreprises [CGPME]

www.cgpme.fr

Business

 

Conférence Olivaint

www.jeunesolivaint.org

Think Tank

 

Confrontations Europe

www.confrontations.org

Think Tank Europe / International

 

Conseil d'analyse de la société [CAS]

www.cas.gouv.fr

Société

 

Conseil d'analyse économique [CAE]

www.cae.gouv.fr

Eco-gestion

 

Conseil économique et social [CES]

www.ces.fr

Généraliste

 

Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France [CNISF]

www.cnisf.org

Ecole

 

ContreTemps

www.editionstextuel.com

Revue

 

Coordination française pour le lobby européen des femmes [CLEF]

www.womenlobby.org

Groupe social

 

Crans Montana Forum

www.cmf.ch

Think Tank

 

CroissancePlus

www.croissanceplus.com

Think Tank

 

Cyber-Elles

www.cyber-elles.com

Groupe social

 

Debout La République

www.debout-la-republique.fr

Politique

 

Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik [DGAP]

www.dgap.org

Think Tank Europe / International

 

Dialogue et Initiative

www.dialogue-initiative.com

Politique

 

Dirigeants commerciaux de France

www.dcf-France.fr

Business

 

East West Institute [EWI]

www.ewi.info

Think-Tank

 

Ecole de Paris de management

www.ecole.org

Ecole

 

Electronic Business Group

www.ebg.net

Business

 

En temps réel

en.temps.reel.free.fr/accueil.htm

Think Tank

 

Energie Intelligence

www.energie-intelligence.environnement.org

Think Tank

 

Entrepreneurs de la zone franche nord littoral

www.ezf13.com

Business

 

Entrepreneurs et dirigeants chrétiens

www.lesedc.org

Business

 

Entreprise et Cité

www.entreprises-et-cites.com

Business

 

Entreprise et Progrès

www.entreprise-progres.net

Think Tank

 

Entreprises & Médias

entreprises-medias.org

Business

 

Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance [ETHIC]

www.ethic.fr

Business

 

Esprit

www.esprit.presse.fr

Revue

 

Esprits d'entreprises

espritsentreprises.xwiki.com

Business

 

Eur-Ifri

www.ifri.org

Think Tank Europe / International

 

Europartenaires

europartenaires.net

Politique

 

Europe 2020

www.europe2020.org

Think Tank Europe / International

 

European American Chamber of Commerce [France]

www.faccparisfrance.com

Business

 

European Club for Human Ressources [ECHR]

www.europeanclub-hr.eu

Think Tank

 

European Ideas Network

www.europeanideasnetwork.com

Think Tank Europe / International

 

European Network of Economic Policy Research Institutes [ENEPRI Network]

www.enepri.org

Think-Tank

 

European Policy Centre

www.theepc.be

Think Tank

 

European Policy Centre [EPC]

www.epc.eu

Think Tank Europe / International

 

European Policy Forum

www.epfltd.org

Think Tank Europe / International

 

European Policy Institute

www.epin.org

Think Tank Europe / International

 

European Policy Institutes Network [EPIN]

www.epin.org

Think-Tank

European Professional Women's Network Paris

www.parispwn.net

Groupe social

 

Fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère [FSALE]

www.legionetrangere.fr

Philantropique

 

Fédération française des courtiers d'assurances et de réassurances

www.csca.fr

Business

FCA

Fédération nationale des amicales aveyronnaises

www.fna12.org/fna12

Loisir

 

Femmes 3000

www.femmes3000.fr

Groupe social

 

Femmes Business Angels

www.femmesbusinessangels.org

Groupe social

 

Femmes Leaders

www.femmesleaders.com

Groupe social

 

Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme

www.fph.ch

Think Tank Europe / International

 

Fondation Concorde

www.fondationconcorde.com

Think Tank

 

Fondation Copernic

www.fondation-copernic.org

Think Tank

 

Fondation Gabriel Péri

www.gabrielperi.fr

Généraliste

 

Fondation Jean Jaurès

www.jean-jaures.org

Think Tank

 

Fondation Madariaga

www.madariaga.org

Think Tank Europe / International

 

Fondation pour l’innovation politique [FONDAPOL]

www.fondapol.org

Think Tank Europe / International

 

Fondation pour la Recherche Stratégique

www.frstrategie.org

Think Tank Europe / International

 

Fondation Prometheus

www.promethee.fr

Think Tank

 

Fondation Robert Schuman

www.robert-schuman.org

Think Tank Europe / International

 

Foreign Policy Centre [FPC]

www.fpc.org.uk

Think Tank Europe / International

 

Forum Carolus

www.forum-carolus.org

Think Tank Europe / International

 

Forum Europe

www.forum-europe.com

Think Tank Europe / International

 

France-Amériques

www.france-ameriques.org

Loisir

 

French American Fondation

www.french-american.org

Think Tank

FAF

French Jaguar Drivers Club

www.fjdc.asso.fr

Loisir

 

Friedrich Ebert Stiftung

www.fes-europe.eu

Think Tank Europe / International

 

Friedrich Naumann Stiftung

www.fnst-maghreb.org

Think Tank Europe / International

 

Friends of Europe / Les Amis de l’Europe

www.friendsofeurope.org

Think Tank Europe / International

 

Frontières en Finance

www.frontiers-in-finance.com

Business

 

Fundacion para el Analisis y los Estudios Sociales [FAES]

www.fundacionfaes.org

Think Tank Europe / International

 

Fundacion Real Instituto Elcano

www.realinstitutoelcano.org

Think Tank Europe / International

 

Futuribles

www.futuribles.com

Revue

 

Gauche moderne

www.lagauchemoderne.org

Politique

 

Géostratégies 2000

www.geo2000.org

Think Tank Europe / International

 

German Marshall Fund of the United States

www.gmfus.org

Think Tank Europe / International

 

Golf de Morfontaine

www.golfdemorfontaine.fr

Sportif

 

Golf de Saint-Cloud

www.golfsaintcloud.com

Sportif

 

Golf de Saint-Nom-La Bretèche

www.saint-nom-la-breteche.org

Sportif

 

Golf du Sart

www.golfdusart.com

Sportif

 

Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité [GRIP]

www.grip.org

Think Tank Europe / International

 

Groupe des Belles Feuilles

www.gbf.net

Think Tank Europe / International

 

Groupe des réformateurs

www.lesreformateurs.com

Eco-gestion

 

Groupe d'Evian

www.eviangroup.org

Think Tank

 

Groupement des acteurs et responsables de la formation [GARF]

www.garf.asso.fr

Business

 

Hanns Seidel Stiftung

www.hss.de

Think Tank Europe / International

 

Havard Business School Club de France

www.hbsclubfrance.org

Ecole

 

Heinrich Böll Stiftung

www.boell.be

Think Tank Europe / International

 

Hénokiens

www.henokiens.com

Business

 

Héritage et progrès

www.heritage-progres.com

Eco-gestion

 

Hérodote

www.herodote.org

Revue

 

Honorix

www.honorix.org

Business

 

IMS - Entreprendre pour la cité

www.imsentreprendre.com

Philantropique

 

Information, Presse & Communication

www.infopressecom.org

Business

 

Institut Choiseul

www.choiseul.info

Think Tank Europe / International

 

Institut d’Etudes de Sécurité de l’Union européenne [IES-UE]

www.iss-eu.org

Think Tank Europe / International

 

Institut de l'entreprise [IDEP]

www.institut-entreprise.fr

Think Tank

 

Institut de Locarn

www.institut-locarn.com

Think Tank

 

Institut des relations internationales et stratégiques [IRIS]

www.iris-france.org

Think Tank Europe / International

 

Institut d'Etudes de Sécurité [IES-UE]

iss-eu.org

Europe

 

Institut économique Molinari

www.institutmolinari.org

Eco-gestion

 

Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe [MEDEA]

www.medea.be

Think Tank Europe / International

 

Institut français de l'audit et du contrôle interne [IFACI]

www.ifaci.com

Business

 

Institut français de recherche sur les administrations publiques [IFRAP]

www.ifrap.org

Think Tank

 

Institut français des administrateurs [IFA]

www.ifa-asso.com

Business

Institut français des relations internationales [IFRI]

www.ifri.org

Think Tank Europe / International

 

Institut Kervégan

www.institut-kervegan.com

Think Tank

 

Institut Montaigne

www.institutmontaigne.org

Think Tank Europe / International

 

Institut of Directors

www.iod.com

Business

IOD

Institut Paul Delouvrier

www.delouvrier.org

Eco-gestion

 

Institut Royal des Relations Internationales

www.irri-kiib.be

Think-Tank

IRRI

Institut Thomas More

www.institut-thomas-more.org

Think Tank Europe / International

 

Institut Turgot

www.turgot.org

Think Tank

 

InterFrench

www.interfrench.com

Business

 

International Crisis Group

www.icg.org

Think Tank Europe / International

ICG

International Relations and Security Network

www.isn.ethz.ch

Think-Tank

 

International Security Information Service Europe

www.isis-europe.org

Think Tank Europe / International

ISI

Istituto Affari Internazionali

www.iai.it

Think Tank Europe / International

 

Istituto Bruno Leoni

www.brunoleoni.it

Think Tank Europe / International

 

Istituto per gli Studi di Politica Internazionale [ISPI]

www.ispionline.it

Think Tank Europe / International

ISPI

Jeune Chambre économique française

www.jcef.asso.fr

Business

JCEF

Kangaroo Group

www.kangaroogroup.eu

Think Tank Europe / International

 

Kiwanis Club

www.kiwanis.fr

Philantropique

 

Konrad Adenauer Stiftung / Bureau de Bruxelles

www.kas.de

Think Tank Europe / International

 

La Grande Loge de France

www.gldf.org

Franc-Maçon

GLDF

La Grande Loge Féminine de France

glff.org

Franc-Maçon

GLFF

La Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm

www.glf-mm.org

Franc-Maçon

 

La Grande Loge Mixte de France

www.glmf.fr

Franc-Maçon

 

La Grande Loge Mixte Universelle

www.glmu.org

Franc-Maçon

 

La Grande Loge Nationale Française [GLNF]

www.glnf.asso.fr

Franc-Maçon

 

La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra

www.gltso.org

Franc-Maçon

 

La Maison de l’Europe de Paris

www.paris-europe.com

Think Tank Europe / International

 

La Pelle

www.lapelle-marseille.com

Sportif

 

La République des Idées

www.repid.com

Think Tank

 

La revue des deux mondes

www.revuedesdeuxmondes.com

Revue

 

Laboratoire Social Actions Innovations Réflexions Echanges [LASAIRE]

www.lasaire.net

Eco-gestion

 

Ladies' Circle International

www.lcfrance.org

Groupe social

 

L'Ami public

www.amipublic.com

Think Tank

 

L'Autre Cercle

www.autrecercle.org

Groupe social

 

Le Cercle

www.lecercle.asso.fr

Business

 

Le Cercle de l'III

www.cercle-de-lill.org

Business

 

Le Cercle des économistes

www.lecercledeseconomistes.asso.fr

Think Tank

 

Le Cercle Européen

www.cercle-europeen.eu

Loisir

 

Le Débat

www.le-debat.gallimard.fr

Revue

 

Le Droit Humain

www.droit-humain.org

Franc-Maçon

 

Le Grand Orient de France [GODF]

www.godf.org

Franc-Maçon

 

Le Kempferhof

www.golf-kempferhof.com

Sportif

 

Le Passant Ordinaire

www.passant-ordinaire.com

Revue

 

Le plan

www.plan.gouv.fr

Généraliste

 

Le siècle

www.republique-des-lettres.fr/10268-le-siecle.php

Société

 

Le Siècle

www.syti.net/Organisations/LeSiecle.html

Think Tank

 

Les Centaures

www.centaures.com

Loisir

 

Les Enfants de Cambacérès

www.cambaceres.net

Groupe social

 

Les Pyramides

www.les-pyramides.com

Sportif

 

Les Vieilles Tiges

www.vieillestiges.com

Sportif

 

Lions Club

www.franceleo.org

Philantropique

 

Lions Club

www.lions-France.org

Philantropique

 

Ludwig Von Mises Institute

mises.org

Think Tank Europe / International

 

Lyceum Club International

www.fflci.com

Groupe social

 

Mensa

www.mensa.fr

Loisir

 

MiddleNext

www.middlenext.com

Business

 

Mil Neuf Cent

revue1900.org

Revue

 

Mouvement chrétien des cadres et dirigeants

www.mcc.asso.fr

Business

 

Mouvement des entreprises de France [MEDEF]

www.medef.fr

Business

 

Mouvement Européen

www.mouvement-europeen.be

Think-Tank

 

Mouvement Européen France

www.mouvement-europeen.org

Think Tank Europe / International

 

New Defence Agenda [NDA]

www.securitydefenceagenda.org

Think Tank Europe / International

 

Notre Europe

www.notre-europe.eu

Think Tank

 

Observatoire Français des Conjonctures Economiques

www.ofce.sciences-po.fr

Economie

OFCE

Observatoire Social Européen [OSE]

www.ose.be

Think Tank Europe / International

 

Ordre de Malte

www.ordredemaltefrance.org

Philantropique

 

PariGones

www.parigones.net

Loisir

 

Paris Golf & Country Club

www.pariscountryclub.com

Sportif

 

PLAN B+

www.promethee.asso.fr

Think Tank Europe / International

 

Poètes, essayistes, nouvellistes

www.penclub.fr

Philantropique

PEN Club

Polo de Paris

www.polodeparis.com

Sportif

 

Press Club de France

www.pressclub.fr

Business

 

Racing Club de France

www.racingclubdefrance.net

Sportif

 

Raisons d'agir

raisonsdagir.org

Politique

 

RAND Corporation [Research and Development Corp.]

www.rand.org

Think Tank Europe / International

 

Réseau Entreprendre

www.reseau-entreprendre.org

Business

 

Réseau francophone des femmes d'affaires noires

www.rffan.org

Groupe social

 

ResPublica

www.respublicanova.fr

Revue

 

Réunir

www.reunir.asso.fr

Politique

 

Réussir

www.reussir.org

Business

 

Richelieu International

www.richelieu.org

Philantropique

 

Ritz Health Club

www.ritzparis.com

Sportif

 

Rotaract

www.rotaract-France.org

Philantropique

 

Rotary Club

www.rotary-francophone.org

Philantropique

 

Saint James Paris

www.saint-james-paris.com

Loisir

 

Slow Food France

www.slowfood.com

Loisir

 

Societal

www.societal.fr

Revue

 

Société des amis de l'Ecole polytechnique

www.polytechniciens.com

Ecole

 

Société des anciens élèves de l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers

www.arts-et-metiers.asso.fr

Ecole

 

Société du Mont-Pèlerin

www.montpelerin.org

Think-Tank

 

Société française des analystes financiers [SFAF]

www.sfaf.com

Business

 

Soroptimist International

www.soroptimist.asso.fr

Groupe social

 

Stade français

www.stade.fr

Sportif

 

Standard Athletic Club

www.standac.com

Sportif

 

Stanford Business Club

www.stanford-business-club.asso.fr

Ecole

 

Stiftung Wissenschaft und Politik [German Institute for International and Security Affairs]

www.swp-berlin.org/en

Think Tank Europe / International

 

Stockholm Network

www.stockholm-network.org

Think Tank Europe / International

 

Syndicat national des entreprises gaies [SNEG]

www.sneg.org

Groupe social

 

Table ronde française

www.tablerondefrancaise.com

Réseau social

 

Tennis-club de Paris

www.tennisclubdeparis.fr

Sportif

 

The Aspen Institute

www.aspeninstitute.org

Think Tank Europe / International

 

The Center

www.thecenter.eu

Think-Tank

 

The Cicero Foundation

www.cicerofoundation.org

Think Tank Europe / International

 

The European Institute

www.europeaninstitute.org

Think Tank Europe / International

 

The Federal Trust for Education and Research

www.fedtrust.co.uk

Think Tank Europe / International

 

The Independent Commission for the Reform of the Institutions and Procedures of the Union [ICRI]

www.icri.org.uk

Think Tank Europe / International

 

The Lisbon Council

www.lisboncouncil.net

Think Tank Europe / International

 

Trans European Policy Studies Association / TPSA

www.tepsa.be

Think Tank Europe / International

 

Transatlantic Policy Network

www.tpnonline.org

Think Tank Europe / International

 

Travellers

www.thetravellersparis.com

Business

 

Union des chambres de commerce et d'industrie françaises à l'étranger [UCCIFE]

www.uccife.org

Business

 

Union des patrons juifs de France

www.upjf.org

Groupe social

 

Union régionale des ingénieurs et des scientifiques d'Aquitaine

www.urisa.fr

Business

 

URISA

Villa Primrose

www.villaprimrose.com

Sportif

 

Wilton Park

www.wiltonpark.org.uk

Think Tank Europe / International

 

Wine & Business Club

www.winebusinessclub.fr

Loisirs

 

Women's Forum for the economy and society [WEFCOS]

www.womens-forum.com

Groupe social

 

World Economic Forum

www.weforum.org/en/index.htm

Think-Tank

 

World Entrepreneurship Forum

www.world-entrepreneurship-forum.com/2010/

Think Tank

 

Yacht Club de France

www.ycf-club.fr

Sportif

 

Young Presidents' Organization

www.ypo.org

Business

 

Zonta Club de France

www.zontaclubsfrance.org

Groupe social

 

Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale

http://www.industrienationale.fr/

Business

 

Play liste de pistes pour 2020

Regardez cette vidéo ! Elle est absolument étonnante et vous n'arrêterez pas d'y repenser. Cliquez sur View Subtitles et choisissez la langue que vous voulez. Vous êtes sur le point de regarder une vidéo de présentation de Pranav Mistry, un PhD qui travaille au MIT, et ce Monsieur nous montre son invention, le SixthSense. Et le monde sera différent demain grâce à cette invention !

Lien : l'ordinateur portable révolutionnaire!

http://www.20minutes.fr

se, l'ordinateur du futur. Et ne rigolez pas, son invention est aussi bouleversante que géniale.Même s'il commence sa présentation avec ses Stickies, des Post-It interactifs, et ses gants pour remplacer la souris, ça devient très intéressant et bluffant quand il commence à parler de son stylo numérique, puis de l’intégration de Google Maps dans le monde réel. Et on décolle carrément avec son SixthSense (à partir de la 5e minute). Un ordinateur qui libère les pixels et le monde numérique !

Pour ceux qui le souhaitent, voici le lien vers les 123 pages du rapport de la célèbre Central Intelligence Agency américaine, projetant le monde en 2020.

www.intuitio.org/?p=694

L’accès facilité à la connaissance et l’émergence des réseaux sociaux imposent d’aborder l’innovation et la créativité sous un angle différent en laissant plus de place à l’ouverture, au partage, à la co-création et à l’interdisciplinarité.   Lien : Les "tiers lieux", espaces de travail pour stimuler l'innovation et la créativité

http://www.zevillage.net

 

Le développement durable pourrait faire partie intégrante du cœur de métier des entreprises d’ici moins de dix ans

Lien : Les chefs d'entreprise considèrent le développement durable comme une composante clef de leur succès

http://www.cdurable.info

 

L’informatique dans les nuages devient une réalité : toute l’actualité sur les réseaux télécoms

www.reseaux-telecoms.net

 

Un très beau texte de Steve Jobs devant les étudiants de Harvard « Ayez faim, soyez fous ! » ! »

http://news.stanford.edu/news/2005/june15/jobs-061505.html

 

Les 20 métiers qui ont le vent en poupe : L'évolution des besoins de la société et l'apparition de certaines contraintes légales ont favorisé l'éclosion de nouvelles fonctions au sein des entreprises

 www.journaldunet.com/management/emploi-cadres/metier-d-av...

 

Les grandes tendances du monde du travail dans les entreprises internationales à l’horizon 2020

http://valinkeoetudes.hautetfort.com

 

Le crowdsourcing gagne en popularité dans les entreprises : Qu’ont en commun General Electric (GE), l’un des plus grands groupes industriels du monde, et la chanteuse britannique Lily Allen ?

Lien :Comment les entreprises font appel aux contributions extérieures pour trouver de nouvelles idées

www.entrepriseglobale.biz

 

15 commandements pour être heureux ! Démotivation, lassitude ou même stress... Ces maux sont l'expression d'un sentiment de ras-le-bol éprouvé par de plus en plus de cadres.

http://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/bo...

 

Comment gérer sa vie personnelle et professionnelle pose bien souvent problème. Retrouvez tous les conseils et les dossiers du Journal du Net Management.

www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/

 

La mémoire du futur, 3 visions étalées dans le temps : At&T de 1993, réaliste et les 2 autres édifiantes !

www.paperblog.fr/2377224/la-memoire-du-futur/

 

Le Women's Forum for the Economy and Society. Lieu de débat, de partage, de réflexion et d’action qui donne la parole aux femmes sur tous les grands enjeux, actuels et futurs, de nos sociétés

www.deauville-2010.fr/FR/agenda/131/womens-forum/?dateId=167

 

D’après une récente étude, si les entreprises devraient dans les années à venir continuer à réduire, par souci d’économie, l’espace de travail réservé à leurs salariés, elles vont devoir, dans le même temps, multiplier

Les lieux propices aux échanges entre collaborateurs.

Lien : En 2030, un bureau convivial sinon rien | Courrier Cadres

www.courriercadres.com

 

La poussée des femmes, et de l’esprit féminin en général, dans les sociétés humaines semble être une évidence. Pourtant, les fortes résistances ci et là dans le monde fait s’interroger.

Lien : la gouvernance du monde est elle en voie de féminisation?

http://www.lesnouvellesnews.fr

 

Installé à Illkirch en 2003, Domain Therapeutics, « spin-off » issue des laboratoires du CNRS à Gif-sur-Yvette, est devenu l'un des fleurons du pôle de compétitivité Alsace Biovalley.

Lien : Domain Therapeutics a fait la "bonne pioche" en Alsace

http://entrepreneur.lesechos.fr

 

Is business getting girly ? Cerveau gauche féminin, cerveau droit masculin: avantage comparatif dans l’économie moderne ?

www.fastcompany.com/1673312/is-business-getting-girly-don-draper-reports?partner=leadership_newsletter

 

Comment nous allons rebondir… Le visage de notre pays dans 10 ans. Notre vieux pays, inventeur du culte de la Raison, est en vérité le plus déraisonnable qui soit

www.capital.fr/le-magazine/magazine-n-227

 

Ça y est, après des années d’efforts pour essayer de démontrer qu’il n’y avait pas que les garçons qui s’intéressaient aux tendances du web et aux machins de geek, voici la preuve !

Lien : L'homme est plus intelligent que la femme...

www.presse-citron.net

 

 

Le livre de chevet des hommes d’affaires : L'art de la guerre au féminin. Ce livre énonce un ensemble de techniques et de stratégies permettant de remporter une victoire, d'où l'engouement aussi des autres hommes de pouvoir – économique et politique – pour ce traité plein de sagesse.

www.maviepro.fr/magazine/ma-vie-perso/lart-de-la-guerre-a...

 

Des études, des rapports et des enquêtes réalisés par des organismes publics ou privés

en libre accès, sur la situation des femmes au travail

www.maviepro.fr/observatoire/documentation

 

La France est en retard dans son objectif «Europe 2020» de réduction du nombre de jeunes en décrochage scolaire. Elle doit se soumettre à beaucoup de changements…

Lien : French education to undergo ‘a lot of change’ | EurActiv

www.euroactiv.com

 

L’observatoire de la parité entre les hommes et les femmes afin de faire progresser la situation des femmes, installé par François Fillon.

Lien : L’avenir incertain de la parité

www.lesnouvellesnews.fr

 

Les entreprises doivent-elles intégrer les nouveaux outils technologiques utilisés par leurs employés dans leur organisation pour rester compétitive ?

Les entreprises "dépassées" par les outils technologiques de leurs employés

www.commentcamarche.net

 

La maison de Microsoft à l’échelle de l’avenir avec chambres interactives, des plats que les cellulaires chargent et où aucun mur ou table ne sont sûrs d’être des appareils numériques.

Le tour virtuel de la maison du futur de Microsoft

http://www.cio.com

 

PME+ En mode survie+ 10 services valeur ajoutée+ Marchés étrangers+ La juste évaluation+ Faire croître ma PME+ Vos actifs à la rescousse

Réseaux nouveaux | CAmagazine.com

www.camagazine.com

 

Publication de magazine et de guides culturels du Sud-ouest: Guide béarnais gourmand, Portrait sur les écrivains, magazine Revista sur l'art et la culture.

Joël de Rosnay L'Odyssée 2020 - ARTICLE REVISTA - MAGAZINE & EDITION

www.revista.fr

http://www.scenarios2020.com/

 

Voici une émission intéressante d'universcience.tv sur la Réalité Augmentée et ses applications.On y découvre la société française Total Immersion

Lien : Réalité Augmentée : un aperçu du futur proche - Marketing et Technologies, Blog de Julien Bonnel

www.jbonnel.com

 

Des réactions disproportionnées, des peurs touchant aux fondements mêmes du « vivre ensemble » peuvent expliquer les débats actuels sur un retour à l'éthique et traduire une sorte d'effroi face aux demandes d'extension des libertés individuelles.

Lien : Retour à l'éthique ou panique morale ? - Article - Constructif -

www.constructif.fr

 

En 2030, êtres humains et machines auront fusionné. Tel est l’avenir annoncé par Ray Kurzweil, l’une des vedettes de la prospective scientifique.

Lien : FUTUROLOGIE • Paroles de technoprophète | Courrier international

www.courrierinternational.com

 

Vers 2020 les enfants de la génération Y entreront sur le marché du travail. Dans le cas où la civilisation existe toujours…

Lien : Le recrutement des “digital natives” en 2020 | Generation Y 2.0

www.generationy20.com

 

Une université britannique et plusieurs de ses collègues américaines testent un dispositif permettant de faire passer des examens à distance

Lien : Passer ses examens à la maison grâce à un cyber-surveillant - PC INpact

www.pcinpact.com

 

La réalité augmentée (RA) fait partie des innovations qui composent le web de demain, un univers où le numérique rejoint la réalité dans l'espace et dans le temps.

Lien : 10 innovations qui changent l'entreprise

http://pro.01net.com

 

Une belle façon d'évoquer l'évolution d'une voiture, d'une marque...et de son futur !

Lien : Peugeot | Motion & Emotion

www.new-peugeot.com

 

De la conquête de nouveaux clients, à votre stratégie e-business……1 atout, 2 magazines

OpinionWay lance l'Observatoire de la dématérialisation - e-marketing.fr : Instituts d'études, Dématérialisation

www.e-marketing.fr

 

Les logos évoluent en même temps que les entreprises et les époques. Découvrez les nouvelles tendances.

Lien : Les tendances des logos - Journal du Net Management

www.journaldunet.com

 

Les robots arrivent dans notre quotidien et ce n’est plus de la science-fiction ! Robots pour les loisirs, robots de surveillance, robots médicaux ou d’aide aux personnes âgées.

Lien : LE CUBE - Centre de création numérique

www.lecube.com/

 

The biggest rumble down south was between a pair of location-based gaming services: Austin-based Gowalla and New York-based Foursquare

Lien : Location, Location, Location - 10 Tech Trends for 2010 - TIME

www.time.com

 

The iPad is retrograde. It tries to turn us back into an audience again." (Buzzmachine. Jeff Jarvis)Au lendemain de la sortie de l'iPad aux Etats Unis, Jeff Jarvis qualifiait le nouveau bébé d'Apple de machine à faire régresser les usages.

Lien : L'iPad : régression ou avancée ? | mikiane.com

www.mikiane.com

 

Avec la montée en charge des systèmes de retraite et la dégradation du marché du travail, la pauvreté, qui touchait hier essentiellement des personnes âgées, concerne aujourd'hui surtout des jeunes.

Lien : Pauvreté : le chassé-croisé jeunes/vieux

www.alternatives-economiques.fr

 

Un BarCamp est une "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp.

http://barcamp.org/Barcamp-Femmes-Entrepreneurs

 

Nous vous avions parlé du lancement du magazine français Planète Robots. Le nouveau numéro, le troisième vient de paraître aujourd'hui en France.

Lien : Le Magazine Planète Robots no3 est sorti (Avril-Mai 2010)

www.robotshop.com

 

Comment remédier au fâcheux processus de remettre au lendemain vos taches d’aujourd’hui : la procrastination !

 Lien : cadremploi : Journée mondiale de la procrastination

www.cadremploi.fr

 

Pour la nouvelle sortie de la nouvelle étude « Post-Crisis Luxuries, les nouveaux visages du luxe ». Rêvez, vous dont le pouvoir d'achat stagne et qui ne fréquentez plus que le hard discount que par stricte nécessité

Lien : Soyez heureux, la crise est finie ! : Marketing Is Dead

http://marketingisdead.blogspirit.com

 

8 entreprises françaises qui ont choisi les Google Apps : Qu'elles soient grands comptes ou bien PME, les entreprises françaises sont de plus en plus nombreuses à faire confiance aux Google Apps.

Lien : 8 entreprises françaises qui ont choisi les Google Apps - Journal du Net Solutions

www.journaldunet.com

 

Tous au solaire en 2020 ???? l’association professionnelle pour l’énergie solaire, Enerplan, sur les marchés du photovoltaïque et du solaire thermique ainsi que sur leurs perspectives.

Lien : Le marché du solaire en France : état des lieux - Batiactu

www.batiactu.com

 

HIGH-TECH - Il permet de récupérer des informations grâce à son téléphone portable... : une expérimentation pour les demandeurs d’emploi.

Lien : Le code-barres débute à télévision - 20minutes.fr

www.20minutes.fr

 

Le Comdex renaît sur Internet. Une initiative qui devrait faire tâche d'huile : les salons virtuels sont moins coûteux en temps et en argent

Lien : Quand les salons professionnels misent sur le virtuel

www.atelier.fr

 

Lady Gaga, un prototype en version concentrée de la next génération ????

Lien : Lady Gaga: Oh La La! /// Agence marketing digital, viral, buzz et media sociaux ★★★ Vanksen|Cultur..

www.culture-buzz.fr

 

15 avril : Grandes tendances du monde du travail à 2020
…et réflexions sur Valeurs, Organisations et Leadership

http://clubdebudapest.org

 

Meetings* est l'outil le plus efficace pour mener au succès les actions décidées en réunion.

Lien : Avec la solution Meetings, boostez vos réunions, Tenez vos objectifs ! Augmentez votre productivité.

www.mymeetingsondemand.com

 

J’étais venu pour comprendre comment les pratiques des réseaux sociaux pourraient s’appliquer au monde de l’entreprise et voir si certains secteurs d’activité traditionnelle avaient déjà basculé dans l’ère numérique.

Lien : collaborative Business for non-Geeks|frenchxsw

www.frenchxsw.com

 

Serious Game d’éducation critique à Internet pour les ados (12-16 ans). 2025 : tu es Net Détective. Des traces du passé resurgissent. Aide-les Internautes !

www.2025exmachina.net

 

Add network services, flexibility, and security to your Cisco Borderless Network with Cisco Borderless Access solutions. Find out how your organization can:

Lien : Borderless Networks Experience - Cisco Systems

www.cisco.com

 

On les appelle les mégapoles. Ultra peuplées, ces villes se sont développées à outrance. Tokyo, Bombay, Buenos Aires... Elles comptent des millions voire des dizaines de millions d'habitants. Sur … Hébergé par OverBlog

Lien : LES MEGAPOLES --- - CHIENNE DE VIE

www.chienne-de-vie.com

 

Conversation d'avenirs la décennie 2010 / 2020 : depuis les salles du palais de tokyo, jacques attali converse avec la journaliste stéphanie bonvicini et évoque les grands enjeux de l'avenir.

Lien : Conversation d'avenirs : la décennie 2010 / 2020 - Télé Loisirs

www.programme-tv.net

 

Pour l'université de Kharkov, étudier l'activité cérébrale pour déterminer le degré de compréhension d'un élève améliore l'apprentissage à distance. Mais repérer une difficulté et s'y adapter sont deux choses différentes.

Lien : Pour s'adapter au niveau de l'apprenant, l'ordinateur cible les pensées

www.atelier.fr

 

Check Point Abra : tout le bureau dans une clé USB. Comment transformer n'importe quel PC en ordinateur d'entreprise totalement sécurisé ? Check Point a trouvé la solution avec la clé USB Abra développée en collaboration avec SanDisk. Avec elle, les collaborateurs nomades vont pouvoir se connecter au réseau de l’entreprisese en toute sécurité, en tout lieu et à partir de tous les PC.

Afficher la suite

www.itrmobiles.com

 

Ce blog a pour vocation de favoriser l'intégration des jeunes dans l'entreprise. L'entreprise est en train de vivre un choc démographique mais aussi un basculement des valeurs. De nos différences, faire de vraies complémentarités.

Lien : Avec la Génération Y

www.thera-conseil.typepad.com

 

A quoi peut ressembler le monde de l'entreprise dans 20 ans, avec des illustrations des scénarios possibles, des convergences

Entreprise 2030 devenez membre sur FaceBook !

 

Découvrez les résultats de la 8e édition de l'enquête sur les pratiques de veille et d'Intelligence économique réalisée auprès de 226 entreprises par l'Arist Bretagne

Lien : Résultat de l'enquête sur vos pratiques de veille - Innovation en Bretagne2

www.bretagne-innovation.tm.fr

 

Quelles sont les perspectives qui se dessinent pour les 10 prochaines années ? Quelles perspectives, mais surtout, quels passages obligés pour l’internet ?

Lien : Luc-Olivier Lafeuille - Prospective : Les 7 voies d’innovation du “WEB” de 2010 à 2020 - Partie 1/4

http://luc-olivier.com

 

Nicolas Bordas, PDG de TBWA France, fournit les clés et les secrets des idées qui cartonnent.

Lien : Trouver l'idée qui tue - Journal du Net Management

www.journaldunet.com

 

Mobile World Congress : toutes les nouveautés mobiles ! sur Tech' You!. Réagissez aux dernières tendances de l'innovation technologique : émission, blog, questions réponses, nouveautés produits et bien plus encore.

Lien : Mobile World Congress : toutes les nouveautés mobiles ! – Tech' You!

www.techyou.fr

 

L’éditeur CA veut inciter les entreprises à se convertir au cloud computing. Il met ainsi en place des sessions d’échanges basées sur des expertises de spécialistes du cloud comme Revevol, Amazon Web Service ou Capgemini

Lien : CA lance sa campagne pro-cloud computing | ITespresso.fr

www.itespresso.fr

 

Parmi toutes les innovations du Palmarès NETEXPLORATEUR 100, des experts internationaux élisent les 10 «NETEXPLORATEURS de l’année » qui illustrent les initiatives les plus prometteuses du numérique.

Lien : Le Top 10 | Netexplorateur

www.netexplorateur.org

 

Un petit génie du laboratoire média de MIT près de Boston, Pranav Mistry, a mis ensemble, pour 350 dollars, un téléphone cellulaire, un mini-projecteur, une mini-caméra sensible aux mouvementsqu… Hébergé par OverBlog

Lien : Sixthsense l'après Surface de Microsoft - Le blog des tendances design, technologies, architecture,

www.alltrends.over-blog.net

 

La prestation remarquable de Vinvin, un personnage culte de la blogosphère lors de l'événement TEDx à Paris. Et en plus Vinvin, cela rime avec 2020 !!!

Lien : Cyrille de Lasteyrie: Le Vinvin show de clôture ! | TEDx Paris

www.tedxparis.com

 

Un an d'existence déjà, il était temps pour votre site Toutpourchanger.com de faire le bilan. Vous êtes déjà plusieurs centaines d'abonnés, et votre nombre ne cesse de croître.

Lien : Toutpourchanger.com, un an pour changer de vie ! - Tout pour changer !

www.toutpourchanger.com

 

Pour quand toute la documentation d'un congrès sur une Itablet ? 2010 ? 2011 ?... 2020 ???? Un pronostic ???L'Itablet, ou l'Ipad d'Apple dans les écoles en France en 2011 ? | Le site de la blugture…

Lien : L'Itablet, ou l'Ipad d'Apple dans les écoles en France en 2011 ? @ Le site de la blugture

www.blugture.com

 

Je n’ai pas fait HEC, mais j’ai lu le dernier livre de Florence Noiville: il est au cœur de l’actualité.Pourquoi?Parce que, après être quand même passé à deux doigts d’un cataclysme économico-financier…

Lien : « J’ai fait HEC et je m’en excuse… » : une prise de conscience. - Université Hommes-Entreprises

www.universitehommes-entreprises.com

 

Une vision stratégique pour l’entreprise « à énergie IT » dans l’économie numérique du 21ème siècle

pro.01net.com

 

Romain Limouzin, étudiant à l'Ecole des Ponts ParisTech, est le vainqueur du Prix de l'entreprise 2020, un concours organisé par l'Institut de l'Entreprise, en partenariat avec "Les Echos", auprès d'étudiants invités à imaginer "l'entreprise en 2020". ...

Lien : 2020 sous les Saules - Economie & Entreprise - Politique économique

www.les-cercles.fr

 

Conjoncture : Les Chinois bientôt rois de la consommation… Les ménages chinois gagnent plus et épargnent moins. En conséquence, Crédit Suisse estime que la Chine pourrait détrôner les Etats-Unis au premier rang mondial de la consommation à l'horizon 2020.

Lien : Les Chinois bientôt rois de la consommation

www.lefigaro.fr

 

L'université de Laval donne désormais certains cours dans des amphithéâtres virtuels contenant jusqu'à trois cents ''places''. Originalité : la plate-forme se subdivise en temps réel pour des travaux en équipes. Les amphis virtuels facilitent le travail en petit groupe

http://www.atelier.fr/usages/10/18012010/classe-virtuelle...

 

Que nous réserve la décennie 2010/2020 ? Sera-t-elle altruiste ou égoïste ? Qu'est ce qui est à craindre devant nous, à espérer, à attendre, à entendre ? Quels pourraient être les grands conflits ?

Lien : La décennie 2010/2020 | Public Sénat

www.publicsenat.fr

 

Flash back sur le lancement de l’exercice de prospective "France 2025" par Eric Besson initié en 2008 par le Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la prospective de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

Lien : Pour préparer France 2025: un premier état des lieux - Centre d’Analyse Stratégique

www.strategie.gouv.fr

 

Sollicités par la chambre d'agriculture, quatre jeunes ingénieurs agricoles ont planché durant un an sur quatre territoires : Grand ouest audois, Corbières / Minervois, Haute-Vallée / Limouxin et Narbonnais

Lien : Carcassonne - 2010-2020 : vers une « nouvelle agriculture » - Carcassonne - Midi Libre

www.midilibre.com

 

La prospective 2020 doit elle réalisée région par région ? Exemple de prospective métiers (tous secteurs d'activités confondus) pour l'Alsace...

www.datar.gouv.fr

 

L'Institut Ethique & Diversité naît de l'association entre le cabinet RH Aequalis et l'agence de communication sociétale Les Jardins de la Cité. Comment prendre en compte

Lien : DOCNEWS - Influencia

www.docnews.fr

 

Le télétravail est un terme, que l’on utilise de moins en moins, car l’on adopte désormais la formule « e-travail» ou encore «travail mobile ».Une étude du Centre d’analyse stratégique, fait à la demande de la secrétaire à la prospective et au développement numérique, nous révèle dans la société numérique : 30 % de français télétravailleurs, en 2009 et 40 à 50 %, en 2015 -2020.

Lien : Télétravail : les Français sont-ils prêts ?

www.planetefacility.com

En quelques décennies, notre horizon a changé. Le réchauffement climatique, l’épuisement de nos ressources les plus vitales, les atteintes à la biodiversité ont quitté la seule sphère des constats ...

http://terres2020.agriculture.gouv.fr/

 

Les 1er et 2 novembre 2007,le Conseilde la famille et de l'enfance (CFE) etle Conseilde développement de la recherche sur la famille du Québec (CDRFQ) ont accueilli les participants du 9e symposium québécois de recherche sur la famille, ayant pour thème « La famille à l'horizon 2020 ». Ce rendez-vous avait une importance particulière puisque les deux organismes invitaient les participants à contribuer à une démarche de réflexion autour d'une question fondamentale : « Quel avenir envisageons-nous pour la famille?

Lien : La famille à l'horizon 2020 - Livre Sociologie | Prologue

www.prologue.ca

 

Le monde change et il change vite. A quoi ressemblera l’île Maurice de 2020 ? Cette île que le vainqueur des prochaines élections aura à construire. Demain, de quoi aura l’air notre pays en termes d’éducation, de santé, d’énergie ? Travaillerons-nous jusqu’à 80 ans ? Qu’y aura-t-il dans notre assiette ?

www.lexpress.mu

 

A l’époque actuelle, où tout est prétexte à réduction de coûts, comment gagner de 20 à 40% de productivité simplement en repensant vos activités et en supprimant durablement les gaspillages qui les alourdissent ?
On parle de Lean dans le monde de la production industrielle, en particulier celle de l’automobile…

Lien : 28 janvier 2010 (Paris) : Serious game Jeu Lean Office

www.cfo-news.com

 

A l'annonce que plusieurs centaines de voyageurs ont passé la nuit dans le train coincés dans le tunnel sous la Manche sans informations, et même sans eau, l'incrédulité domine. Comment est-ce possible ?

Lien : Quand l'organisation défaille, mieux vaut miser sur la relation humaine - Les Echos.fr

www.lesechos.fr

 

En attendant les 10 tendances high tech du cabinet du futur, voilà une première livraison !!! 3D, écrans tactiles, cloud computing, géolocalisation... Zoom sur les principales tendances à suivre en matière de nouvelles technologies, d'internet et d'appareils high-tech.

Lien : Les 10 tendances high-tech qui marqueront 2010 - Trends.be

http://trends.rnews.be

 

Dans quelle agglomération voulons-nous vivre dans les quinze ans qui viennent ?
Quel futur possible ? Quel futur souhaitable ? Les élus communautaires (Angoulême) vont désormais se projeter à l'horizon 2015-2020, repérer les forces et les faiblesses du territoire pour proposer des projets porteurs de développement

Lien : Agglomération d’ Angoulême : Projet d’agglomération

www.grandangouleme.fr

 

L'année 2009 n'est pas tout à fait terminée mais j'attaque dès maintenant ma série de prédictions pour l'année prochaine. Comme vous pourrez le constater.

Lien : FredCavazza.net > Mes 10 prédictions pour 2010

www.fredcavazza.net

 

Alors que le Film Avatar sort, dans un autre registre voilà une autre vision de l'avenir !!

http://vimeo.com/7459305

 

L'Oréal propose un Serious Game à ses clients pour qu'ils puissent acquérir de nouvelles compétences dans la gestion des salons de coiffure. Ambiance Sim City, mais à vocation pédagogique. Peut-être un jour, il y aura un Serious Game chez les experts-comptables ? Suspense...

http://www.hair-be12.com/accueil_v2.aspx

 

L'administration de demain, tel est le défi lancé par Eric Woerth aux étudiants et futurs fonctionnaires d’une trentaine d’écoles préparant aux carrières du service public...

Lien : Lancement du Challenge administration 2020 : imaginez l’administration de demain !- Modernisation d.

www.modernisation.gouv.fr

 

REWOK : Ce livre bestseller est un véritable manifeste pour la réussite post-récession

http://37signals.com/rework/

 

Une perceuse, une Clio, un appareil à raclette : sur Zilok, on peut tout louer, ou presque, entre particuliers. Une idée simple, mais percutante !

Lien : Quand le web réinvente la location

 

Surfant sur la crainte de la maladie d'Alzheimer, des sociétés proposent des formations. 

Lien : Les seniors, cibles du business de la mémoire

 

Pouvez-vous imaginer en 2010 qu’un professionnel n’ait pas un profil LinkedIn? Pouvez « croire » que quelqu’un qui souhaite attirer clients ou chasseurs de tête n’ait pas une Présence dans le web? Spiritualité 2.0 : les médias sociaux une nouvelle religion? Mange-réseaute-aime!

Lien : Les nouveaux medias sociaux : mange-réseaute-aime !

http://sylviebedard.net



L’Entreprise en 2018, le patch d’actualisation

L’ouvrage de l’Ordre des Experts-comptables intitulé Entreprise2018 conçu en 2008 est toujours téléchargeable gratuitement sur http://caribou.nexen.net/Sites/63/data/document/entrepris... ou sur http://www.scribd.com/doc/11785260/Entreprise2018-Version... contient plus de 300 pages de prospective sur l’évolution des différentes fonctions de l’entreprise, de son environnement, des mutations prévisibles. 3 ans après vous trouverez le patch d’actualisation qui vous permettra de corriger le tir sur les tendances initiales !

 

Pour la page 9

L’Economie Numérique est aujourd’hui de plus en plus concrète

2010 : La reprise, les dirigeants de l’économie numérique y croient et commencent à en ressentir les effets.

L’économie numérique est un secteur moteur qui tire la croissance et fait preuve d’une confiance forte dans l’avenir, malgré l’impact de la crise. Les patrons de l’économie numérique en France font preuve d’un fort optimisme sur les perspectives de leur secteur, c’est ce que révèle le 1er Baromètre ACSEL-IFOP des dirigeants de l’économie numérique avec un taux de confiance dans l’avenir de leur secteur de 96%. Ce baromètre a été réalisé en avril 2010.

Bien que majoritairement impactés par la crise [72% dont 27% durement et très durement impactés], les dirigeants de l’économie numérique investissent massivement dans la sortie de crise depuis les 6 derniers mois et en perçoivent déjà les premiers effets bénéfiques. En effet, depuis le mois de septembre, 71% ont vu leur chiffre d’affaires progresser, 82% ont augmenté leur portefeuille client et 71% ont effectué des recrutements. Un enthousiasme sectoriel qui détonne avec celui de l’économie nationale.

Pour autant, les dirigeants interrogés ont de sérieux doutes sur l’état des entreprises en France: seuls 8% jugent la situation des entreprises en France assez satisfaisante alors que 74% estiment que la situation des entreprises du secteur de l’économie numérique est satisfaisante. Quand on les interroge sur leur propre entreprise, ce taux atteint les 86%.

 

Des dirigeants ambitieux qui croient dans l’avenir

Ce fort niveau de confiance dans l’avenir se traduit également dans les projections que font les dirigeants sur les six prochains mois : 86% pensent qu’ils vont augmenter leur chiffre d’affaires, 89% leur portefeuille client et 77% prévoient de nouvelles embauches. Enfin, les entrepreneurs ayant déclaré être impactés par la crise sont pour 67% d’entre eux persuadés que la reprise sera forte.

 

Page 10 : Le Digiworld

Un recul historique, de près de 2%, des marchés du DigiWorld en 2009

Pour la 10è édition du DigiWorld Yearbook qui se présente comme un état du monde numérique, l’année 2009constitue une année sombre pour les marchés du DigiWorld, qui enregistrent un recul historique en valeur, de -1,5%. Seul un segment parmi les six qui constituent cet ensemble, à savoir les services de télécommunications, a connu une légère croissance [+1,8%] : encore est-ce l’effet de la poursuite des développements dans les marchés émergents, les pays avancés ayant connu dans leur très grande majorité, dans ce segment également, un recul marqué. D’une manière générale, les segments d’équipements ont été plus affectés que ceux des services.

Il convient toutefois de noter que les marchés du DigiWorld ont globalement mieux résisté à la crise économique que nombre d’autres secteurs ; si l’évolution globale de ces marchés en 2009 a convergé avec celle de l’économie dans son ensemble [le PIB mondial a également régressé de 1,6% en valeur], cela traduit en effet un raffermissement après plusieurs années au cours desquelles leur croissance s’était située en deçà.

Surtout, le développement des accès et des usages s’est poursuivi en dépit [quelquefois même du fait] des contraintes auxquelles ont été confrontées entreprises et grand public. Ainsi, 2009 a à nouveau constitué une année très faste pour l’augmentation des parcs mobile [550 millions de nouveaux clients dans le monde] et même une année record pour les accès haut débit [66 millions de nouveaux abonnés].

Ces développements, que l’on a vu se former année après année, ont au final profondément modifié le paysage du monde numérique.

Cette 10ème édition du DigiWorld Yearbook donne ainsi l’occasion de revenir sur une décennie de changements, avec en particulier :

- un décuplement du parc mobile mondial, qui passe de 477 millions à fin 1999 à près de 4,5 milliards à fin 2009,

- la création et le déploiement à très large échelle du haut débit qui, tout juste naissant il y a 10 ans, raccorde aujourd’hui plus de 450 millions de foyers dans le monde

- le basculement d’un parc TV encore quasi-exclusivement analogique à la fin des années 90 vers un parc numérique pour près de 50% des foyers TV aujourd’hui.

Les usages ont évolué en conséquence, avec une mention particulière pour tout ce qui s’est développé sur les réseaux Internet. La VoIP, encore confidentielle au début de la décennie 2000, est en voie de banalisation dans nombre de pays industriels, l’IPTV gagne rapidement du terrain. Quant aux nouveaux acteurs de ces marchés, les Google, Amazon ou autres Facebook, ils ont connu des trajectoires hors norme.

Google est tout simplement devenu une entreprise parmi les plus valorisées dans l’univers des TIC, Facebook, qui n’existait pas au début de la décennie, fédère aujourd’hui plus de 400 millions d’internautes…

Dans son introduction, le directeur général de l’IDATE, Yves Gassot, reconnait qu’il n’y a pas eu au premier abord d’événements majeurs en 2009, l’actualité ayant été pour une large part dominée par la sensibilité ou au contraire la résistance des différents marchés de l’industrie numérique à la conjoncture économique. L’iPhone 3G et l’OS Android avaient été lancés en 2008 et il aura fallu attendre …2010 pour voir le succès planétaire d’un film en 3D, la mise sur le marché de l’iPad et du premier téléphone Google.

Toutefois, trois tendances de 2009 sont particulièrement structurantes pour les mois à venir et qui soulignent que malgré la récession l’effervescence des industries numériques s’est poursuivie tout au long de ces derniers mois :

- 1. Les premières congestions sur les réseaux cellulaires sous l’effet du poids croissant des smartphones et des dongles pour PC et netbooks. A la fin de l’année, la majeure partie du trafic sur les réseaux cellulaires était constituée par la data. C’est le point de départ d’une transformation radicale de l’économie des opérateurs mobiles, d’une interrogation sur les investissements requis pour déployer la 4G-LTE, mais aussi d’une transformation de l’Internet avec de nouvelles applications, et la transformation de nouveaux marchés [presse, édition, santé, ..].

- 2. La croissance des flux vidéo joue un rôle prépondérant dans l’essor du trafic sur l’Internet [+40 à +60% par an selon les estimations]. Cette explosion a au moins trois conséquences. Elle pose en terme de plus en plus sensible les interrogations liées à la « télévision connectée ». Elle rend aussi plus profond le débat sur la Net neutralité. Contrairement à l’idée commune, la différenciation des flux du Net est déjà très largement amorcée à travers les acteurs du CDN mais aussi les infrastructures que déploient les grands agrégateurs de contenus. Enfin, on a pu observer, singulièrement en Europe, les difficultés pour mettre en place des plans cohérents et ambitieux de déploiement des accès à très haut débit qui respectent les principes de concurrence tout en favorisant l’initiative et l’investissement des opérateurs. Dans ce contexte, c’est le modèle européen d’organisation du secteur des télécom qui est en débat.

- 3. La troisième tendance réside dans le poids croissant des réseaux sociaux dans le temps passé sur le Net, dans l’évolution des pratiques de communication et dans leur pouvoir de prescription avec un modèle économique qui est de plus en plus dominé par des stratégies de plateformes [hébergement de jeux vidéo ou d’autres applications d’éditeurs indépendants, et présence sur d’autres sites ou plates-formes]. La question est notamment de savoir dans quelle mesure Facebook, qui est passé, dans la seule année 2009, de 130 millions à plus de 350 millions d’inscrits, va s’assurer un statut de principale place de marché, et de premier rival de Google et d’Apple en tant que porte d’entrée sur le web.


 

Page 11 : Internet : le e-commerce continue de bien se porter

Les ventes sur internet en hausse de 29% sur un an

Selon l’étude publiée par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance [Fevad], les ventes sur internet poursuivent leur croissance. L’étude de la Fevad menée sur plus de 70 000 sites montre en effet que le commerce électronique a progressé de 29% au cours du 1er semestre 2010 par rapport au 1er semestre 2009. Cette croissance est supérieure à celle enregistrée au cours de l’année 2009 [+25%].

Sur les six premiers mois de l’année, le montant total des ventes en ligne est estimé à 14,5 milliards d’euros. Si la croissance se maintient au niveau du 1er semestre, l’e-commerce pourrait dépasser 32 milliards d’euros en 2010. Un montant supérieur aux prévisions et aux attentes du marché.

La France reste ainsi l’un des marchés les plus dynamiques en Europe en terme de croissance des ventes sur internet.

Ces bons résultats s’inscrivent dans un contexte global de retour à la croissance pour le commerce de détail : + 2% de janvier à juin 2010, après un recul de -1,4% en 2009. [Source Banque de France]


Plus de 70 000 sites marchands actifs

Sur les 12 derniers mois, le nombre de sites marchands actifs a progressé de 29%. On compte désormais 70 200 sites marchands contre 54 200 il y a un an, soit 16 000 nouveaux sites marchands créés au cours des 12 derniers mois. L’arrivée de nombreuses enseignes de magasins physiques conforte l’engouement pour le web. Celui-ci se traduit également par l’arrivée de nombreux nouveaux cyberacheteurs : ils sont 17% de plus qu’il y a un an [Source : Médiamétrie – Observatoire des Usages Internet].

156 millions de transactions enregistrées par les sites marchands français

L’arrivée de nouveaux sites entraîne une progression du nombre de commandes. Selon les données recueillies auprès des principales plateformes de paiement, le nombre de transactions par carte a augmenté de + 26% au cours du semestre.

Le montant moyen de la transaction se maintient à un niveau élevé à 93€ euros proche du record du 1er trimestre 2008 [94 €]. Sur un an, le montant moyen de la transaction qui était passé sous la barre des 90€, a progressé de +4%.

Au total avec 14,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires e-commerce réalisé pour le 1er semestre 2010, ce sont près de 156 millions de transactions qui ont été enregistrées par les sites de e-commerce.

Les sites enregistrent par ailleurs une performance à la hausse avec un taux de transformation qui atteint 1,89%.

Sur les six premiers mois de l’année 2010, la dépense moyenne par cyberacheteur s’est élevée à 650 euros soit 7 transactions en moyenne par acheteur.

L’indice iCE 30 en hausse de 14% sur le semestre


L’indice iCE, calculé à partir des données recueillies auprès de 40 sites marchands [issus du top 10 de leur secteur], permet de mesurer la croissance des sites leaders à périmètre constant.

Au cours du dernier semestre, les sites du panel iCE 30 ont vu leur chiffre d’affaires global augmenter de 14% sur un an [contre 7% au 1er semestre 2009]. Ils retrouvent ainsi en 2010 un niveau de croissance comparable à l’année 2008 [16%]. Cette croissance profite de la très bonne tenue du e-tourisme en hausse de 18%, tandis que les ventes aux professionnels renouent avec une croissance à deux chiffres à +15% [vs -3% au 1er semestre 2009].

Les ventes au grand public [hors voyages-loisirs] progressent de 11% de janvier à juin et ce, malgré une date très tardive des soldes d’été qui cette année a été fixée au 30 juin 2010, entraînant un report des ventes en soldes de juin sur le mois de juillet.

Page 16 La publicité en ligne est de retour

Après une période économique difficile, la tendance est à nouveau au positif pour l’ensemble du marché de la publicité. Avec 12,2% de parts de marché pour ce 1er semestre pour un volume de plus de 1,55 milliard d’euros brut investi1, Internet profite de cette croissance globale. Une évolution favorable due à la fois à la hausse du nombre de nouveaux annonceurs, à une présence plus soutenue de secteurs comme celui de la grande consommation.

L’étude menée l’Interactive Advertising Bureau France et le Syndicat des Régies Internet pour le 1er semestre 2010, montre des résultats qui confortent qu’Internet joue un rôle majeur en termes de média au cœur des campagnes plurimedia. Ainsi, plus de 60% des annonceurs sur le Web ont une stratégie plurimedia. Internet a également bénéficié en juin d’opportunités telles que l’ouverture à la concurrence des paris en ligne.

 

Hors Internet, le plurimedia est en hausse en ce 1er semestre 2010 avec une croissance de 12,4%. Le Web profite également de cette croissance avec un montant des investissements publicitaires bruts s’élevant à 1,55 milliards d’euros.

 

Une hausse importante du nombre d’annonceurs :

Le début de l’année 2010 annonce un développement du portefeuille d’annonceurs. Ils ont été, en effet, 34552 à investir dans l’achat d’espace publicitaire sur le Web. Ainsi, l’e-publicité a su profiter au mieux de l’effet de reprise du marché de la publicité avec une progression du nombre d’annonceurs : le media a non seulement rattrapé la baisse subie au premier semestre 2009 [-1,7% d’annonceurs] mais est surtout en nette progression au regard du 1er semestre 2008, qui fut pourtant une très bonne année [3276].

 

On observe également que plus d’un annonceur sur deux entre sur le media ce semestre.

Des annonceurs fidèles qui renforcent leur part consacrée à Internet : Bien que le nombre de nouveaux annonceurs soit très positif, il convient d’observer le poids des « fidèles » au média puisqu’ils génèrent à eux seuls 89% des recettes publicitaires brutes online.

Ainsi, ces annonceurs ont consacré en moyenne 16% de parts de marché au Web, et sont donc surinvestisseurs au regard du poids Internet moyen [12,2%].

Pour la 1ère fois, la grande consommation dans le « Top 3 » des secteurs investisseurs :

Les trois premiers secteurs à investir sur le média sont :

- La culture/loisirs : 167,8 millions d’euros

- La banque/assurance : 167,4 millions d’euros

La troisième position est disputée par l’automobile, avec 158,6 millions d’euro investis sur le display, et par le secteur de la grande consommation. Si l’on cumule, en effet, l’alimentation, la boisson, l’hygiène/beauté [circuit food] et l’entretien, la grande consommation [164,4 millions d’euros] entre pour la première fois dans le « top sectoriel » juste devant la banque/assurance.

Fait marquant : Renault, 1er annonceur sur le web est également leader sur le plurimedia.

Page 18 La Création d’emplois :

L’Europe investira en 2011, 6,4 milliards d’euros pour la croissance intelligente et la création d’emplois, le plus grand investissement jamais réalisé dans la recherche et l’innovation

Ce financement, le plus important jamais réalisé dans ce domaine, couvre toute une série de disciplines scientifiques, de domaines de politique publique et de secteurs commerciaux. Il permettra de faire des avancées scientifiques et de renforcer la compétitivité de l’Europe et contribuera à relever des défis sociétaux tels que le changement climatique, la sécurité énergétique et alimentaire, la santé et le vieillissement de la population.

Près de 16 000 participants issus d’organismes de recherche, d’universités et de l’industrie, dont environ 3 000 PME, pourront ainsi bénéficier d’un financement. Les subventions seront attribuées par voie d’appels à propositions [invitations à soumissionner] et d’évaluations dans le courant des 14 prochains mois.

Cette enveloppe financière vise à stimuler l’économie et devrait permettre la création de plus de 165 000 emplois. Il s’agit par ailleurs d’un investissement à long terme dans une Europe plus intelligente, plus durable et plus égalitaire, qui constitue un élément fondamental de la stratégie « Europe 2020 » de l’UE, et notamment de l’initiative phare « Une Union pour l’innovation » qui sera lancée en automne 2010.

Máire Geoghegan-Quinn a déclaré : « Investir dans la recherche et l’innovation est la seule manière intelligente et pérenne de sortir de la crise et de garantir une croissance durable et socialement équitable. Ce financement européen contribuera à la création de produits et services de meilleure qualité, à une Europe plus compétitive et plus respectueuse de l’environnement, ainsi qu’à une société meilleure avec une qualité de vie plus élevée. Nous offrons 6,4 milliards d’euros aux chercheurs et aux innovateurs qui réaliseront des projets de pointe portant sur des grands défis économiques et sociétaux : changement climatique, sécurité énergétique et alimentaire, santé et vieillissement de la population. Il s’agit d’une incitation économique considérable et efficace, et d’un investissement dans notre avenir. »


Le plus grand investissement jamais réalisé

Les personnes intéressées auront la possibilité de solliciter un financement au titre du septième programme-cadre de l’Union européenne dans toute une série de domaines d’action. À titre d’exemple, plus de 600 millions d’euros sont prévus pour le domaine de la santé.

La recherche sur les technologies de l’information et de la communication [TIC] bénéficie de 1,2 milliard d’euros, ce qui permettra à la Commission de tenir son engagement de maintenir le rythme des augmentations annuelles du financement des TIC, comme annoncé dans l’Agenda numérique pour l’Europe.

Plus de 1,3 milliard d’euros est réservé aux scientifiques les plus créatifs sélectionnés par le Conseil européen de la recherche, et des bourses de mobilité, pour un montant de 772 millions d’euros, seront octroyées à 7 000 chercheurs hautement qualifiés dans le cadre d’actions « Marie Curie ».

 

800 millions d’euros pour les PME

La première priorité est accordée aux petites et moyennes entreprises [PME], qui sont à la base du système européen de l’innovation et qui représentent 99 % des entreprises européennes. Les PME recevront près de 800 millions d’euros et, pour la première fois, des budgets leur seront réservés dans plusieurs domaines. Ainsi, dans les domaines de la santé, de la bio-économie fondée sur la connaissance, de l’environnement et des nanotechnologies, la participation des PME doit atteindre 35 % de la totalité du budget pour un certain nombre de thèmes.


Nouveaux produits et services

La traduction de la recherche en nouvelles technologies ou en nouveaux produits et services se situe au centre de ce financement sans précédent. Rien que pour la recherche dans le domaine de la santé, environ 206 millions d’euros [soit un tiers de la totalité du budget pour 2011] seront accordés aux essais cliniques proposés par les chercheurs eux-mêmes en vue de garantir une commercialisation plus rapide des nouveaux médicaments.

En ce qui concerne les nanotechnologies [270 millions d’euros], l’accent sera mis sur les activités de recherche qui pourraient aboutir à des possibilités de brevetage et de commercialisation.

Environ 600 millions d’euros au titre du financement des TIC sont destinés aux infrastructures de réseaux et de services de nouvelle génération, à la robotique, aux composants électroniques et photoniques, et aux technologies des contenus numériques. Plus de 400 millions d’euros seront consacrés aux activités de recherche sur la manière dont les TIC peuvent permettre de relever certains défis tels qu’une économie à faible intensité de carbone, une société vieillissante, et des usines adaptables et durables. En 2011, 90 millions d’euros seront également consacrés au partenariat public-privé sur l’avenir de l’internet, afin de renforcer l’« intelligence » des infrastructures européennes clés.


Nouveau projet pilote de libre accès aux résultats de la recherche pour l’environnement

Les projets de recherche pour l’environnement bénéficieront d’environ 205 millions d’euros. Cette année, la Commission introduit des mesures visant à accélérer le partage des résultats de la recherche dans le domaine de l’environnement : les bénéficiaires de subventions octroyées par l’UE s’engageront à garantir le libre accès, au terme d’un moratoire, aux articles publiés dans le cadre de leurs travaux de recherche.


Contexte

Le budget alloué en 2011 aux appels à propositions au titre du septième programme-cadre s’élève à 6,4 milliards d’euros, soit 12 % de plus qu’en 2010 [5,7 milliards d’euros] et 30 % de plus qu’en 2009 [4,9 milliards d’euros]. Doté d’un budget de plus de 50,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013, à l’exclusion d’Euratom, le septième programme-cadre est le plus important programme de recherche au monde. Avec l’adoption de la stratégie « Europe 2020 », les dirigeants politiques européens ont élevé la recherche et l’innovation au premier rang de priorités politiques pour l’Europe, en en faisant les pierres angulaires des plans d’investissement dans la croissance durable et l’emploi.

Les appels à propositions annoncés aujourd’hui contribueront à l’initiative européenne phare « Une Union pour l’innovation » qui sera lancé à l’Automne 2010. Cette initiative se situe au centre de la stratégie « Europe 2020 » et vise à stimuler l’ensemble de la chaîne de l’innovation, « de la recherche aux applications concrètes », en alliant une recherche de classe mondiale et une économie de l’innovation [« i-conomy »].

Elle permettra de supprimer les obstacles qui entravent le fonctionnement d’un marché unique de l’innovation et qui empêchent l’Europe d’être aussi compétitive qu’elle le devrait par rapport aux États-Unis et à d’autres pays. Enfin, elle introduira également les « partenariats d’innovation » qui rassemblent les principaux acteurs dans des domaines clés et qui visent à trouver le juste équilibre entre coopération et concurrence.

Les sources :

- Septième programme-cadre : http://ec.europa.eu/research/fp7/index_en.cfm

- Site web de la Commission consacré à la recherche : http://ec.europa.eu/dgs/research/index_en.html

- Page Facebook de l’initiative « Une Union pour l’innovation » de la Commission : http://www.facebook.com/innovation.union 

Page 21


Ventes mondiales de PC au 2e trimestre 2010 : +20,7 %

La « crise » appartient bien au passé. Tout du moins dans le secteur informatique. Et son principal représentant est bien entendu les ventes d’ordinateurs fabriqués par HP, Acer, Dell, Lenovo, ASUS, Toshiba, Apple, etc. Gartner vient de publier des chiffres très rassurants sur ce point, puisque les ventes mondiales de PC lors du deuxième trimestre 2010 auraient atteint le très joli nombre de 82,9 millions d’unités, soit 20,7 % de plus qu’en 2009.

 

Du côté des principaux vendeurs, rien de bien nouveau. HP confirme sa place de n°1 mondial et n°1 aux Etats-Unis, tout comme Acer consolide sa place de n°2 mondial et n°1 en EMEA [Europe, Moyen-Orient et Afrique]. Et surtout, ASUS confirme sa forme éclatante de ces derniers temps. Il double ainsi Toshiba au niveau mondial et se retrouve donc en cinquième position derrière les géants HP, Acer, Dell et Lenovo.
Il est intéressant de noter que Dell réalise quasiment la moitié de ses ventes aux USA, alors qu’Acer en fait de même en EMEA. Quant à ASUS, l’EMEA [et surtout l’Europe donc] est clairement sa zone géographique d’excellence, puisque le Taïwanais y a écoulé lors des trois derniers mois plus de 2 millions d’ordinateurs, sur total mondial de 4,3 millions.

Le marché nord-américain

S’il est présent dans le top 5 monde et top 5 EMEA, ASUS est par contre absent du top USA. La faute à Apple, qui a écoulé 1,75 million de ses Mac [+24,7 %] outre-Atlantique. On notera d’ailleurs que le marché américain est assez étonnant.


Ainsi, Acer, qui affiche une très belle croissance en EMEA [+37,1 %] est la seule société du top 5 US à régresser [-0,1 %], au contraire de HP [+13,9 %], Dell [+10,1 %], Apple bien sûr, et Toshiba [+39,7 %]. Dans un marché global en hausse de 16 %, cette mauvaise performance pour Acer est inquiétante. Si cela se confirme, Apple pourrait d’ici peu retrouver sa place de n°3 sur son sol, position perdue il y a peu. Gartner, qui précise ne pas comptabiliser les iPad dans ses chiffres, constate d’ailleurs que la Pomme a réalisé d’excellentes ventes sur le sol US et que l’iPad n’a semble-t-il « pas cannibalisé ses ventes ». Ses ventes internationales n’ont certes pas suffit à dépasser Toshiba au niveau mondial, mais elles restent malgré tout très importantes. Avec les succès très importants de l’iPad et de l’iPhone 4, il faut donc s’attendre à des résultats financiers excellents [comme d’habitude serait-on tenté de dire].

Toujours concernant le marché US, on remarquera que HP, malgré sa place de n°1, y réalise des ventes inférieures à la zone EMEA, où il n’est pourtant « que » deuxième, derrière Acer. Le marché EMEA, avec plus de 24 millions de machines écoulées, représente d’ailleurs 29 % des ventes mondiales, contre 33 % pour l’Asie-Pacifique et « seulement » 21,5 % pour les USA. Il est donc loin le temps pour le marché des États-Unis représentait plus de la moitié des ventes du globe.

Les professionnels rentrent en scène

Ranjit Atwal, analyse chez Gartner, confirme en partie les propos d’Intel, à savoir que le secteur professionnel devrait être le principal moteur du marché lors du second semestre 2010 et en 2011. Il l’a déjà été pour Intel lors du deuxième trimestre de l’année, mais cela ne devrait pas s’arrêter là. Le renouvellement du parc informatique des entreprises aura ainsi une incidence très importante sur les prochains chiffres.

 

Page 35 Le Nombre des Brevets a baissé dans le Monde

 

En 2009, le système international des brevets a été marqué par plusieurs faits significatifs.

Baisse des demandes de brevet selon le PCT [Patent Cooperation Treaty] en 2009 dans un contexte de ralentissement économique mondial – Pour la première fois, le système du PCT a enregistré une baisse du nombre des demandes déposées par rapport à l’année précédente. En 2009, environ 155 900 demandes selon le PCT ont été déposées, contre près de 164 000 en 2008.

 

Hétérogénéité des tendances en matière de dépôts parmi les pays – Des pays tels que l’Allemagne [-11,3%], Israël [-17,2%] et les États-Unis d’Amérique [-10,8%] ont connu un recul plus prononcé que la moyenne en ce qui concerne le nombre de demandes déposées selon le PCT, tandis que la Chine [+29,1%], le Japon [+3,6%] et la République de Corée [+1,9%] poursuivaient leur progression en dépit des difficultés liées à la situation économique mondiale. Les États-Unis d’Amérique ont conservé la première place, suivis du Japon, de l’Allemagne, de la République de Corée et de la Chine.

 

Changements dans la liste des principaux déposants – Panasonic Corporation [Japon] a retrouvé la première place dans le classement des déposants selon le PCT, faisant reculer Huawei Technologies, Co., Ltd. [Chine] à la deuxième place. En 2009, Panasonic Corporation détenait 1891 demandes selon le PCT publiées, contre 1847 pour Huawei Technologies Co. Ltd.; venaient ensuite Robert Bosch GMBH [Allemagne] avec 1586 demandes, Koninklijke Philips Electronics N.V. [Pays-Bas] avec 1295] et Qualcomm Incorporated [USA] avec 1280].

 

Forte augmentation dans certains domaines techniques – Le domaine technique ayant enregistré l’accroissement le plus rapide au cours de l’année écoulée a été celui des technologies des microstructures et des nanotechnologies [+54 demandes, 10,2% de plus qu’en 2008]. Le secteur des semi-conducteurs [+691 demandes, 10% de plus qu’en 2008] et celui de la communication numérique [+265 demandes, 2,6% de plus qu’en 2008] ont connu la plus forte augmentation en chiffres absolus des publications de demandes selon le PCT.

L’OEB [Office Européen des Brevets], constate une baisse générale du nombre de dépôts, mais une augmentation des demandes de brevet portant sur les énergies renouvelables

C'est dans le domaine de la technologie médicale que le plus grand nombre de demandes de brevet a été enregistré [12,2 % du total des demandes en 2009]. Tous les principaux domaines techniques habituels ont été affectés par la baisse du nombre de dépôts, notamment les composants électriques de base avec 1 240 demandes [14 % de moins qu'en 2008], les techniques de communication électronique avec 1 080 demandes [soit - 7,3 %] et les technologies informatiques avec 1 050 demandes [- 11 % par rapport à 2008]. La plus forte croissance a été enregistrée dans le domaine des machines hydrauliques [+ 36 % par rapport à l'année passée].

Dans le domaine des énergies renouvelables, les demandes déposées dans les secteurs concernés, à savoir la biomasse, l'énergie produite par les marées et la houle, ainsi que les énergies hydraulique, photovoltaïque, solaire thermique et éolienne, ont augmenté de manière significative [+ 27 %] pour atteindre le chiffre de 1 259 [contre 993 en 2008], ce qui correspond à 0,9 % du nombre total des demandes déposées auprès de l'OEB [contre 0,7 % en 2008]. Les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans les domaines de l'énergie éolienne [432 demandes, + 51 %] et de l'énergie solaire thermique [199 demandes, + 38 %]. Ce sont les Américains [27 % des demandes portant sur l'énergie éolienne et 12 % sur l'énergie solaire thermique] et les Allemands [23 % pour l'énergie éolienne et 34 % pour l'énergie solaire thermique] qui sont arrivés en tête pour le nombre de dépôts dans ces deux secteurs. Sur les 363 demandes déposées dans le domaine de l'énergie photovoltaïque, 108 [30 %] provenaient du Japon, 77 [21 %] des Etats-Unis et 46 [13 %] d'Allemagne.

Page 46 : L’empreinte écologique

L’impact environnemental des TIC est et va demeurer modeste au regard des économies de CO2 que leur diffusion va générer dans l’économie française

La consommation électrique des TIC représente 7,3% de la consommation électrique totale en France et va décroitre d’ici 2012 à 6,7% dans un contexte de poursuite du fort développement des usages

Les usages TIC se sont formidablement développés depuis 3 ans notamment grâce à l’essor du haut-débit qui place la France dans le peloton de tête en matière d'accès de masse au numérique au niveau mondial

- Le nombre d’abonnés haut débit a quasiment doublé en trois ans à 17 millions fin 2008, soit 8 millions de connexions supplémentaires depuis 2005

- Le nombre d’équipements utilisateurs actifs pour l’accès aux TIC a augmenté de 40% sur la même période.

- Au-delà des bases installées, les usages haut-débit ont globalement triplé en France sur la période si l'on ajoute le développement de la voix sur IP et de la télévision sur IP

- La France est devenue une référence mondiale en termes d'accès de masse au numérique : haut débit DSL [#2 mondial], voix sur IP [#1 mondial], télévision sur IP [#1 mondial]

 

Dans le même temps, les consommations électriques du secteur ont augmenté globalement moins vite que les usages

- Les consommations électriques de la filière TIC sont passées de 29.6 TWh en 2005 à 35.3 TWh en 2008 soit une augmentation de 19%, deux fois moins importante que celle des équipements utilisateurs sur la même période.

- Cette consommation a crû de 5.9% par an sur la période récente, soit moins vite que le développement des usages associés.

 

Ces premiers résultats sont le fruit d'efforts engagés par les acteurs de la filière TIC pour améliorer l’efficacité énergétique des équipements en coordination avec les instances nationale et européenne

- Les pratiques d’éco-conception engagées dans les années 90 et mesurées dans cette étude depuis 2003, se sont généralisées dans la filière des TICs, introduisant des gains significatifs de performance énergétique de l’ordre de 20 à 30% sur les nouvelles générations de plusieurs catégories d’équipements : ordinateurs, écrans équipements de réseau d’accès mobile…

- Ces pratiques ont été renforcées par une coopération avec les instances nationale et européenne telles que la labellisation Energy Star pour ordinateurs, écrans et serveurs, les Codes de Conduite européens pour les équipements haut débit et décodeurs qui permettent d’esquisser des réductions de consommation électrique à iso-fonctionnalités de 15% à 25% par cycle de 3 ans

 

D’ici 2012, la consommation électrique des TIC va décroitre sous l’effet conjugué des actions engagées par l’industrie et les pouvoirs publics et des migrations de parc tandis que les usages continueront de croitre

- Selon la projection de l’étude IDATE, la consommation électrique des TIC sera ramenée à 34.1Twh/an d’ici 2012, puis 33.7 Twh/an à l’horizon 2020 [soit 6.7% et 6.2% respectivement de la consommation électrique totale en France]

- Plusieurs effets de migration de parcs d’équipements [ordinateurs fixes vers ordinateurs portables puis netbooks, écrans cathodiques vers écrans plats, téléphones fixes vers mobiles] vont se conjuguer pour partiellement amortir l’impact sur la consommation électrique de la poursuite du développement des usages [+10 millions d’abonnés haut débit, + 6 millions d’ordinateurs, +6 millions de téléviseurs d’ici 2012]

- La diffusion et le prolongement des efforts de l’industrie [Energy Star, codes de conduite, et directive Eco-Conception/EuP] permettront une baisse de la consommation électrique consolidée tout en préservant le rythme d’enrichissement des fonctionnalités attendues par le marché

 

Encadré : Des déchets en plastique en provenance de la mer, transformés en aspirateurs

 

En s’engageant dans une nouvelle campagne de sensibilisation, Electrolux espère attirer l’attention du public sur le problème croissant des déchets plastiques dans le monde. Constatant plus particulièrement qu’une majorité "d’îles à ordures en plastique" commençait à être parsemée dans tous océans du monde, la société a annoncé son programme "Vac" sous la forme d’une campagne de communication "marine". Une partie de l’initiative comprendra la collecte des ordures dans ces points de l’océan, leur recyclage et leur traitement, puis leur transformation en aspirateurs.

 

Page 47 : le Recyclage

 

Lancement de la première filière mutualisée de collecte et de recyclage des DEEE Pro

 

La toute 1ère filière mutualisée nationale de collecte et de recyclage des DEEE Pro* du bâtiment sera opérationnelle depuis le 1er juillet 2010prochain. Gérée par l’éco-organisme Récylum, elle permettra à tous les détenteurs de matériels électroniques de sécurité, d’éclairage et de régulation de s’en défaire dans des conditions conformes à la réglementation et respectueuses de l’environnement. Il s’agit d’une véritable 1ère européenne dont l’exemplarité est saluée par l’ensemble des acteurs du bâtiment.

Dépose en déchèterie professionnelle, enlèvement gratuit directement sur site : qu’il soit installateur électricien, corps d’état, opérateur de maintenance, entreprise du tertiaire du service technique d’une collectivité locale, tout détenteur trouvera une solution simple et gratuite pour la prise en charge de ses DEEE Pro. En complément du réseau de déchèteries professionnelles l’engagement des distributeurs professionnels qui souhaiteront proposer ce service à leurs clients représentera un renfort très appréciable, notamment pour les installateurs électriciens qui se rendent quotidiennement chez leur grossiste.

 

« En tant qu’artisans électriciens nous sommes totalement légitimes à offrir à nos clients ce service d’enlèvement et d’acheminement des DEEE professionnels vers les points de collecte de Récylum. A ce titre, le soutien que certains grossistes pourraient apporter en complément du réseau des déchèteries professionnelles sera le bienvenu. Cette démarche éco-citoyenne s’intègre totalement dans la politique de développement durable promue par la CAPEB.» José Péreira, Président de l’UNA3E-CAPEB [Union Nationale Artisanale Equipement Electrique et Electronique - Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment].

[*] Déchets d’équipements électriques et électroniques

 

Encadré : La 1ère voiture électrique au cannabis est canadienne

 

La voiture, baptisée Kestrel, fera ses débuts marketing dès le mois de Septembre, lors de la conférence/salon EV 2010 VE de Vancouver. La Kestrel est un véhicule compact de 4 places dont la carrosserie est constituée à partir d’un matériau bio composite résistant aux impacts.

Et ce matériau fait appel à des fibres de chanvre, produites par la société canadienne Alberta Innovates Technology Futures à Edmonton en Alberta. Le but a été d’atteindre les mêmes propriétés mécaniques que les matériaux composites en verre tout en réduisant le poids. Les matériaux naturels comme le chanvre offrent une alternative verte et durable face aux fibres conventionnels utilisées dans les composites. Au moins, on est sûr que la voiture sera en grande partie recyclable...

 

Page 51 : Green Tech et Clean Tech


Encadré : Les opérations dans les « green tech » font un bond en France et dans le monde

 

Avec plus de 4,9 milliards d'euros de levées de fonds et fusions-acquisitions et près de 120 transactions majeures, la valeur des deals s'accroît de 54 % par rapport au premier trimestre.

Forte progression, au deuxième trimestre 2010, des fusions-acquisitions et des levées de fonds à l'international et en France. Hors Hexagone, ces opérations ont affiché une hausse de 75 %, avec plus de 5,1 milliards de dollars [4 milliards d'euros] dans 70 accords majeurs. En France, elles grimpent à 917 millions d'euros, plus de quatre fois plus qu'au premier trimestre, avec 48 opérations.

Les nombreuses fusions-acquisitions traduisent la volonté des groupes français de se positionner rapidement sur les marchés en forte croissance. Total investit aux États-Unis dans les biocarburants avec Amyris et Coskata et dans le solaire avec AEP, un producteur de silicium cristallin pour panneaux. Alstom entre dans l'américain BrightSource [solaire thermique]. Et Areva monte à 100 % dans le fabricant allemand d'éoliennes offshore Multibrid. Alors que le solaire dominait nos précédentes éditions, le deuxième trimestre montre une grande diversité dans les secteurs [efficacité énergétique, biocarburants, l'ingénierie...]

Le solaire se concentre

À l'international, les secteurs les plus actifs sont le smartgrid, les transports et le solaire. Les deux plus grosses opérations du trimestre concernent le géant européen ABB qui s'empare de l'américain Ventyx et l'américain Maxim Integrated Products qui rachète son rival et compatriote Teridian Semiconductor, spécialiste des puces pour compteurs.

Le trimestre a vu de très importantes levées de fonds en capital-risque, notamment chez les constructeurs de voitures électriques [Coda, Tesla, Fisker, Think], le fabricant de moteurs EcoMotors, les producteurs de batteries EnerDel et International Battery, ou le spécialiste américain de l'auto-partage Zipcar.

Des fonds aussi pour le solaire, avec BrightSource, le spécialiste des onduleurs pour panneaux photovoltaïques Enphase, Amonix et sa technologie de photovoltaïque à concentration, ou bien le financier du solaire, SunRun. L'éolien, plus mature, a surtout connu des rachats et reventes de parcs.

Le solaire se concentre. Le premier exploitant américain de parcs, First Solar, rachète le numéro deux, Nextlight. Siemens monte dans l'italien Archimede [solaire thermique], le producteur de puces taïwanais TSMC investit 50 millions dans le californien Stion [cellules à couches minces].

De nombreuses entreprises ont dû renoncer à entrer en Bourse devant les aléas des marchés, dont la chinoise Goldwind [éoliennes] et quantité d'espagnoles. Parmi celles qui se sont lancées, déception pour le chinois Jinko Solar [wafers] et pour Codexis [biocarburants], mais triomphe pour les voitures électriques de Tesla, qui a levé 226 millions de dollars.

Les États-Unis sont présents dans 6 des 10 premiers deals, alors que la Chine s'est cette fois montrée discrète, même si plusieurs grosses introductions en Bourse y sont prévues dans les prochains mois.

Encadré :

En 2009, le Boston Consulting Group établissait que la France pouvait tabler sur 600 000 emplois verts d’ici 2020. Pour les atteindre, le gouvernement début Février 2010, a annoncé son intention de mobiliser 370 millions d’euros, en grande partie tirés du grand emprunt, pour doper les formations aux métiers verts.

Pour mieux connaître ces métiers, Cleantech Republic a voulu en établir une liste, en commençant par un secteur emblématique des cleantech, celui des énergies renouvelables. La liste [non exhaustive], qui recense un total de cinquante métiers, présente des fonctions des secteurs des biocarburants, du biogaz, de la biomasse [bois-énergie], de l’éolien, de la géothermie, de l’hydroélectricité et du solaire. Des métiers qui devraient donc faire l’objet d’une forte demande dans les prochaines années. Dans son numéro d’« Ademe&Vous » paru le 1er décembre dernier, l’Ademe explique que, de 2006 à 2008, le nombre d’emplois liés aux ENR a progressé de 38% en deux ans passant de 52500 à 72600. Les prévisions pour 2009 s’établissent dans cette filière à 79300 emplois [+10% par rapport à 2008]. Pour 2012, l’estimation est portée à 134000 emplois. Pour tirer parti de ce potentiel annoncé, il est vraiment temps de travailler à une meilleure lisibilité de l’offre de formations, et de flécher l’orientation au plus tôt dans les filières éducatives.

Page 84 : La boutique du futur

 

Au Japon, toujours en avance sur le marché mondial, un nouveau type de distributeur est en train de faire son apparition en devenant « interactif ». Par exemple, dans la très active gare de Shinagawa, le distributeur est doté d’une caméra de reconnaissance faciale et corporelle ainsi qu’une connexion Wimax haut débit. Il est capable de déterminer si la personne qui lui fait face est un homme et une femme, et son âge approximatif. En fonction de ces informations, l’appareil propose une boisson adaptée au profil. Pour son propriétaire, cela permet d’analyser plus finement les ventes. A Yokohama, le parvis de la gare dispose désormais d’un distributeur de crème pour le visage avec écran tactile et moniteur d’affichage supplémentaire. En fonction des réponses aux questions affichées sur l’un des écrans, l’appareil conseille l’acheteur sur la crème à acheter et affiche tous les bienfaits.

La boutique du Futur passe également par de nouveaux services liés à la téléphonie mobile. Ainsi, Veolia Transport a lancé une première mondiale en Mai 2010 dans la ville de Nice. Les voyageurs peuvent sur les téléphones mobiles NFC [Near Field Communications : Communication Sans fil à Courte Portée] recevoir des promotions émanant de commerces du centre-ville. Cette technologie NFC qui va se généraliser d’ici un à deux ans, grâce à l’arrivée de la prochaine génération de smartphones, va plus encore. Chez le français Taztag, spécialiste de la technologie NFC, l’idée est d’en profiter pour simplifier les voyages d’affaires. Au travers d’une borne interactive, nous pourrons sous peu, choisir un hôtel, le réserver par paiement via une carte de crédit sans contact insérée dans le portable NFC et récupérer le voucher électronique dans notre téléphone. Ces opérations s’effectueront simplement en approchant notre GSM à moins de 10 cm de la borne. Arrivé à destination, une autre borne via notre téléphone, nous « reconnaîtra », effectuera notre enregistrement et nous délivrera une clé électronique dans notre portable qui nous servira à ouvrir la serrure de la chambre. Que du bonheur !

 

Page 89 Ecole et Enseignement du Futur

 

Encadré :

 

D’ici quelques années, il se pourrait très bien que l’enseignement supérieur classique soit totalement bouleversé par les facultés électroniques qui pour moins de 100 € par mois, vous permettrait de suivre un nombre illimité de cours.

C’est en tout cas, ce que propose déjà la société américaine StraighterLine qui propose des formations en comptabilité, statistiques et mathématiques. C’est ainsi que des dizaines d’étudiants dans le monde accèdent en ligne à des supports de cours, des vidéo, de l’audio, font leur devoir et passent leurs examens. Ils peuvent même collaborer avec d’autres élèves au sein d’un groupe d’études via une messagerie instantanée. Les cours de StraighterLine sont conçus et dispensés par des professeurs titulaires d’un doctorat, et un directeur des études prodigue des conseils par courrier électronique. StraighterLine est le fruit de l’imagination de Burck Smith, un entrepreneur Internet décidé à modifier l’ADN de l’enseignement supérieur et qui rêve d’un monde où les étudiants combineraient crédits et diplômes délivrés par différents fournisseurs en ligne, chacun de ces opérateurs s’efforçant de se spécialiser dans un domaine et de proposer des prix compétitifs.

 

Page 92 : Edition et Entreprise 2018

 

Encadré : Quand le livre électronique adapte son contenu par géolocalisation

 

Si l’édition subit une mutation profonde, il en est de même pour l’éducation. C’est ainsi que L’Université chrétienne d’Abilene, la Presse universitaire de Cambridge et les Bell Labs d’Alcatel-Lucent ont décidé de se lancer dans un projet de recherche commun afin de s’engager concrètement dans l’avenir de l’édition, de la création à la diffusion, et de fournir des outils qui améliorent l’éducation. L’idée est de transformer les livres électroniques en un outil de communication sociale, le S-Book. Ainsi, le contenu du livre électronique d’un étudiant varie en fonction de sa localisation sur le campus. En cours de géographie, le livre donne accès aux données adaptées au sujet. Dans sa chambre d’étudiant, le livre devient une e-bibliothèque. La seconde objectif: en cas de difficultés, l’élève peut faire partie d’un « réseau social spontané » via son livre électronique et peut avec tous ses camarades connectés, échanger des annotations, des idées…. Le même principe peut s’appliquer au monde professionnel ou grand public.

Ce projet de recherche de trois ans, lancé en 2010, est le prolongement d’une collaboration déjà en cours depuis presqu’un an et dans laquelle les participants ont étudié l’impact des nouvelles technologies.

 

Page 115, paragraphe 6 : Communiquer avec simplicité

 

Cette seconde décennie du 21è siècle a établi de nouvelles règles en matière de communication. Un site Web même 2.0 n’est plus suffisant pour partager l’information. Il faut également y rajouter l’image, le son et les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. Le manager du futur doit tenir compte de ces médias et diffuser une image claire et précise de son entreprise vers ces multiples supports. Sans oublier de tenir compte de l’avis des consommateurs ou tout du moins, d’entretenir de relations privilégiées avec eux. Car aujourd’hui, ces consommateurs ou les utilisateurs ont « pris le pouvoir » grâce à Internet, les forums d’échange et les réseaux sociaux.

 

Page 133 : Nouveaux concepts : Tour d’Horizon

 

Quelques exemples de technologie qui prendront de plus en plus de place

 

-          Les écrans tactiles : tous les constructeurs d’ordinateurs et de téléphone mobile proposent d’interagir avec leur appareil via un écran sensible au toucher. Plus simple, plus conviviale, cette méthode d’interaction pourrait même un jour être remplacée par des commandes gestuelles d’ici 2018.

-          Le pico-projecteur : pour les travailleurs nomades, leur notebook et leur smartphone pourront en 2011 intégrer un mini vidéoprojecteur, capable d’afficher une image sur une surface de 1x1 m à 2 ou 3 m de distance.

-          Le terminal de santé à la maison : du fait de la croissance démographique, de l’allongement de la durée de vie et de la baisse démographique médicale prévue en 2025, des entreprises comme Intel proposent des terminaux de santé à domicile. Ils relient les patients et l’équipe soignante via une liaison de type câble, ADSL, sans fil ou simple ligne RTC. Les prestataires de santé peuvent consulter et collecter des données à distance. Et les patients, prendre leur tension, effectuer des visioconférences avec leurs médecins…, être donc rassurés sans se déplacer.

-          Le téléphone mobile NFC : en 2011/2012, une nouvelle génération de téléphones mobiles va faire son apparition. Elle sera dotée de la technologie NFC [Near Field Communication], c'est-à-dire sans contact et à distance très faible entre le téléphone et le lecteur. Elle permettra par exemple, de payer ses achats, de se transformer en e-ticket de transport, de télécharger des clés d’accès électroniques….

-          L’Entreprise du Futur et l’Internet des objets : Entre 2010 et 2020, la toile doit se préparer à recevoir un nouveau type d’utilisateurs qui va débarquer en nombre : les objets inanimés. L’Internet des Objets s’apprête à devenir une réalité et à terme c’est toute notre vie quotidienne qui promet d’être changée par la venue de ces nouvelles technologies. Par exemple, une lampe de bureau pourra s’allumer ou s’éteindre en fonction d’une présence ou non, et la cafetière se mettre en marche dès l’arrivée des personnes. Objectif : réduire la consommation électrique. Dans le monde de l’agro-alimentaire, une expérience au Japon vise à équiper des containers réutilisables, utilisés pour transporter les fruits et légumes, de tags RFID passifs de manière à pouvoir les rendre traçables tout au long de leur cycle d’utilisation et aussi à limiter le nombre de containers perdus à chaque cycle.

 

Page 232 : Stress du Futur

 

Encadré s’il y a de la place

 

Le phénomène des réseaux sociaux permet aux entreprises de rester en contact avec ses collaborateurs et ses clients au travers d’un moyen qui se généralise. Quatre étudiantes du MIT pensent aussi que ce moyen pourrait également contribuer à atténuer ce dont souffrent de nombreux membres appartenant à des réseaux sociaux : le stress. Elles ont donc inventé le SOS [Stress Outsourced System]. Il s’agit de petits moteurs fixés sur un vêtement, capables de s’activer et d’effectuer une sorte de massage. Ainsi, si son porteur ressent le fardeau du stress, il lance un SOS à d'autres utilisateurs, membres de son réseau social. En retour, les membres lui envoient un code qui déclenche le fonctionnement des petits moteurs qui se mettent à vibrer et effectuent un massage tactile. Un prototype de veste existe déjà au sein du MIT. S’il ne s’agit encore que de recherche, les vêtements intelligents ont toutes les chances de se généraliser au cours de la prochaine décennie : L’américain HealthWare a mis au point des vêtements capables de prélever plusieurs informations sur la santé de celui qui les porte tout en restant léger et confortables. Le système consiste en des capteurs implantés directement dans les tissus, informations qui sont ensuite recueillies et transmises vers un téléphone portable à un peu particulier.

Page 248 Prospective et Entreprise en 2018

2028

Les nouvelles sources d’énergie et la ville du futur

En 2028, lorsque la population atteindra les 8 milliards d’habitants, toutes les villes du monde seront intelligentes, à énergie 0, peu polluantes et avec des gratte-ciels dotés de terrasses pour faire pousser des plantes. Elles devront donc adopter les technologies vertes et les intégrer dans des projets de développement durable, ce qui donnera naissance à de petites merveilles Certaines existent déjà. La Xeritown est un complexe urbain conçu pour être en harmonie avec l’environnement de la région de Dubaï grâce à une architecture particulièrement bien adaptée au climat. Construite dans la nouvelle extension de Dubaï, l’émergeante Dubailand, le plan principal de Xeritown consiste en un nombre de bâtiments urbains denses placés dans le paysage. La ville d’environ 30 hectares sera bâtie dans l’axe nord-sud afin d’exploiter les vents frais soufflant depuis la mer. L’orientation de la ville permettra à cette dernière de profiter de cette brise fraîche marine et de bloquer le vent du désert. Toute la ville a été conçue en gardant à l’esprit le climat, le paysage et l’environnement de Dubaï. Son nom est issu des principes du Xeriscape. Mise en place dans le Colorado, le Xeriscape est une combinaison de sept principes de base qui permettent d’économiser de l’eau [jusqu’à 60% et plus] tout en créant un paysage verdoyant et fleuri, ces principes étant : faire un plan qui prend en compte la conservation de l’eau, aménager des zones avec du gazon, choisir des plantes à faible consommation d’eau, utiliser des additifs dans le sol, etc. Donc, Xeritows a été dessinée pour minimiser l’usage de l’eau. Pour les usages non domestiques, les eaux rejetées par les industriels ou les eaux recyclées seront utilisées. La ville encouragera le style de vie pédestre et seules des rues à 2 voies seront construites afin de limiter au maximum le nombre de véhicules. Les bâtiments offriront toute l’ombre nécessaire aux habitants, à la place des arbres qui dépendent de l’eau. Des structures circulaires plates et larges alimentées par des cellules photovoltaïques seront accrochées au dessus des allées dans les rues. Ces cellules récupèreront l’énergie solaire pour alimenter la ville en électricité.

Les villes du futur pourront aussi faire appel à des arbres artificiels qui fonctionneront comme des récupérateurs d’énergie solaire et éolienne. L’idée en 2010 est le biomimétisme. Les arbres sont composés de nanofeuilles. Elles utilisent la nanotechnologie pour capter l’énergie solaire au sein de cellules photovoltaïques et thermo voltaïques, en vue de convertir le rayonnement en électricité. Ces arbres disposent également de tiges et de rameaux qui hébergent des matériaux nanopiézovoltaïques qui agissent comme des générateurs produisant de l’électricité à partir du mouvement ou de l’énergie cinétique causée par le vent ou la pluie. En 2028, nos rues sont décorées en partie de ces «arbres artificiels ».

L’énergie électrique : la mer, le soleil et le corps humain

Les énergies photovoltaïques et éoliennes seront notre lot quotidien en 2028. Nos habitations, nos immeubles, nos voitures et même certains appareils informatiques comme nos ordinateurs seront tous équipés de panneaux solaires. Dans 20 ans, il suffira d’un spray pour transformer toute surface en panneau solaire. Car en 2010, la compagnie norvégienne d’électricité solaire, Ensol a breveté une technologie à couche mince de cellules solaires, sous forme d’un film transparent conçu pour être vaporisé sur toute surface. Un des principaux avantages est qu’une fenêtre tout comme les murs d’un bâtiment peuvent devenir des producteurs d’électricité.

Pour les piles ou les batteries de nos petits appareils comme des télécommandes, des téléphones mobiles…, nous n’aurons en 2028 qu’à les secouer pour les recharger. En effet, car le japonais Brother Industries a mis au point en 2010, de batteries de la taille de nos piles de 1,5V LR6 et LR3, qui sont en fait de petits générateurs alimentés par les vibrations ou les secousses. Et bien entendu, tous les constructeurs d’électronique grand public ont adopté le principe par la suite pour leurs appareils.

Dans 20 ans, nos vêtements seront aussi source d’énergie. Notamment nos chaussures grâce à la piézoélectricité. Pourquoi ? En 2010, le premier prototype de générateur doté de cette technologie et installé dans la semelle d’une chaussure est né grâce au Dr. Ville Kaajakari de l’Université Technique de Louisiane au Etats-Unis. Et cette solution a produit suffisamment d’énergie pour faire fonctionner des récepteurs GPS, des balises de géolocalisation et même un téléphone cellulaire. 10 ans plus tard, la technique a tellement évolué qu’elle est capable de pouvoir alimenter nos tablettes informatiques multifonctions [téléphone, ordinateur, livre électronique…].

Les nouveaux tissus de 2028 à base de nanofils génèrent également de l’énergie électrique grâce toujours à la piézoélectricité. La technologie s’appelle alors la « nanopiezotronique ». Elle a été inventée 20 ans plus tôt par des chercheurs de la Georgia Institute of Technology à Atlanta. Lorsque les fibres sont soumises à une déformation, les nanofils se déforment et des millions de charges électriques sont libérées. Aujourd’hui, nos petits appareils portables sont alimentés par ces vêtements que tous les créateurs de mode apprécient.

 

Même nos voitures en 2018 peuvent générer de l’électricité, soit en récupérant l’énergie liée au freinage, soit celle générée par les amortisseurs. C’était en tout cas l’idée en 2010, d’ingénieurs en mécanique de l’Université de New-York qui avaient conçu et testé un amortisseur capable de récupérer l’énergie vibratoire d’un véhicule. Quelques années plus tard, la solution développée en grande échelle permettait de récupérer jusqu’à 250 W dans des conditions normales de conduite. Et en 2028, la Mer nous fournit une grande partie de nos besoins grâce aux éoliennes, aux houliennes [la houle], aux nombreuses usines marémotrices immergées, et à l’échange thermique des mers ou ETM. Cela consiste à utiliser la différence de température qui existe naturellement entre la surface et les profondeurs de l'océan pour faire fonctionner une machine thermique. A la différence de beaucoup d'autres sources d'énergies renouvelables, l'ETM est l'énergie marine qui produit de l'électricité sans intermittence, tous les jours de l'année et 24h/24. Dès 2011, cette solution était testée sur l’Ile de la Réunion. Aujourd’hui, elle est généralisée sur une grande partie des océans.


Le bureau du futur : miniature

 

Travailler dans un espace réservé avec son ordinateur portable dans un immeuble, tout cela a bien disparu en 2028, et ce depuis déjà une bonne dizaine d’années. La visioconférence est devenue monnaie courante. Les réunions physiques sont exceptionnelles, le virtuel a pris le pas grâce aux « murs 3D sans lunette ». Ces murs sont en 2028, capables d’afficher tout type d’informations : du papier peint, les nouvelles du jour, un paysage, la télévision, des données, des images…. Et en cas de déplacement, le « bureau » tient dans la main et peut même servir à bien d’autres usages : achats, comparatifs de produits, visioconférence, téléphone, ticket électronique, consultation d’horaires…

En tout cas, c’était ce que nous avions vu en 2010 aux Etats-Unis quand une équipe de chercheurs du MIT, Pattie Maes et Pranav Mistry, présentaient le « Sixth Sense », le 6è Sens. A cette époque, il s’agissait encore d’un prototype tout à fait fonctionnel sous forme d’un appareil composé d’un pico projecteur, d’un miroir et d’une caméra. Ces composants matériels étaient reliés à un téléphone mobile cellulaire avec connexion Internet. Le principe était de marier monde physique et monde numérique. Par exemple, le pico projecteur projetait des informations visuelles sur tout type de surface [mur, vitrine, bureau…]. Les informations pouvaient être des photos, des textes, des vidéos, des feuilles Excel… De son côté, l’appareil photo/caméra doté d’un logiciel de reconnaissance des gestes était capable de suivre les mouvements de la main, correspondant à des commandes.

Si l’utilisateur ne disposait pas d’une surface quelconque, son « Sixth Sens » pouvait projeter les touches d’un téléphone sur sa main, l’utilisateur tapait un numéro, geste qui était reconnu par l’appareil photo/caméra du « Sixth Sense » et déclenchait la composition du numéro.

En 2028, la plupart des « ordinateurs » sont les descendants directs du « 6è Sens ». Ils ressemblent plus à des tablettes qui en fonction de leur géolocalisation et de leur utilisateur, vont adapter leurs fonctions et leurs contenus. Certains imaginent même faire disparaître totalement le matériel car en 2028, toute la planète fait appel à l’Internet des Objets. Une puce RFID placée dans une montre ou un téléphone mobile vous identifie. Et quelque soit le lieu, l’environnement vous reconnaît et met à votre disposition les informations dont vous avez besoin, informations émanant de « clouds ». Une surface quelconque vous affiche votre écran en 3D sans lunette. Il ne vous reste plus qu’à dicter vos commandes car la reconnaissance vocale est désormais parfaite. Reste au cas où, l’affichage d’un clavier pour jouer.

 

 

La médecine de proximité : depuis la maison en fait

 

En 2028, une grande partie de la planète a plus de 60 ans et l’espérance de vie atteint les 100 ans. Dès lors, les services de santé ont du s’adapter aussi bien pour les salariés que pour les habitants. En 2009, un rapport sur l’e-santé, couplé à un plan quinquennal éco-responsable pour le déploiement de la télésanté dans l’Hexagone, proposé par le ministre de la Santé de l’époque et Monsieur Pierre Lasbordes, Député de l’Essonne, estimait qu’il était impératif de faire appel de faire appel aux technologies, ne serait-ce qu’en raison de la baisse démographique médicale de 2025. En 2028, soit 3 ans plus tard, chaque foyer est équipé d’un terminal de suivi à domicile. Il relie les patients et l’équipe soignante à distance via Internet. Les prestataires de santé peuvent consulter et collecter des données à distance. Et les patients, prendre leur tension, effectuer des visioconférences avec leurs médecins…, être donc rassurés sans se déplacer. Ce terminal est également installé dans tous les lieux publics car les immeubles de bureau ont disparu. Et certaines fonctions sont maintenant intégrées dans le téléphone mobile et nos vêtements qui sont devenus intelligents. Nos chemises, robes ou T-shirt captent des mesures physiologiques sur notre état de santé. Les informations sont ensuite transmises soit à notre téléphone mobile, soit directement à un centre de télédiagnostic puisque nous sommes dans l’ère de l’Internet des Objets où tout communique. A l’époque, le projet s’appelait SenseCore, créé par une petite start-up helvétique du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique, et émanait de la Recherche Spatiale. Au même moment, des ingénieurs de l’Université de Californie à San Diego travaillent sur des capteurs chimiques intelligents imprimés sur les élastiques des sous-vêtements. Ces élastiques en contact direct avec la peau des porteurs étaient capables de déceler des biomarqueurs comme le glucose, la noradrénaline, le lactate…Mais le plus important est que ces capteurs étaient aussi capables de déceler la consommation d’alcool des conducteurs, la performance des athlètes ou encore le niveau de stress des usagers. En 2028, la santé est une priorité.

 

« Changez votre façon de travailler pour toujours »

 Rework, les nouvelles façons de travailler dans les 5 ans à venir

« Changez votre façon de travailler pour toujours »

ReWork: Change the Way You Work Forever

de Jason Fried et David Heinemeier Hansson

Le site du livre : http://37signals.com/rework/

 

Les nouvelles façons de travailler

1.       « ASAP is poison » [« Dès que possible » est un poison]. En entreprise on essaye de se mettre d’accord sur la spécification d’une nouvelle fonctionnalité, et quand vient le moment d’en définir la date de livraison, on se voit répondre “Dès que possible”. Cela peut sembler la réponse la plus honnête, la plus simple à comprendre de tous et la plus facile à gérer ; mais en fait il s’agit souvent d’un pis-aller qui démontre que le projet n’est pas réellement pris en main !!! Quand on demande un développement ASAP [as soon as possible], on abdique sur tous les facteurs qui définissent un projet et c’est révélateur d’un manque de professionnalisme parfois.

2.       1 H de réunion à 10 = 10 H de réunion, évitez de faire découvrir aux participants le sujet de la réunion.

3.       Apprenez à dire « Non », vous regretterez souvent d’avoir accepté une nouvelle fonctionnalité ou un nouveau planning, mais vous ne regretterez jamais d’avoir refusé [mais restez tout de même honnête].

4.       Avoir échoué n’est pas un pré-requis pour réussir.

5.       Ce qui était impossible quelques années auparavant est désormais d’une grande simplicité.

6.       Choisissez un combat : si vous devez définir votre activité, faites-le en vous comparant avec un produit similaire. Trouvez-en les faiblesses, les points sur lesquels vous allez être différent, et faites-en un objectifs clair. Cela deviendra une direction à suivre, un but qui doit motiver vos équipes. Cela facilitera aussi le positionnement de votre produit ou service ; il sera plus évident à comprendre si sa définition même explique en quoi il se démarque des concurrents bien connus.

7.       Créez un business et pas seulement une entreprise.

8.       Décidez aujourd’hui, car vous ne serez pas forcément dans de meilleures dispositions demain.

9.       Decisions are temporary : Une décision n’est pas définitive. Il faut se laisser la possibilité d’y revenir. Décider pour maintenant et s’inquiéter pour le futur plus tard.

10.    Déléguer un maximum de tâches.

11.    Pouvoir faire essayer un produit [s’il est bon] c’est la garantie que les clients reviendront pour se le payer.

12.    Embrace constraint… Moins [de temps, d’argent, de personne, d’expérience] est une vraie bonne chose. Cela force à être créatif et à éviter le gâchis.

13.    Emulate Chefs : Apprendre aux autres ce que l’on connait de son business, ne veut pas dire que les autres pourront nous copier plus facilement [image des chefs cuistot qui donnent leur recette].

14.    En faire le moins possible, donc se concentrer sur l'essentiel. Tout se qui ne va pas servir à développer le business est écarté rapidement.

15.    Évitez la compétition Ce conseil est intéressant, parce qu’on peut l’interpréter aussi bien d’un point de vue interne à une entreprise, que comme un conseil dans la création de produit ou de service. Pour le point de vue interne, on ne compte plus les témoignages d’entreprises où chaque projet est le lieu d’une lutte de pouvoir entre personnes ou entre services. Plutôt que de voir le but final [réussir le projet, faire avancer l’entreprise, faire progresser l’activité économique, créer de la richesse], on peut assister à une compétition féroce qui est une pure perte de temps et d’énergie. La coopération doit être le seul mode de travail en entreprise. Il faut être vigilant sur la manière dont les personnes agissent les unes par rapport aux autres, afin qu’elles visent toutes un but commun. Pour ce qui est de la création de produits et de services, les auteurs de Getting Real disaient déjà qu’il faut être original et ne pas tenter de copier simplement un service existant. Leur point de vue se justifie pleinement. Quand on se contente de copier, il devient quasiment impossible de se démarquer de l’original, ni d’exprimer la moindre créativité.

16.    Hire great writers : Le talent pour l’écriture est un critère de choix entre candidats. Savoir bien écrire signifie savoir penser correctement, communiquer et savoir expliquer.

17.    Illusions of agreement…Essayer de supprimer les niveaux d’abstractions [docs, plans, rapports]. Chacun peut imaginer une chose différente de chaque niveau. Seul le résultat [le produit] met tout le monde d’accord.

18.    Instaurez les no-talks thursdays, car les interruptions quotidiennes sont des tueuses de productivité ;

19.    Le marketing ne doit pas être un département mais un agrégat de ce que toute votre entreprise fait.

20.    Learning form mistakes is overrated : Apprendre de ses erreurs est surévalué, il vaut mieux apprendre de ses succès. L’échec n’est pas un pré requis du succès. Quelqu’un qui a déjà eu un succès a plus de chance de l’être à nouveau. Ceux qui ont eu un échec n’ont pas plus de chance d’avoir un succès que les nouveaux.

21.    Les documents abstraits [cahier des charges, spécifications…] créent une illusion d’accord mais qui repose sur une interprétation, il est plus efficace de travailler sur des livrables concrets [croquis, storyboard, prototypes…] ;

22.    Les drogués du travail confondent moyens et résultats, non seulement ils ne travaillent pas plus vite [car ils flânent la journée et ne parviennent à se concentrer que le soir] mais en plus ils imposent un mode de collaboration asynchrone qui repose beaucoup sur les emails ; « Les stakhanovistes ne sont pas des héros. Le vrai héros est celui qui est déjà rentré chez lui car il a réussi à faire son travail plus vite que les autres ». L'idée principale est qu'il vaut mieux faire des journées plus courtes, mais dont chaque moment est consacré à la réalisation d'une tâche vraiment importante. Et donc, au lieu de s'autoriser à perdre du temps sur des activités non-essentielles, il vaut mieux identifier les priorités réelles pour les exécuter au plus tôt.

23.    Les plannings au-delà de 6 mois sont fantaisistes et relèvent de la devinette, ils ne permettent pas d’anticiper correctement mais apportent surtout du stress et de la rigidité dans la gestion quotidienne d’un projet ou d’une activité. Concentrez déjà sur ce que vous allez faire cette semaine…

24.    Les réunions sont comme des programmes TV : elles sont programmées par 1/2 heures [car Outlook ne sais pas faire autrement], comment faire si vous n’avez besoin de 15 minutes ? Les réunions sont toxiques. Il faut éviter les réunions où 15 personnes se retrouvent pendant 2 heures, à bailler pendant 1h56 et à ne prendre part activement que 4 minutes chacun...

25.    Make tiny decisions… Mieux vaut faire un ensemble de petites décisions qu’une grosse décision. Grosse décision égale de grosses erreurs. Cela n’est pas vrai pour de petites décisions qui seront réparables. Cela n’empêche pas d’avoir de grosses idées et de grands plans, juste que la meilleure façon de les réaliser, c’est par petite décision. Les meilleurs buts sont ceux que l’on peut atteindre, puisqu’une fois réalisés, on peut construire dessus.

26.    N’embauchez pas pour le plaisir mais pour vous soulager.

27.    Ne pas hésiter à abandonner ce que l’on est en train de faire. Des fois, c’est la bonne chose à faire.

28.    Ne vous attardez pas sur les problèmes que vous n’avez pas encore.

29.    No time is no excuse : Il est toujours possible de prendre quelques heures dans son planning pour travailler sur nos projets. Pas de temps, n’est pas une excuse !

30.    Plus longs sont les développements et moins vous avez de chance de vous lancer.

31.    Pour battre un compétiteur, pas besoin de faire plus. Viser à moins faire que ses concurrents, mais faire mieux.

32.    Pour résoudre un problème le plus simple n’est pas de rajouter des ressources mais d’en retirer, plus de ressources [moyens, collaborateurs…] = plus de problèmes, d’inerties, de contraintes…

33.    Préférez embaucher ceux qui partent tôt parce qu’ils sont efficaces, plutôt que des ayatollahs de la veillée nocturne, ils mettent une mauvaise ambiance.

34.    Quand on réalise en changement, il y aura toujours de mécontents. Il faut les écouter, attendre un peu, montrer que l’on est conscient du problème. Souvent les gens s’adapteront.

35.    Ne faites pas que travailler [et virez les stakhanovistes].

36.    Evitez à tout prix les interruptions dans votre travail, surtout les réunions.

37.    Prendre de toutes petites décisions les unes à la suite des autres est beaucoup plus simple que de prendre une seule grande.

38.    Résumés are ridiculous : Un CV est toujours exagéré mais aussi toujours vague. Embauchez sur la base du CV est dangereux. Une lettre de motivation est déjà mieux car il n’est pas possible que le candidat ait envoyé une lettre personnalisée à 100 entreprises.

39.    Seuls les actes comptent, pas les idées ni les prévisions.

40.    Si vous voulez que quelque chose soit fait, demandez à la personne la plus occupée, elle sera motivée pour le faire rapidement.

41.    Start a business, not a startup : Le mot Startup signifie être dispendieux, ne pas affronter les réalités du marché, être dans une bulle. Or la réalité est là. Mieux vaut créer un business qu’une Startup.

42.    Start making something : Une idée ne vaut rien tant que vous n’en avez rien fait. La vraie question est de quelle bonne façon on la réalise.

43.    Take a deep breath : Les gens sont des créatures ave des habitudes, c’est pour cela que le changement est souvent vu comme négatif. Une réaction négative est presque toujours plus forte et plus passionnée qu’une réaction positive.

44.    Vous regretterez rarement de dire “non”, mais souvent de dire “oui”.

45.    Years of irrelevance : Les années d’expérience ne veulent pas dire grand chose. Connaitre combien de temps une personne a fait une chose ne vaut pas savoir avec quelle qualité et comment elle l’a fait.

 

La gestion et l’évolution d’une offre

1.       Moins de fonctionnalités = Plus de simplicité, soyez fier de ce que votre produit ne fait pas et revendiquez-le plutôt que de faire la course à l’armement [sinon vous allez implémenter en priorité les fonctionnalités les plus simples mais qui ne représentent que peu de valeur ajoutée].

2.       Ne cherchez pas à faire un produit parfait dès son lancement, lancer un produit et vous l’améliorerez ensuite car il est plus stimulant d’améliorer que de perfectionner.

3.       Assez bien peut être suffisant, l’important est de fournir un maximum de résultat en un minimum de temps / énergie / investissement [la perfection a un coût] ; Ne perfectionnez pas votre travail. “Pas mal”, c’est très bien.

4.       Proposez moins que vos concurrents, moins de fonctionnalités = moins de problèmes = plus de compétitivité [ex : La minicaméra Flip].

 

La gestion d’une start-up

1.       La croissance n’est pas une obligation, plus de C.A. signifie plus de problèmes et de contraintes car les économies d’échelle ne fonctionnent que dans l’industrie lourde [il est plus important de se concentrer sur la marge] ; Why Grow ? Une entreprise avec beaucoup d’employé n’est pas forcément saine. Avec la taille viennent de nouveaux problèmes et une plus grande complexité. Chacun doit trouver la bonne taille pour son business en commençant petit et en voyant comment il grandit.

2.       Lancer une start-up sans se soucier de la viabilité c’est comme de construire un avion sans se soucier de la force de gravité [« nous trouverons bien un moyen de le faire voler… »].

3.       N’embauchez jamais quelqu’un pour faire un travail avant d’avoir essayé vous même, comme ça vous saurez quelles sont les difficultés, vous saurez détecter les bonnes qualités chez un candidat et vous saurez évaluer correctement un travail bien fait.

 

Sources :

Merci à Fred Cavazza pour sa synthèse…

http://entreprise20.fredcavazza.net/2010/09/29/rework-le-...

 

http://ulrichinaction.blogspot.com/2010/08/retour-sur-rew...

http://dev.af83.com/critique-de-livres/critique-du-libre-...

http://ikon.fr/strategies/critique-de-rework-37signals/

http://www.tomsquest.com/blog/notes-sur-rework-de-37signa...

http://frenchweb.fr/tag/37-signals/

http://blog.darklg.fr/342/rework-changez-votre-facon-de-t...

http://christianroy.tumblr.com/post/506868291/rework-une-...

Critères des emplois du futur

Le monde du travail change et on constate une évolution dans les profils. Quelques pistes pour identifier ce que pourrait être un profil talentueux pour une entreprise moderne ! Les soft skills, les e-skills montent en puissance, de même que la montée des langues étrangères [de préférence « rares »). Mental, bonne résistance au stress avec l’importance du mental et de la capacité à gérer sa propre énergie.

 

1.     Adaptable

2.     Aisance relationnelle / Sens du contact

3.     Authentique

4.     Autonome

5.     Bonne santé

6.     Collaboratif

7.     Créativité / Curiosité

8.     Disponibilité

9.     Dynamique

10.  Esprit d’équipe / Transversalité

11.  Esprit de synthèse et critique / Discernement

12.  Fiabilité

13.  Gestion des priorités

14.  Goût du risque

15.  Humain

16.  Humour

17.  Intuition

18.  Joie / capacité à s'aimer & à aimer

19.  Mobile

20.  Multiculturel

21.  Multi tâches

22.  Orienté international

23.  Persévérance

24.  Polyvalence

25.  Professionnalisme

26.  Réactif

27.  Respect / honnêteté / Ethique

28.  Responsable

29.  Sens de l'initiative

30.  Sens de l'organisation

31.  Sportivité

 


Human Inside / La génération Y veut tout !!!!

La génération Y [13 millions de personnes en France, âgées de 18 à 30 ans] est un véritable phénomène de fond qui va impacter la consommation de produits et de services, la gestion des ressources humaines dans les entreprises, les modes de vie, et jusqu'au « vivre ensemble », y compris à l'intérieur des familles. En résumé, l'économie et la société de demain. En 2015, les « Y » représenteront 40% des actifs mais ils influencent déjà, au contraire de la génération X et des Baby boomers, non pas ceux qui les suivent, mais ceux qui les ont précédés...

Mais qui est la génération Y ? Avec son appellation un peu « techno », on pourrait croire qu'elle est marquée avant tout par la technologie. Et c'est vrai que la plupart des analyses concernant cette génération s'appuient presque systématiquement sur les nouvelles technologies et le monde du travail, alors que les analyses des autres générations reposent plutôt sur les contextes politico-culturels.

 

Une génération décomplexée

Or s'il est vrai que la génération Y est placée sous le signe des réseaux et de la connexion permanente, elle apparaît avant tout, au contraire de la génération X qui l'a précédée, comme une génération décomplexée, se plaçant d'égal à égal avec les générations précédentes, pas vraiment concernée par les transmissions ascendantes des savoirs, ce qui aboutit à en faire une génération finalement assez peu cultivée, lisant peu et connaissant assez mal l'histoire et la politique.

Mais qu'importe. Etrangère à tout sentiment de culpabilité, faisant plus confiance à leurs pairs qu'à leurs pères, les [grands] enfants de la génération Y refusent d'être liés que quelque façon que ce soit et revendiquent un libre choix permanent. Ils fonctionnent au gré des opportunités dans un comportement à la fois individualiste [je ne veux pas être lié] et communautaire [je vis en réseau, je cultive la vie avec mes amis].

Au bureau la génération a donc des droits plus que des devoirs et piétine la hiérarchie. Elle veut à la fois être écoutée et informée et demande des explications en permanence. Elle est impatiente, demande un sens à son travail, travaille en équipe, mais garde aussi ses distances, prête à aller voir ailleurs à tout moment.

Pour ses courses la génération Y « shop » sur internet et c'est là aussi qu'elle ses emplettes d'amis. Elle passe sans état d'âme du low-cost au luxe dans une démarche d'analyse permanente d'un ratio « envie/prix ». Elle est attentive à la personnalisation, mais aussi [surtout ?] à ce qui est conseillé par les amis, avec une volonté de « faire ensemble ».

 

Une démarche « horizontale »

L'amitié, qui a été importante pour toutes les générations devient, avec la génération Y, centrale. Le ou la « Y » se tourne vers ses amis à toute occasion. Dans une logique « horizontale, le « Y » écoute bien plus ses amis que la hiérarchie [qu'il ignore]. En termes de marketing cette logique horizontale constitue une prise de pouvoir par rapport aux marques et à leur communication verticale.

Instruits par l'expérience de leurs parents dont la vie personnelle a souvent été hypothéquée par un travail trop prenant [divorces], les « Y » se désengagent en enterrant la valeur sacrificielle du travail. Aujourd'hui la famille passe pour eux avant le travail. Ils sont finalement plus conservateurs que les baby boomers et reviennent à certaines valeurs morales.

Ils veulent exister en tant qu'individus dans le vaste monde [pour eux, la mondialisation a toujours existé] et participer à la marche du globe, donner leur avis, donner de l'information, commenter, être acteurs.

En fait, la génération « Y », qui se veut indépendante, mais reste [ou revient] chez les parents de plus en plus tard, qui veut à la fois gagner de l'argent et garder du temps pour s'amuser, recherche une véritable « compossibilité ». Elle veut mener plusieurs vies en parallèle. Elle veut tout !

 

 

Panorama des générations

Une génération est un concept sociologique utilisé pour désigner une sous-population dont les membres, ayant à peu près le même âge ou ayant vécu à la même époque historique, partagent un certain nombre de pratiques et de représentations du fait de ce même âge ou de cette même appartenance à une époque.*

 

La génération silencieuse

Nés entre 1925 et 1945

Þ  Guerre

Þ   Grande dépression

Þ   Manque

Þ   Reconstruction

 

Ü  Stabilité

Ü   Effort

Ü   Éthique

Ü   Travail

Ü   Sacrifice

 

On l’appelle aussi la génération « artiste ». Quelques « silencieux » célèbres : Elvis Presley, James Brown, Jimi Hendrix, Ray Charles…

 

Les baby boomers

Nés entre 1945 et 1965 - Issus du baby boom après la 2nde guerre mondiale

Ù  Guerre froide

Ù   Mai 68

Ù   Vietnam

Ù   Libération sexuelle

Ù   Lutte pour les droits civiques

Ù   Émancipation des femmes

Ù   Divorce

 

Ü  Idéalistes

Ü   Chanceux

Ü   Sens du collectif

Ü  Egocentriques

Ü   Responsables de la crise ?

 

Le capitalisme est un idéal pour les boomers. La réussite professionnelle
est un facteur d’épanouissement. Ils sont fidèles à l’entreprise et travaillent dur.

Conscience forte d’appartenir à une génération.

 

Aujourd’hui :
En haut des hiérarchies

Demain :
retraités…

ou concurrents des jeunes ?

 

La génération X

Nés entre 1965 et 1980

Ils tirent leur nom d’un livre de Douglas Coupland

 

Ù  Chute du mur de Berlin

Ù  Tchernobyl

Ù  Banalisation du divorce

Ù  Pilule contraceptive

Ù  Arrivée de l’informatique

Ù  Arrivée du Sida

Ù  Affaire du sang contaminé

 

Ü  Désillusion

Ü   Cynisme

Ü   Agressivité

Ü   Individualisme

 

Spleen

 

Contre

sculture

ssociété

sconsommation

sinstitution

 

Plus pragmatiques qu’idéalistes

sArrivés sur le marché du travail dans les années 80 pour découvrir le chômage et les emplois sous-payés.

sConsidérée comme une génération coincée entre les boomers et les Y qui n’a pas su trouver ses repères

 

Aujourd’hui :
N+1 ou N+2 des Y

 

 

Sources documentaires

 

Ù  Livres

        Sociologie de la jeunesse, Olivier Galland, Armand Collin, Paris, 2007

        Génération Y, mode d'emploi : intégrez les jeunes dans l'entreprise ! Daniel Ollivier etCatherine Tanguy, De Boeck, Paris, 2008

 

Ù  Blogs

        http://www.generationy20.com/

        http://lagenerationy.com/

 

Ù  Présentations Powerpoint

        « Génération Y - Ce qui les distingue (vraiment) des autres générations » http://www.slideshare.net/dbernard/generation-y-ce-qui-le...gnrations?from=email&type=suggest_download&subtyp...

        “A new way to define a productive worker”
http://www.slideshare.net/gagnonc/a-new-way-to-define-a-p...

        “The Gen Y Guide to Web 2.0 at Work”
http://www.slideshare.net/sachac/the-gen-y-guide-to-web-2...

 

Ù  Articles

        « La génération Y », dossier spécial de L’ETUDIANT
http://www.letudiant.fr/jobsstages/generation-y-les-atout...

        « Génération Y, le choc des cultures en entreprise », article de Caroline Politi, publié dans l’Express
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/generation-y-le-ch...

        « Génération Y: les recettes d'un tandem gagnant » article de Mélodie Enguix, publié dans l’Express
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/generation-y-les-r...

        « Generation Y », article de Ellen Neuborne et Kathleen Kerwin pour Bloomberg Businessweek
http://www.businessweek.com/1999/99_07/b3616001.htm

        « Quand la jeunesse devient un style de vie permanent », article de Hervé Seryieyx
http://herveserieyx.nexenservices.com/article.php3?id_art...

        “What Is It About 20-Somethings?”, article de Robin Marantz Henig pour le New York Times
http://www.nytimes.com/2010/08/22/magazine/22Adulthood-t.html?_r=1

        « La génération Y : mythe ou réalité? » article de Courrier des Cadres
http://www.courriercadres.com/content/la-generation-y-myt...

        «Dating for a decade? Yound adults aren’t rushing marriage »
article de Sharon Jaysonpour USA Today
http://www.usatoday.com/news/health/2010-06-22-10yearcourtship22_CV_N.htm

        « Le choc des générations », article de Carol Allain
http://www.carolallain.com/articles_presse/ChocDesGenerat...

 

Ù  Rapports et études

        "L'intégration de la génération Y en entreprise aujourd'hui : Enjeux, opportunités et obstacles pour les entreprises et les institutions de formation » enquête de l'IAE Lyon
http://iae.univ-lyon3.fr/anciens/emploi-et-carrieres/l-in...paysage-contraste-des-paradoxes-a-depasser--354841.kjsp?R...

        « La génération Y dans ses relations au travail et à l’entreprise », étude de l’APEC
http://recruteurs.apec.fr/resource/mediatec/domain1/media...

        « Gen Y Prestige Brand Ranking”, étude de L2 Think Tank
http://l2thinktank.com/Gen_Y_Report.pdf

        « GENE-TIC, Qui sont les digital natives ? », étude de l’institut BVA
http://www.bva.fr/administration/data/actualite/actualite...df

        « Les jeunesses face à leur avenir. Une enquête international », enquête de l’Institut Fondapol
http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/E...

        “MILLENNIALS A Portrait of Generation Next”, étude du Pew Research center (USA, en anglais)
http://pewsocialtrends.org/assets/pdf/millennials-confide...

        Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc de cultures ?, rapport du ministère de la Culture et de la Communication
http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cprospe...

        Millenials, Gen X and Baby Boomers : who’s working at your company and what do they think about ethics? Une étude du Ethics Ressource Center
http://www.ethics.org/files/u5/Gen-Diff.pdf

 

 


Mini-Lexique pour être branché « business du futur »

Proxilité

Concept de proximité et facilité

Low cost

Modèle économique qui a pour but de casser les prix

Less

"Moins" en anglais

Do it yourself

"faire soi-même" en anglais

Up cycling

Processus qui consiste à recycler de vieux objets en les transformant en autre chose de neuf

Papy boomers

Individus issus du baby-boom qui sont aujourd'hui des personnes âgées

No one day older

"Pas plus vieux d'un jour" en anglais

Make the most of yourself

"tirer le meilleur parti de soi-même" en anglais

Fitness shop

Atelier ou salle de gymnastique

Concept store

Magasin qui met en avant l'esprit de la marque sans forcément chercher à vendre de produit

Feng Shui

Art chinois dont le but est d'harmoniser la disposition d'un lieu dans le but d'améliorer le bien-être

Spa

Centre de remise en forme à la frontière du thermalisme et de l'institut de beauté

Sophrologie

Science de la conscience harmonieuse qui vise au bien-être et au développement personnel

Corners

"coins" en anglais. Designe un petit espace dans un magasin géré indépendamment par une marque

Class Action

Action juridique collective entreprise par un groupe de personne qui a subit le même préjudice

E-reputation

Réputation d'une personne ou d'une entreprise sur internet

Geek

Personne passionnée et obnubilée par les nouvelles technologies et les ordinateurs

Pop-up stores

Magasins éphémères

Flashmob

Mobilisation flash, qui ne dure que quelques minutes, souvent dans un endroit public

Brunch

Contraction de "breakfast" et de "lunch" : désigne un repas fait d'ingrédients à la fois du petit-déjeuner et du déjeuner.

Exemple de transformation d’un secteur : 3 TENDANCES PHARE DU PARFUM

Le constat est général dans le métier : le parfum se meurt. Trop de lancements [environ 500/an en France], trop de jus d’une banale platitude, trop de flanker [i.e parfum décliné d’un précédent, par ex Trésor in Love de Lancôme ou Miss Dior Chérie]. De plus, la guerre ouverte entre marques et distributeurs conduit à une impasse, chacun renvoyant vers l’autre la responsabilité des moindres ventes.

Au beau milieu de tout cela le consommateur s’éloigne et porte son intérêt ailleurs. Cette tendance est massive chez les jeunes : offrez donc un parfum à un ado et vous verrez sa moue de désappointement. En Amérique Latine et aux Etats-Unis, le geste parfumant masculin « in » est celui du « déodorant parfumant ». Le coût en est nettement moindre, à valorisation identique pour eux.

 

Devant cette situation, les professionnels tirent la sonnette d’alarme. Comment rendre à la parfumerie française sa magie et séduire le consommateur de demain ? Tel était le thème rondement abordé parla Commission Parfumdu CEW [Cosmétique Executive Women] le 31 mars dernier, devant un parterre des acteurs majeurs du métier. Cette initiative a eu le mérite de créer les conditions d’une nouvelle forme de dialogue entre marques et distributeurs, et d’amorcer des pistes tangibles pour sortir de cette situation complexe. La suite du process est en cours.

 

Sans lister ici tous les leviers clés d’action, regardons 3 tendances qui se dessinent dans l’univers du parfum, contribuant à lui redonner plaisir, émotion et sens :

-          la nouvelle valorisation

-          la personnalisation

-          la simplicité du vrai

 

La valorisation du parfum peut s’entrevoir au travers de 2 axes majeurs : son contenu/ contenant et sa mise en scène. Afin de le remettre au cœur des codes du luxe qui font partie de son histoire : halte au consensus, oui aux jus segmentant annonçant un vrai parti-pris et remettant en avant le nez du créateur. En témoigne l’explosion des parfums de « niche », en recherche d’une signature olfactive et/ou pack différenciante [Stéphanie de St Aignan, Bond N°9, By Kilian…]. Et les grandes maisons de parfums ayant l’avantage d’avoir leur propre nez, pourquoi ne pas valoriser leur art au mieux, afin d’être dans du pur émotionnel loin de toute logique commerciale [une utopie ?].

Emmener l’utilisateur dans un rêve avec une véritable histoire à raconter, utiliser des matières premières de qualité font aussi partie dela rareté. Ainsi, Hermès développe sa gamme des Hermessences, Chanel renforce sa ligne des Exclusifs créée dans les années 20 par Coco Chanel.

Les emballages reviennent à plus de sophistication, tel Guerlain qui s’est associé avec Sophie Lévy, créatrice de bijoux fantaisie pour créer 3 flacons différents pour un même parfum, tous habillés d’une poire en tissu. Certains flacons ont repris de l’épaisseur et du poids. Les extraits et eaux de parfums, les élixirs, plus luxueux, refont surface. Le prix en est parfois élevé, les ventes plus confidentielles, cependant ces initiatives sont indispensables au secteur, afin de faire perdurer enchantement et désir.

 

La nouvelle valorisation c’est aussi développer de nouveaux gestes, afin de considérer le parfum autrement [après tout le parfum n’était jamais appliqué directement sur la peau il y a quelques siècles] :

Balayer sa peau de pinceau chargé de poudre odorante [Pinceau de poudre parfumée, Essence de Narciso Rodriguez], plus connu mais toujours ludique et pratique, les parfums version baume concrète ou récemment en stick [succès des Crazy Libellule].

Saluons l’Initiative hyper originale des créateurs anglais Boudicca Wode, avec le lancement du premier parfum aérographe visible : un jus bleu pétrole qui sèche transparent et ne tache pas [assez spectaculaire !]. Chez Francis Kurkdjian Les bulles d’Agathe signent un retour à l’enfance, où l’on souffle afin de voir la magie des bulles s’élevant puis éclatant en libérant une odeur de poire, de menthe ou d’herbe coupée. Ou encore son bracelet de cuir parfumé, un lien olfactif fabriqué sur-mesure à la boutique [2 tours à la mesure de son poignet avec fermoir en argent aimanté]. Voici comment lier habilement valorisation et personnalisation…

 

Justement la personnalisation s’est longtemps illustrée au travers d’un luxe extrême, de désirabilité par la rareté : Guerlain, réédition de Candide Effluve [1922] dans un flacon en baccarat en édition limitée à 97 exemplaires [2000€] + jus exclusif unique via les collections privées à 20 000€.

Maintenant plus accessible, elle se fait naturellement via la customisation du pack : apposition d’initiale chez Thierry Mugler , de ses propres photos chez Clinique Happy.

Et s’étend au produit semi-personnalisé : telle est le crédo du Labo, avec une finalisation à la dernière minute pour un sentiment de sur-mesure, avec flacon à son nom.

 

Jusqu’au « conso’créateur » qui participe à toutes les étapes de la création du parfum. Cette rupture métier est possible via Olfactive Studio, où Céline Verleure développe via FaceBook le premier parfum collaboratif.

Une animation marquante au dernier Cosmoprof Bologne était également celle de l’atelier « L’Unique, Laboratoire du Parfum » - orchestré par Christine Nagel [Fragrance Resources] et Elie Papiernik [Centdegrés]. Le temps semblait suspendu pendant la confection de votre parfum sur mesure avec un emballage réalisé en direct par un créatif vous faisant parler du jus choisi.

La personnalisation ce serait aussi ce rêve de magasins plus intimes, où le lien s’établirait entre la conseillère et le consommateur, dans l’écoute et la reconnaissance de l’autre. Où les parfums ne seraient non pas classés par marque mais par famille olfactive, où le client serait abordé selon ses envies, ses goûts, son univers de vie. Où le voyage olfactif et sensoriel pourrait s’imaginer tel celui du vin, à la découverte d’un cépage inconnu, d’une rondeur insoupçonnée, d’une robe délicate…

 

Enfin, comme 3éme tendance, mon choix se porte vers la recherche sans borne du consommateur vers plus de simplicité et de vrai. En témoigne le récent World Perfumery Congress [Cannes 06/2010] qui a prôné une approche globale de l’éco-conception des produits au développement de la chimie verte. De nombreux acteurs de l’industrie, dont JP. Agon, DG de L’Oréal, ont déclaré travailler « sur un sourcing responsable, respectueux de la biodiversité ».

La mise en avant des matières naturelles issues de filières responsable est maintenant un incontournable des manifestations professionnelles, afin d’anticiper et de réagir face aux nouvelles normes législatives et aux demandes grandissantes de transparence des utilisateurs. Elargir la palette des ingrédients bio est une demande réelle, même si à l’heure actuelle concevoir un parfum entièrement bio pose un problème de rémanence. Cependant, aller vers une rationalisation des formules est une tendance forte pour toute l’industrie cosmétique. Les parfums Honoré des Prés [Christian David & Olivia Giacobetti] ont ainsi été les premiers à lancer, fin 2008, 5 extraits purs de nature certifiés Ecocert conçus à partir de 10 ingrédients vrais.

 

Pour conclure, le retour à la création, à la personnalité, à la sincérité d’un parfum me semblent les valeurs porteuses d’un nouveau luxe de ces années. Le niveau d’information et de connaissance a explosé chez chacun d’entre nous grâce au net, pourquoi de pas le traduire davantage dans le parfum ? Sans tout démystifier, les consommateurs avertis reconsidéreront le parfum quand ils seront eux-mêmes considérés. Non comme de simple acheteurs, mais comme des amateurs ou connaisseurs, ayant leur mot à dire.

 

Source : Pascale Brousse, www.trendsourcing.com  Blog : www.nouveaux-concepts.com

Business du futur orientés green...

Les nouvelles opportunités de produits et services fait l’objet d’une étude du Conseil supérieur de l’Ordre des Experts-comptables avec une nouvelle édition disponible prochainement sur le site www.experts-comptables.fr Vous pourrez découvrir les 7 nouvelles tendances de société qui vont générer de nouveaux business à l’horizon 2011_2015.

 

Green business tendances

Source : Club développement durable du CSOEC, 2010

 

Le développement durable, tout le monde connaît, au moins de nom.

Mais se posent toujours les mêmes questions : que faire pour le développement durable ? Comment lutter contre le réchauffement climatique en tant que citoyen ? Comment l’intégrer dans une entreprise ? Quel secteur d’activité ? Quelle piste à explorer ? Quelles opportunités ?

Le développement durable est certes un enjeu global, mais il faut également penser local si l’on souhaite que les actions menées aboutissent et concernent tout un chacun. Etant entendu que l’Homme aura une place privilégiée dans ces activités, que les handicapés seront intégrés…laissons la place aussi au « social ».

 

Tous les secteurs d’activité concernés notamment par le Grenelle de l’Environnement peuvent être orientés développement durable :

  • Bâtiment, avec spécialisation dans le développement durable des différents corps de métier (peintre, maçon, charpentier, architecte…)
    • Rénovation et construction avec des matériaux naturels
    • Isolation par l’extérieur (exemple du système allemand), façades double peau
    • Maison passive (plus besoin de radiateurs, système de « recyclage de l’air »)
    • Maisons bioclimatiques
    • Maisons zéro-énergie
    • Ventilation double flux
    • Puits canadien
    • Toits et murs végétalisés
    • Nouvelles technologies dans la construction neuve avec intégration de travailleurs handicapés
    • Isolation en laine
    • Bio matériaux: paille lavande, tournesol, papier, fougères, chanvre
    • Tuiles solaires

 

  • Transport
    • Voitures électriques, solaires, avec le développement de bornes de recharges, dans les stations service ou grandes surfaces par exemple.
    • Transports en commun électriques, solaires…
    • Transport fluvial de marchandises ou personnes avec des bateaux solaires ou à énergie marémotrice
    • Développer des systèmes de transports collectifs : « taxi collectif » avec des véhicules électriques, solaires…
    • Pneus dans une nouvelle matière (minérale…)

 

  • Energie
    • Développement de fours solaires, de panneaux réfléchissant la lumière (alternatives moins onéreuses que le photovoltaïque)
    • Eoliennes individuelles
    • Diagnostics (recherché dans l’immobilier, pour le bâtiment…)
    • En développant des systèmes qui utilisent les marémotrices, vagues, biomasse…
    • Conversion de l’énergie émise lors d’un sport pratiqué en appartement : ex, vélo d’appartement : lors du pédalage, l’énergie dépensée est convertie en énergie qui peut servir aux différents appareils (bon pour la santé, économe et écologique !) : système de recharge de batteries ! idem pour d’autres appareils de sport.
    • Chargeurs solaires de portables, piles…
    • Système de réflecteurs des rayons solaires qui se répercutent sur plusieurs autres réflecteurs, pour alimenter une batterie qui se chargera ainsi en énergie cumulable et utilisable pour d’autres appareils
    • Grâce à des minis moulins qui s’adaptent à la sortie du récupérateur d’eau,
    • Réduction de la consommation d’énergie des ordinateurs très énergivores et de plus en plus nombreux (nouveaux composants, matériaux…ordinateurs avec des composants à capteurs solaires…)

 

  • Déchets
    • Composteurs (diminution de la quantité de déchets, permet un microcosme et terreau fertile réutilisable)
    • Recyclage des ampoules incandescentes, déchets électriques et électromagnétiques : fabrication de lustres, …
    • Détournement des déchets pour en faire de nouveaux objets : fauteuil, vaisselle, lustres (ampoules par exemple). Le tout peut être fait avec des matériaux qui deviennent mangeables
    • Compacteur d’appartement
    • Faire des « dépôts-vente » ou des magasins de trocs pour éviter de jeter
    • Création d’emballages qui pourraient se désagréger dans des composteurs, ou mangeables
    • Electricité et eau chaude produites à partir de la combustion de gaz méthane récupéré de déchets agricoles

 

  • Biodiversité
    • Développer le marché local (exemple : AMAP) avec création et gestion de mini-ferme où les habitants peuvent « louer » une petite parcelle de terre pour faire leur culture. Mise à disposition de produits bios pour l’entretien, ainsi que le matériel ; achats et échanges possible de graines en favorisant les espèces locales. Système de coopérative où chacun peut s’occuper de la parcelle de l’autre en cas d’absence, prêt de matériel…
    • Fermes « écologiques » : préservation de la biodiversité, sorte de marché local, création d’emplois (tissus, agriculture, …), communication envers la population (mélange d’éco-tourisme, commerce local)

 

Développement des bi-monnaies : de nouveaux systèmes à inventer et mettre en place

 

Développement de logiciels pour aider les entreprises (bilan carbone…)

 

Tous les systèmes de capture du carbone (micro-organismes, circuits fermés…)

 

Services à la personne (nourriture « bio », coiffeur qui récupère et tri ses déchets…)

 

Tous les produits « bio » : cosmétiques, lutte contre les animaux indésirables, peintures…

Matières premières plus naturelles : vêtements (laine des moutons locaux, chanvre ou maïs non utilisés dans les champs…).

Stylos en matières recyclables (bambou, maïs..) avec des encres végétales (seiche, minéraux…) : possibilité de les manger à tout moment

 

Organiser des réunions genre « tupperware » avec des astuces bio de grand-mère

 

Eau : système de recyclage de l’eau de vaisselle ou du lave vaisselle : sorte de circuit fermé avec un système de contenant avec des bactéries

 

Aménagements d’éco-quartiers : même la construction de bâtiment, les transports éco, la sauvegarde de la biodiversité (parcs…) et emploi de personnes handicapées.

Crèche, écoles, bibliothèques écolos (gestion déchets, nourriture, produits d’entretien naturels...)

 

Et la consommation quotidienne dans tout ça ?

 

sDes préservatifs issus du commerce équitable : du latex naturel est récolté par des artisans payés sur la base du commerce équitable et l’exploitation forestière est labellisée FSC (gestion durable de la forêt)

sDes chaussures en tiges et feuilles de céréales, beaucoup plus résistantes que le bambou (20% de résistance supplémentaire) : matière biodégradable et compostable rapidement (un peu plus de 2 mois).

sDes vêtements, matières… teintes avec des pigments naturels et/ou fabriqués à partir de chanvre, bambou, soja, soie, fibres d’ananas, coton biologique, paille, écorces d’arbres…

sDes téléphones portables en matières recyclables (coque de bambou, fibres de céréales, amidon de maïs…) et sans batterie (fonctionnement avec des boissons très sucrées, de l’eau avec quelques adjuvants…)

sDes sacs, sacoches… à capteurs solaires qui permettent de recharger ordinateur, téléphone…

sDes stylos rechargeables et qui fonctionnent avec des encres naturelles.

sToutes sortes d’objets en matériau recyclé : vêtements, stylos, jetons, coupes-papier…

sStylos biodégradables

sMatériaux en matière bois : meubles, objets de décoration,…

sLivres sur les bâtiments écolos, le photovoltaîque…

sCheminées au bio-éthanol qui évitent les émissions de Co2 car elles n’utilisent pas de bois, pas de déperdition de chaleur, combustion écolo car il s’agit d’une énergie renouvelable, font de vraies flammes

sTous les procédés qui réduisent les emballages ou du moins réalisent des emballages plus respectueux de l’environnement.

sLes objets scolaires plus « bios » : colles, stylos, papier…

sLes miroirs chauffants qui combinent élégance, économie d'énergie (réduction de 20%), performances et développement durable ! (technologie sous licence CNRS). Ces miroirs, grâce à l’action des infrarouges chassent l'humidité, diminuent les allergènes, suppriment les effets d'ambiance surchauffée et n'entraînent aucune condensation. C’est beau, écolo et pratique, on fonce !

sDes ustensiles de cuisine « écolos » qui utilisent des matériaux respectueux de l’environnement tels que de nouveaux fonds anti-adhérent à base de céramique qui ne contient ni PTFE (polytétrafluoréthylène), ni métaux lourds ou matière toxique. On pense également à des fonds qui permettent une répartition de façon très homogène de la chaleur, ce qui évite les déperditions de chaleur et aide à une  cuisson uniforme des aliments. Pour ces ustensiles de cuisine, l’ergonomie est également importante : poignée plus haute et longue en inox qui ne chauffe pas… c’est bon pour la santé et pour la sécurité !

sLa déco n’est pas en reste avec les éco-stickers. On connaît tous cette grande tendance du sticker, et bien les éco-stickers permettent d’associer des machines, ustensiles à des gestes utiles : comme la tortue sur la machine à laver pour penser qu’il vaut mieux attendre qu’une machine soit pleine pour économiser l’eau et aider à la préservation des espèces.

sLes coutumes du mariage résident dans les habits des mariés et les alliances. Or l’or, les diamants…tout ça, ça n’a rien d’écolo ! Pourquoi ne pas privilégier les alliances en bois d’olivier, les habits en coton bios.

sOn développe l’informatique, notre quasi outil de tous les jours. Des systèmes nous permettent maintenant de mettre rapidement nos ordis en veille d’un simple appui sur « l’écobouton » et de savoir la quantité de CO2 économisé.

sNos vieux vêtements peuvent aussi connaître le recyclage et servir de base à de nouveaux vêtements, de quoi innover sa garde-robe tout en gardant ses habits fétiches !

sTout le monde de bébé se met au bio ! Des produits de soins, de toilette, aux couches réutilisables en passant par les petits pots !

sDu bambou, du bois, des galets…la nature nous offre tout ce qu’il faut pour faire de beaux objets originaux et écolos de déco ! Attention toutefois aux prélèvements interdits dans la nature, adressez-vous à votre commerçant local !

 


Les outils gratuits pour faire de la veille, surveiller les signaux faibles et les tendances, être à l'affût, faire de l'intelligence market, etc

Documents partagés

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Etre un entrepreneur socialement connecté

Pour une utilisation professionnelle de Facebook et de Twitter

Toutes les études le montrent, les réseaux sociaux sont là et pour longtemps

Avec 1 milliard d'utilisateurs attendus pour 2012, la montée en puissance des réseaux sociaux sur Internet bouleverse les modes de communication et abolit la séparation entre sphères privée et publique, professionnelle et personnelle.

Facebook, Twitter, YouTube ou blogs d’entreprises : plus de ¾ des grandes entreprises internationales en sont déjà adeptes, selon une étude réalisée par Burson-Marsteller. En effet, pas moins de 79 des 100 entreprises classées dans le magazine « Fortune » utilisent au moins l’un de ces réseaux sociaux pour interagir avec leurs parties prenantes !

Du compte Twitter au blog d’entreprise, plus de la majorité des entreprises internationales ont franchi le pas des réseaux sociaux

Ainsi :

- 65% des entreprises interrogées « tweetent » au travers de comptes actifs sur Twitter ; et elles ne s’arrêtent pas là puisqu’elles alimentent simultanément en moyenne 4,2 comptes Twitter !
- 54% sont adeptes de Facebook et disposent même en moyenne de 2,1 pages « Fan » chacune
- 50% sont des YouTubers avec 1,6 compte YouTube en moyenne.
- 33% bloguent et les blogueurs d’entreprise sont plus nombreux que l’on ne croit puisque chaque entreprise « gère » en moyenne 4,2 blogs.
- Enfin, seules 20% des entreprises interrogées utilisent ces 4 types de réseaux sociaux simultanément.

Avec en moyenne chaque semaine 27 tweets et 3,6 posts sur Facebook, les entreprises utilisent activement ces nouvelles formes de dialogue !

Pourquoi un tel phénomène ?

La réponse est que la société d’aujourd’hui fait face àla génération Y, c'est-à-dire les trentenaires, ceux qui ont été « nourris à la console de jeux » et Internet dans leur jeunesse et qui appartiennent désormais au monde de l’entreprise. Et qui en général, forcent progressivement leurs employeurs à faire appel à des outils modernes de communication. C’est ce que nous avons vécus lors de la dernière décennie avec la visioconférence, les chats… Aujourd’hui, c’est au tour des réseaux sociaux de faire leur entrée. Le phénomène est si fort que ces réseaux sociaux connaissent une croissance sans précédent. A tel point qu’ils sont devenus le premier canal de communication pour cette génération Y. Selon une étude de Morgan Stanley, l’utilisation brute de l’email a pour la première fois été dépassée fin 2009 par les outils de communication des réseaux sociaux. Il faut dire que certaines personnes (dont les plus jeunes) n’utilisent même plus leur compte email pour échanger avec leurs amis et connaissances. Facebook a depuis longtemps pris le pas et sa messagerie interne est « une sorte d’email ».

Les entreprises doivent communiquer via ces réseaux

Halte donc aux préjugés. Les comptes des entreprises, une fois créés, ne restent pas en berne, ils sont même activement gérés et régulièrement alimentés. Ayant pris toute la mesure du potentiel de ces nouveaux outils, les entreprises sont de plus en plus actives dans le domaine. Non seulement utilisés pour émettre des messages comme ce fut le cas à leurs prémices, les réseaux sociaux permettent aujourd’hui d’initier un véritable échange avec les différentes parties prenantes.

 

L’étude Burson-Marsteller dévoile une fréquence d’activité élevée :

- Les entreprises étudiées font 27 tweets par semaine, 3,6 posts sur Facebook, postent 10 nouvelles vidéos sur YouTube par mois et 7 posts sur leurs blogs.

- 82% ont tweeté et 59% ont posté du contenu sur leur page « Fan » Facebook dans le

courant de la semaine dernière.

- 2/3 ont mis une vidéo sur YouTube et 1/3 a crée un post sur leur blog d’entreprise au cours du dernier mois.

Preuve de l’impact des réseaux sociaux, chaque page « Fan » Facebook fédère près de 41 000

fans. Les comptes Twitter d’entreprises sont eux, une porte d’entrée vers environ 1 500 followers. Enfin, les entreprises qui « tweetent » suivent en moyenne 731 followers. 38% d’entre elles répondent aux tweets qui leur sont adressés et 32% ont « retweeté » une information la semaine dernière.

Pour optimiser leur présence sur les réseaux sociaux, les entreprises françaises doivent passer d’une information « descendante » à de réels échanges L’étude Burson-Marsteller souligne certaines disparités entre les entreprises des différents continents. Alors que les entreprises situées aux Etats-Unis et en Europe utilisent principalement Twitter (72% aux Etats Unis et 71% en Europe) et Facebook (69% et 52%) plutôt que les blogs d’entreprise (34% et 25%), les entreprises d’Asie Pacifique privilégient l’utilisation des blogs (50%) à Twitter (40%) et Facebook (40%). En France, les entreprises utilisent de plus en plus les réseaux sociaux mais beaucoup de leurs comptes Twitter sont limités à une “poussée” d’informations (alimentées par le site internet de l’entreprise, les annonces des ressources humaines, les résultats des sponsoring sportifs). Force est de constater qu’au niveau de l’interaction avec les parties prenantes, des progrès restent encore à faire.

Comment éviter les pièges ?

Si l’on n’y prend pas garde, les réseaux sociaux sont une porte ouverte au monde et  bien des utilisateurs ne prennent pas garde au fait qu’il sera quasiment impossible d’effacer des commentaires désobligeants ou des photos quelque peu compromettantes, même si le compte est fermé. A ce titre, certaines sociétés de service sont en train de naître afin d’effacer toute trace « électronique » de certaines personnes qui souhaitent soit « redorer leur blason », soit se faire oublier. Cela sera exactement identique pour l’entreprise qui communique par les réseaux sociaux. Il y a donc des impératifs à mettre en œuvre comme par exemple, régler les paramètres de confidentialité. Facebook propose une page spécifique sur son site dans ce domaine, à destination des entreprises.

Attention également au fait que l’entreprise s’expose à des avis et des critiques. Il est donc préférable d’assurer une présence sur ces réseaux sociaux lorsque tout va bien. Quitte à faire appel à ces canaux en période de crise pour communiquer. Pourquoi ? L’univers des réseaux sociaux étant celui des « amis », de la sphère privée ou professionnelle, 90% des personnes font confiance à des recommandations d'amis, 70% à des recommandations d'inconnus (via des forums ou des blogs). En comparaison, seuls 42% font confiance àla publicité... Ilapparaît donc important de surveiller sa réputation et celle de ses produits, de ses services, sur Internet et de vérifier que son image est en cohérence avec la stratégie de marque et ce, grâce à une veille régulière.

Les réseaux sociaux font aujourd’hui partie intégrante du monde dela communication. Bienmaîtrisés, ils sont un vecteur d’image phénoménal. Mal gérés, ils peuvent faire basculer en quelques jours, la réputation d’une entreprise.

 

10 erreurs fréquentes sur les réseaux sociaux

De plus en plus d’entreprises sont à l’aise sur les réseaux sociaux et de plus en plus estiment que le phénomène est trop important pour ne pas s’y essayer. La maturité de ce média est bien loin d’être atteinte et les erreurs sont encore très fréquentes. Malheureusement, certains répètent même leurs erreurs de façon assez récurrente.

1) Suivre trop de monde

Les réseaux sociaux s’appellent “sociaux” pour une raison, mais il n’y a rien de social dans le fait d’ajouter tout le monde et n’importe qui, spécialement dans un laps de temps assez court. Le succès dans les médias sociaux est le même que dans le marketing, les ventes et les relations presse: les objectifs sont atteints un par un.

2) Utiliser tous les services existants

Il ne faut pas se disperser, bien qu’il soit difficile de ne pas le faire lorsque vous essayez d’être présent sur toutes les plateformes existantes. Raison pour laquelle il est plus simple de définir en amont quels sont les réseaux sociaux les plus importants et de se concentrer sur ceux-là, le temps d’établir votre présence.

3) Quitter le train en marche

Il est facile et simple de se lancer sur les réseaux sociaux, mais il faut perdurer. Ce n’est pas un sprint, mais un marathon. Les entreprises qui ne sont pas prêtes pour un travail sur le long terme sont susceptibles d’abandonner. C’est généralement mal vu; car vous aurez commencé à créer une communauté pour l’abandonner par la suite.

4) Oublier de former vos employés

L’attitude de vos salariés sur les réseaux sociaux peut avoir un énorme impact sur la réputation de votre société ou de votre marque. Pour les entreprises qui souhaitent s’impliquer dans les réseaux sociaux, définir une charte d’utilisation et conseiller vos salariés sur les méthodes à utiliser est la meilleure façon d’aider votre marque à acquérir une bonne réputation.

5) Laisser les derniers arrivés ou les moins qualifiés gérer vos profils

Qui doit être en charge de votre image dans les réseaux sociaux ? Le nouveau salarié qui a rejoint Facebook en 2004 et qui a 5 000 followers sur Twitter semble être un choix judicieux, ou pas ! Votre e-réputation est bien trop importante pour la laisser entre les mains d’un nouveau, inexpérimenté qui n’aura aucune connaissance des détails qui ont fait le succès de votre entreprise.

6) Prétendre que les réseaux sociaux sont gratuits

S’inscrire sur Twitter et créer une page Facebook, par exemple, ne vous couteront pas d’argent, mais bien gérer ces comptes ne se fait pas par magie. Les réseaux sociaux demandent du temps et parfois quelques ressources de l’entreprise. Une entreprise ne peut pas se permettre de sous évaluer ces coûts lorsqu’elle prévoit de se lancer dans les réseaux sociaux. En 2010, Pepsi a renoncé au Superbowl pour consacrer son budget de 20 millions de dollars aux réseaux sociaux.

7) Publier, puis réfléchir

Dans l’univers des réseaux sociaux, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Malheureusement, la notion de temps réel des réseaux sociaux incite la politique du “je publie, puis je réfléchis”. Les entreprises ont trop à perdre et doivent absolument s’assurer de la véracité, de l’honnêteté et de la cohérence (avec l’image de l’entreprise) de ce qu’elles publient. Parfois, il vaut mieux ne rien publier. De plus, des propos diffamatoires peuvent être sanctionnés par la justice.

8) Ignorer les analyses

Etre présent sur les réseaux sociaux, c’est une forme d’expérimentation. Mais ceci implique aussi que vous devez analyser les retours de vos actions. Ceci est primordial, notamment sur les réseaux sociaux, qui peuvent avoir une influence considérable sur votre image et votre succès.

9) Penser qu’il n’est pas possible d’estimer le ROI

Les trois lettres R-O-I font souvent grincer des dents les promoteurs des médias sociaux et les sceptiques. Nombreuses sont les entreprises qui pensent qu’être présent sur les réseaux sociaux est très important mais considèrent qu’il n’est pas possible d’estimer la valeur ajoutée par les réseaux sociaux. C’est une erreur. Toutes les actions sur les réseaux sociaux peuvent être évaluées et ainsi permettre de calculer à la fois leur influence sur les activités commerciales et la création de valeur de la marque.

10) Conquérir le monde

Les médias sociaux peuvent être très utiles pour une marque ou une entreprise, mais ils ont leurs limites. Par exemple, ils ne génèreront pas forcément des ventes mais augmenteront la confiance de vos clients et créeront du buzz. Obtenir le meilleur des réseaux sociaux vous demandera tout de même d’être réaliste dans vos attentes.

Les 100 Technologies à suivre

Au menu du futur...

  1. 3D portative
  2. Agenda partagé
  3. Alimentation électrique sans fil
  4. Android
  5. Application iphone pour la relation client ou de la gestion
  6. Applications Acrobat [utilisations avancées notamment pour formulaires]
  7. Applications pour mobiles
  8. Applications Saas
  9. Avatars
  10. Blog du cabinet
  11. Blue ray
  12. Bureau virtuel
  13. Caméra Wifi de surveillance
  14. Carnet d'adresses partagé
  15. Cartes 3G
  16. Cartographie / mapping de l'information
  17. Chat
  18. Claviers virtuels
  19. Coffre fort électronique
  20. Création de communauté d'utilisateur autour de l’entreprise [community management]
  21. CRM
  22. Crowdsourcing
  23. Data center
  24. Dématérialisation des données
  25. Doubles écrans
  26. Ebook
  27. Echanges de données informatiques
  28. Ecrans 3D
  29. Ecrans publicitaires pour les salles d'attente [wait marketing ]
  30. Ecrans tactiles
  31. EDI
  32. E-fax
  33. E-learning pour former ses salariés
  34. E-reputation
  35. Erp small Business
  36. Exploitation des données des banques
  37. Flash code
  38. Forums
  39. Géo information
  40. Géo localisation
  41. Google Apps
  42. Green tech
  43. Imprimante 3D
  44. Internet des objets
  45. Intranet
  46. Ipad
  47. Logiciel de mindmapping pour prendre des notes ou faire des rapports
  48. Logiciel pour s'assurer de la présence d'un collaborateur ou d'un client
  49. Logiciels libres [type open office]
  50. Lunettes 3D
  51. M commerce
  52. Marketing on demand [social marketing]
  53. Marketing viral
  54. Médias de partage de vidéos, de documents, etc
  55. Mémoire flash
  56. Messagerie instantanée
  57. Messagerie instantanée multi-interlocuteurs
  58. Micro bloging [ex : twitter]
  59. Mini-tablette numérique ou mini pc ou netbook ou booklet
  60. Mini caméra HD en vue de présenter sous forme de vidéo les comptes du client [et pourquoi pas avec une webcam HD]
  61. Objets intelligents communicants
  62. Outils collaboratifs
  63. Outils de coordination [gestion de projet / workflow]
  64. Outils de mobilité
  65. Outils de prise en main d'ordinateur à distance
  66. Outils de Veille sémantique
  67. Outils de veille sur internet
  68. Papier électronique
  69. Pico projecteurs [Mini barco pour présentation ppt à un client]
  70. Plate forme projet pour faire travailler plusieurs prestataires sur le même client
  71. Podcast [pour s'informer ou se former sur un sujet]
  72. Projecteur interactif
  73. Réalité augmentée
  74. Recherche approfondie sur internet [techniques approfondies]
  75. Reconnaissance biométrique pour sécuriser accès locaux ou ordinateur
  76. Reconnaissance vocale
  77. Réseau privé virtuel [VPN] intégré
  78. Réseaux sociaux
  79. RFID
  80. Robotique
  81. Scanner
  82. Serious game pour former ses collaborateurs
  83. Serveurs externes
  84. Serveurs privés à clé USB
  85. Services financiers en ligne
  86. Signature électronique
  87. Site internet interactif
  88. Skype [et en option la version skype HD]
  89. Smartphone
  90. Social Computing
  91. Souris sans fil à reconnaissance de geste
  92. Stockage online
  93. Stylo électronique [reconnaissance optique]
  94. Systèmes d'information externalisés sur des plate formes libres [type FB]
  95. Tablet pc
  96. Tablettes multimedia [ipad, produit hp, etc]
  97. Télé présence
  98. Traduction automatique
  99. Univers virtuel [ex: second life]
  100. Vidéo conférence avec clients ou collaborateurs
  101. Voiture connectée [pour les travailleurs mobiles]
  102. Voix sur IP
  103. Web 3.0 / 4.0 / 5.0
  104. Web mobile
  105. Webconférence : partage d'applications, de documents, chat, messagerie instantanée, tableau blanc virtuel.
  106. Wiki
  107. XBRL

 

 

Les 12 technologies du futur à surveiller à l’horizon 2015

PROSPECTIVES TECHNO...

1] L’Imprimante 3D

L'impression 3D est une technique de prototypage rapide récente. Issue du MIT [Massachusetts Institute of Technology], elle permet de produire un objet réel à partir d'un fichier CAO en le découpant en tranches puis en déposant ou solidifiant de la matière couche par couche pour, en fin de compte, obtenir la pièce terminée. Le principe est donc assez proche de celui d'une imprimante 2D classique : les buses utilisées, qui déposent de la colle, sont d'ailleurs identiques aux imprimantes de bureau. C'est l'empilement de ces couches qui crée un volume.

D’ici une dizaine d’années, ce type de produit sera généralisé au sein des entreprises au même titre que nous disposons aujourd’hui d’une imprimante papier, ou dans les locaux où se trouveront les collaborateurs des entreprises. Dans le secteur médical de l’orthopédie, les ingénieurs pourront fabriquer à la demande et en quelques minutes, des prothèses personnalisées. Dans le secteur du bâtiment, les particuliers pourront dessiner leur maison avec leur ordinateur, envoyer le document à une entreprise spécialisée qui avec une imprimante 3D, pourra construire les murs, des éléments de cuisine, de salle de bain, du garage… et envoyer les éléments en kit vers l’acheteur.

Pour le décor de votre maison, il sera possible « d’imprimer » des meubles, des accessoires de mode, des boitiers, des bijoux, des sacs à main…..Certains imaginent même pouvoir imprimer en 3D des pièces de carrosserie pour les voitures.

L’imprimante 3D n’est pas une utopie. Elle pourrait très bien permettre la mise en place de mini usines de fabrication et travailler différentes matières comme le plastique ou le métal.

 

2] L’Internet des objets

 

Vinton Cerf, co-inventeur du protocole TCP/IP et considéré comme l’un des pères fondateurs d’Internet, a dit la chose suivante: « On dit qu’une année dans le secteur internet équivaut à une année canine, soit sept ans pour une personne normale. En d’autres mots, l’évolution est rapide, très rapide. ».

Dans les années 2000, Internet s’est étendu à la surface du globe, atteignant 1,59 milliards d’individus connectés en mars 2009. Suivant l’avènement de l’ère de l’information, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication [NTIC] ont façonné une société d’un genre nouveau qui ne cesse de surprendre par sa capacité à évoluer sans cesse. On en est au point où il devient parfois difficile d’y retrouver parmi la déferlante de données auxquelles nous sommes confrontés chaque jour.

 

Entre 2010 et 2020, la toile doit se préparer à recevoir un nouveau type d’utilisateurs qui va débarquer en nombre : les objets inanimés. L’Internet des Objets, dont la venue a été prophétisée à la fin du siècle dernier, s’apprête à devenir une réalité et à terme c’est toute notre vie quotidienne qui promet d’être changée par la venue de ces nouvelles technologies. Communiquer et générer du contenu via internet ne sera bientôt plus réservé uniquement aux individus équipés d’ordinateurs, de plus en plus d’éléments de notre environnement seront aptes à faire la même chose.

 

Des objets qui communiquent entre eux, se comprennent et agissent de concert pour simplifier toujours un peu plus la vie de leur propriétaire : l’idée a un potentiel énorme. Le champ des possibilités est vaste et de nombreuses portes devraient s’ouvrir vers des progrès dans des domaines tels que la domotique, la mobilité ou les pharmaceutiques. Qu’on appelle cela Informatique Ubiquitaire, Intelligence Ambiante ou Internet des Objets, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouvelles technologies qui ne tarderont pas à connaître leur heure de gloire.

 

On parle rarement d’Internet des Objets sans mentionner les puces RFID [Radio Frequency IDentification, radio-étiquettes en Français] au point que pour beaucoup, l’Internet des Objets n’est que le déploiement de ces marqueurs à l’intégralité des objets qui nous entourent. Ce n’est pas tout à fait faux, mais en réalité c’est encore bien plus simple que ça : il s’agit simplement d’attacher à chaque objet une étiquette qui contienne son « identité », un code qui le définisse sans ambiguïté.

 

Cette idée n’est pas sans rappeler celle du code-barres, et pour cause, l’Internet des Objets n’est qu’une évolution du code UPC [Universal Product Code] inventé par George Laurer en 1970. Là où le code-barres ne permettait que de différencier les différents produits [toutes les cafetières de modèle Y de la marque X sont étiquetées de la même manière], on cherche maintenant à pouvoir identifier chaque article individuellement [chaque cafetière est porteuse d’un code unique qui la différencie de toutes les cafetières identiques].

 

Autre nouveauté, la vie de l’étiquette ne s’arrête plus à la sortie du réseau de distribution. Jusqu’à présent, avec les techniques d’étiquetage dites « classiques », on peut suivre un lot depuis le fabricant jusqu’au point de vente dans le meilleur des cas. A en croire Lara Srivastava de l’International Telecommunication Union, l’Internet des Objets c’est un monde dans lequel à terme il sera possible d’étiqueter et de retrouver n’importe quel objet sur Terre. Identifié de manière unique par un marqueur [tag] qu’il conservera tout au long de son cycle de vie, on peut alors accéder très facilement à l’information le concernant.

 

Distribution, agro-alimentaire, logistique, industrie pharmaceutique, santé, domotique, maisons intelligentes, transports, tous ces secteurs sont ou seront touchés par l’Internet des Objets, tout comme notre vie quotidienne le sera tout autant.

 

3] Les murs intelligents

 

Les murs intelligents peuvent prendre plusieurs formes. L’un d’entre eux est que cette surface se transforme en un gigantesque écran multifonctions. Tout comme dans le film Total Recall, ce type de mur peut afficher la télévision, un paysage, un papier peint, des données informatiques, de la visioconférence…. Il peut même être truffé de capteurs pour diriger des robots nettoyeurs dans les entreprises, des robots transporteurs du courrier ou transporteurs de médicaments.

 

A titre d’exemple, le Touchwall de la société Schematic, est un mur tactile géant à la fois multitouch, multi-utilisateurs et intelligent. Il reconnaît ses utilisateurs grâce à des badges RFID et leur propose un espace de travail personnalisé. L’écran est capable aussi d’afficher des cartes 3D et de proposer l’accès à un réseau social sur lequel les utilisateurs peuvent laisser des messages. Son intérêt majeur est sa capacité multi-utilisateurs permettant aux gens de travailler les uns à côté des autres et de partager des informations.

Dans un autre domaine, les murs intelligents extérieurs seront capables de détecter des changements de chaleur et d’adapter le chauffage ou la climatisation en fonction des besoins.

Certains ingénieurs, notamment du Strate College, travaillent sur des murs nanotechnologiques. De microscopiques robots permettront d’ici 10 à 20 ans, de pouvoir concevoir son espace de travail ou de vie, à partir de murs « lisses ». En tirant sur une petite zone du mur avec les mains, elle se transforme en robinet. En « dessinant » et « tirant » une autre zone, elle devient un évier. Imaginons le fait de pouvoir créer son bureau de la même manière pour une table, un fauteuil, une lampe….

 

4] Les interfaces gestuelles

 

Dans le monde de demain, les souris et autres manettes de jeux ou de commandes auront disparues, soit pour devenir vocales, soit pour être remplacé par des interfaces gestuelles. Si cette méthode est apparue dans le secteur du jeu depuis quelques années, elle tend à se généraliser tous les fabricants de console de jeu, avec notamment la Kinect de Microsoft.

Déjà, deux membres du MIT, Pranav Mistry et Patty Maes, les mêmes qui ont mis au point 6th Sense, ont développé la souris invisible, la Mouseless, qui supprime cette exigence d'avoir une souris physique reliée à un ordinateur, tout en fournissant encore cette interaction intuitive qui nous sont familier. Mouseless se compose d’un faisceau laser infrarouge [IR] [surmonté d’un capuchon] et d’une caméra infrarouge. Les deux éléments sont embarqués sur l'ordinateur. Le module laser est modifié avec un capuchon de telle sorte qu'il balaie un plan avec ses infrarouges juste au-dessus de la surface de l'ordinateur sur lequel il se trouve. L’utilisateur forme un creux avec sa main [paume vers le bas] comme si une souris physique était présente en dessous, et le rayon laser illumine la main qui est en contact avec la surface. La caméra infrarouge détecte ces « taches » lumineuses IR en utilisant la vision par ordinateur. Le changement de la position et la disposition des taches sont interprétés comme le mouvement du curseur d’une souris et ses clics. Lorsque l'utilisateur déplace sa main, le curseur se déplace sur l'écran en conséquence. Lorsque l'utilisateur clique sur son index, la taille de la tache [donc de couleur] change et la caméra reconnaît le clic de souris correspondant.
Les téléphones mobiles sont aujourd’hui capables d’être commandés par des gestes. Ce qui permet les produits développés par la société eyeSight Mobile Technologies, notamment ses solutions d’interfaçage de gestes. Elles permettent de contrôler des appareils mobiles en faisant appel à la partie caméra, à un traitement d’image en temps réel et des algorithmes de vision. Sous peu, tout notre environnement sera capable d’interpréter nos gestes.

Ce qui permettra à une tranche de la population de profiter également de l’informatique. En effet, des ingénieurs de l’Université de Washington en 2010, ont développé le premier appareil capable de transmettre le langage des signes américains via des réseaux téléphoniques cellulaires avec un téléphone mobile. Cet outil complète le test initial sur le terrain des participants du programme d’été de cette université pour les étudiants sourds et malentendants. L'équipe MobileASL a travaillé afin d’optimiser les signaux vidéo compressés pour la langue des signes. En augmentant la qualité d'image autour du visage et des mains, les chercheurs ont réussir à réduire le débit de données jusqu'à 30 ko/s tout en délivrant une langue des signes intelligible. MobileASL utilise également la détection de mouvement pour déterminer si une personne signe ou pas, afin de prolonger la durée de la batterie du téléphone lors de l'utilisation vidéo.

 

5] L’informatique contextuelle

 

Des petits appareils portatifs toujours connectés et équipés de capteurs de faible puissance pourraient être le signe d'une nouvelle classe de gadgets contextuels qui seraient plus comme des compagnons personnels. De tels appareils pourraient anticiper nos humeurs, être au courant de nos sentiments et faire des suggestions sur eux.
"L'informatique contextuelle est en passe de changer fondamentalement la façon dont nous interagissons avec nos appareils", a déclaré Justin Rattner, CTO d'Intel.
"Les appareils du futur apprendront davantage sur nous, notre journée, où nous sommes et où nous voulons aller. Ils sauront même qui vous aime et ne vous aime pas"
L'informatique sensible au contexte est différente des simples applications à base de capteurs que nous voyons sur les smartphones d'aujourd'hui. Par exemple, les consommateurs peuvent utiliser une application et rechercher des restaurants en fonction de leur proximité, de leur cuisine et de leur prix. Un dispositif sensible au contexte aurait une fonction similaire qui saura quels restaurants que vous avez choisi dans le passé, comment vous avez aimé la nourriture et fera des suggestions de restaurants à proximité en fonction de ces préférences. En outre, il serait intégré dans les cartes et d'autres programmes dans l'appareil.

Les chercheurs travaillent depuis deux décennies à ce que les ordinateurs soient plus en harmonie avec leurs utilisateurs. Cela signifie que les ordinateurs puissent ressentir et réagir à leur environnement. Ceci fait, de tels dispositifs seraient tellement synchroniser avec leurs propriétaires que le premier serait le prolongement naturel du second.
Il existe déjà une télécommande de télévision capable d’apprendre les programmes préférés de l’utilisateur en «décelant » les choix de son utilisateur. Par la suite, le simple fait de toucher cette télécommande commandera l’ouverture de tels programmes de télévision.

Intel s'intéresse à l'informatique contextuelle. Après le Gartner, qui prédit depuis plusieurs mois l'avènement proche de l'informatique contextuelle, Intel prend maintenant le relais, avec quelques démonstrations concrètes à l'appui. Pour mémoire, l'informatique contextuelle est une vision des technologies futures qui s'adapteront automatiquement au contexte de l'utilisateur, qu'il s'agisse de contexte "physique" [localisation fournies par GPS, mouvement détecté par des accéléromètres, image de l'environnement capturé par un appareil photo...] ou "logique" [habitudes de navigation sur le web, réseau d'amis et de connaissances, agenda...].
Pour le constructeur, il s'agit d'une immense opportunité de développer les usages de ses gammes de capteurs et de processeurs, les premiers permettant de capturer le contexte ["physique"] et les seconds de l'analyser et de l'exploiter. Mais les chercheurs d'Intel s'intéressent également à la manière d'intégrer le contexte "logique" dans le corpus d'informations disponible ainsi qu'aux modèles pertinents de personnalisation de l'expérience utilisateur [comment et jusqu'à quel point le contexte peut influer sur le fonctionnement d'une application]. Sans oublier de prendre en compte les comportements et les préférences des consommateurs, afin de s'assurer de l'acceptabilité des solutions qui pourront être proposées.
Convaincu que le contexte est une clé de l'informatique du futur, Intel a présenté quelques prototypes issus de ses réflexions, parmi lesquels un assistant personnel de voyage, développé avec Fodor, qui prend en compte les préférences du vacancier, sa position, ce qu'il a déjà fait, son agenda... pour recommander sa prochaine activité.
Pour les banques [et autres entreprises], ces idées peuvent sembler un peu futuristes mais l'exemple des applications exploitant la géolocalisation montre bien que l'adoption peut être extrêmement rapide, ouvrant des opportunités aux acteurs les plus innovants. La recommandation que l'on peut faire est donc de se préparer, comme, il y a quelques années, lorsque Gartner conseillait aux entreprises de prévoir les informations de géolocalisation dans leurs modèles de données, même si elles n'étaient pas exploitées immédiatement. Cette préparation devra également prendre en compte les attentes des consommateurs et identifier les frontières à ne pas franchir pour éviter les réactions de rejet.

 

6] Le Smart Grid

 

Le nouveau rapport du Forum Economique Mondial identifie les réseaux électriques intelligents comme la clé pour une économie plus verte. Le Smart Grid ou le réseau électrique intelligent est devenu un vecteur essentiel pour une économie à faible émission de carbone et une réponse à une demande d’énergie de plus en plus forte. Aujourd'hui, 40% de l'énergie est consommée pour générer de l'électricité, et pourtant, les systèmes électriques sont basés sur des technologies qui sont plus de 50 ans. Les réseaux électriques obsolètes d'aujourd'hui exigent des réseaux intelligents, c'est-à-dire une mise à niveau dramatique afin d’être en mesure de soutenir les besoins en énergie du 21ème siècle. Les gouvernements ont commencé à reconnaître l'importance des réseaux intelligents en tant que catalyseur pour un ensemble de technologies à faible émission de carbone et voient de plus en plus les réseaux intelligents comme un investissement dans une infrastructure stratégique. Au cours de la dernière année, la Chine a elle-seule, dépensé 7,3 milliards de dollars pour le développement d’un réseau électrique intelligent, tandis que les États-Unis ont investi 4,5 milliards de dollars dans un plan de relance budgétaire dédié aux activités de réseau intelligent. En conséquence, un nombre croissant de projets pilotes pour la mise en œuvre de réseaux électriques intelligents sont en cours dans le monde.

Au Japon, le déploiement de ces réseaux intelligents capables de réguler automatiquement la distribution d’électricité, est considéré par le gouvernement japonais comme une des actions essentielles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays. En introduisant des outils issus des technologies de l’information à tous les niveaux du réseau, il devient possible de maîtriser la consommation électrique de chaque appareil. Cette volonté se traduit au niveau industriel par le développement de "smart meters" [compteurs intelligents] et d’autres dispositifs permettant de mesurer la consommation en temps réel. Dernièrement, Fujitsu a dévoilé une rampe multiprise capable de mesurer la consommation de chacun des appareils qui y sont branchés. Les "smart grids" devraient également permettre une meilleure intégration des petites unités de production d’électricité dont le nombre va grandissant avec le déploiement accéléré des systèmes photovoltaïques et des piles à combustible dans les maisons et les entreprises. Ces réseaux intelligents ne peuvent être construits sans la coordination des différents acteurs au niveau national, et même international. Aussi le gouvernement japonais a-t-il annoncé récemment un certain nombre d’actions allant dans ce sens. Le 8 avril 2010, le METI a annoncé le lancement prochain de quatre projets de tests grandeur nature des réseaux "smart grid". Il a sélectionné quatre sites parmi vingt candidats : la ville de Yokohama [Kanagawa], la ville de Toyota [Aichi], la ville de Kita-Kyushu [Fukuoka] et Kansai Science City, un pôle de recherche qui s’étend sur les départements de Kyoto, Osaka et Nara.

La France qui est le 8è investisseur mondial dans ce secteur, avec 250 millions d’euros d'investissements prévus, avance pas à pas dans le smartgrid : alors que ERDF installe les premiers compteurs électriques communicants Linky, à Lyon et en Indre-et-Loire, et que EDF travaille sur un test de maîtrise de l'énergie en Bretagne via sa filiale Edelia, une autre expérimentation, baptisée Premio et initiée par le pôle de compétitivité Capénergies, va entrer en phase d'expérimentation fin juin à Lambesc [Bouches-du-Rhône] pour une durée d'un an. Objectif : étudier le pilotage des ressources et des besoins en énergie sur le réseau d'une collectivité.

 

7] Les Cleantechs

 

Une étude récente en 2010 du CleanTech Group et du cabinet Deloitte fait état d’un impressionnant retournement de situation de l’investissement du capital risque dans le secteur des technologies propres. Au premier trimestre 2010 on assiste à un nombre record de tours de table réalisés par les entreprises auprès d’investisseurs du type capital risque dans ce domaine dans le monde, avec 81% de ce résultat pour l’Amérique du Nord à elle seule, et plus particulièrement la Californie et l’Oregon totalisant à eux deux plus d’un milliard de dollars d’investissement.

Cela contraste beaucoup avec l’état d’esprit apparent du secteur : tous les yeux étaient tournés en ce début d’année vers le solaire dont les investissements en 2009 avaient faibli par rapport à l’année précédente de 64%. En fait, c’est le secteur des transports qui a réalisé la plus belle envolée en Californie avec 520 millions de dollars investis, notamment grâce à la performance de Better Place [350 millions d’investissements].

Better Place est une startup Americano-Israélienne, dirigée par Shai Agassi, un ancien de SAP, qui se positionne sur le secteur des véhicules particuliers électriques et dont la particularité est de développer l’infrastructure des stations de recharge où les voitures peuvent directement changer leur batterie plutôt que d’attendre le temps de la recharge. Cette entreprise collabore notamment avec Renault-Nissan qui lui fournit les véhicules électriques.

Le deuxième plus bel investissement du secteur est fait chez Fisker Automotives, constructeur de voitures électriques sur le segment du très haut de gamme, avec tout de même 140 millions de dollars. Fisker se positionne sur un marché similaire à celui de Tesla Motors, en adoptant une stratégie de communication beaucoup plus discrète que cette dernière.

A ce propos il est important de rappeler que Tesla a récemment sécurisé un prêt de 465 millions de dollars auprès du Département de l’énergie pour la construction d’une usine supplémentaire.

Ce prêt du gouvernement américain avait été fait selon Steven Chu, ancien directeur du Lawrence Berkeley National Lab [LBNL] et actuel Secrétaire américain à l’énergie, dans le but de soutenir le développement du transport électrique et du même coup de réduire la dépendance des Etats-Unis à l’égard du pétrole. Il reste à noter Coda Automotive, qui récupère 30 millions de dollars d’investissements pour ses batteries et véhicules électriques et Coulomb Technologies [14 millions], qui développe des stations de chargement pour véhicules électriques.

On peut en conclure sur le transport que les sociétés d’investissement sont en train de prendre confiance et d’emboîter le pas au gouvernement. Dès lors, on doit s’attendre à une accélération des développements et, enfin, à la création de nombreux emplois dans ce secteur. Le secteur du solaire n’est pas en reste avec 322 millions de dollars investis au premier trimestre dans le monde dont plus d’un quart en Californie et Oregon : SpectraWatt, basée en Oregon, a sécurisé plus de 40 millions de dollars d’investissements pour ses développements sur les cellules photovoltaïques en silicone polycristallin.

C’est aussi la somme récupérée par Enphase Energy pour développer ses micro-invertisseurs pour panneaux solaires. Le troisième secteur, celui de l’Efficacité Energétique, totalise 220 millions investis, notamment sur des sociétés développant des diodes électroluminescentes dans d’autres régions du monde.

A contrario, il est intéressant de noter l’absence d’acteurs californiens dans le stockage énergétique, les bios fuels et les smart grids. Il faut relativiser pour les smart grids car Silver Springs Network avait pour sa part terminé l’année sur un tour de table à 100 millions de dollars. Et Amyris, dans les bio-fuels, vient tout juste de sécuriser 47 millions de dollars de capital risque.

En ce qui concerne en revanche le stockage, il est possible que ce secteur apparaisse encore aux yeux des investisseurs comme difficile et risqué, et c’est sans doute pour cela qu’un grand nombre de projets sur ce sujet sont financés par l’Advanced Reseach Project Agency - Energy [ARPA-E], agence créée par le DoE en 2007 pour financer le développement de technologies risquées à fort retour sur investissement [’’high risk - high reward’’].

Avec 70% de l’investissement américain dans le clean-tech et 55% de l’investissement mondial, la cote ouest des Etats-Unis conforte sa position de leader dans ce domaine pour le financement de type capital risque. Par comparaison, cette région a reçu ce trimestre plus de 4 fois les investissements réalisés en Europe et en Israël confondus, et plus de 15 fois ceux de la Chine.

 

8] La e-santé

 

En matière de santé, il faut bien le reconnaître, nous sommes les mieux protégés au monde et notre médecine est l’une des plus performantes. Mais, en contrepartie, cela coûte cher et la France comporte quelques « zones désertiques thérapeutiques », notamment dans nos campagnes. Oui, mais le réseau téléphonique filaire et cellulaire couvre tout l’Hexagone, donc Internet aussi, et l’électronique fait des bonds spectaculaires en matière de miniaturisation. Résultat : la e-Santé ou la télémédecine est en train de se développer. Et les domaines sont vastes comme par exemple, la téléprescription qui permet la dématérialisation des prescriptions médicales et évite ainsi des déplacements inutiles, ou encore la télévigilance. Elle consiste à surveiller à distance des personnes grâce à des capteurs qui détectent positions, comportements, fonctionnement des organes vitaux et même géolocalisation.

A titre d’exemple, un projet pilote est en cours au Centre Hospitalier de Moulins-Yzeure, suite à un accord entre Orange et Intel. L’objectif est de mettre en place un système de télésanté pour accompagner et améliorer la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique depuis l’hospitalisation jusqu’au suivi à domicile. Son ambition est d’être reproductible et de démontrer le principe, notamment grâce à la mise en œuvre d’un dispositif de suivi médical à domicile de type Intel® Health Guide. Ce dernier, ou son équivalent, que nous pourrions très bien avoir à la maison d’ici 2015, relie les patients et l’équipe soignante via une liaison de type câble, ADSL, sans fil ou simple ligne RTC. Les prestataires de santé peuvent consulter et collecter des données à distance. Et les patients, prendre leur tension, effectuer des visioconférences avec leurs médecins…, être donc rassurés sans se déplacer. Mais la e-Santé va plus loin encore. La mise en place d’un réseau à très haut débit a révolutionné le fonctionnement de la médecine dans la région des Pays de Loire. Par exemple, grâce à l’interconnexion entre 7 CHUs [Centre Hospitaliers Universitaires] avec 6 CHs [Centre Hospitalier], plus de 850 heures de visioconférence mensuelles permettent à des médecins de différentes spécialités, répartis sur le Grand Ouest, de se réunir 2 fois par mois, via une «table virtuelle ». Le but ? S’entendre sur des stratégies thérapeutiques de cancérologie pour des patients. Résultat : cette pratique est aujourd’hui reconnue par l’Institut National du Cancer [INCA] qui considère qu’elle devrait être dupliquée dans tout l’hexagone.

D’un autre côté, grâce au SITE [Syndicat Interhospitalier de Télécommunications de Santé des Pays de la Loire], le traitement des urgences en traumatologie et neurologie a été métamorphosé. Par l’envoi de scanners numérisés d’un accidenté depuis un service d’urgence vers des experts d’un CHU distant, via le même réseau à très haut débit, la décision sera prise de stabiliser le patient sur place, de le transporter par ambulance, ou de l’héliporter. Un enjeu vital aujourd’hui concret, qui évite des transferts inutiles. Enfin, ce réseau permet aussi à des chirurgiens du CH de Laval, dans le cadre d’opérations d’angioplastie coronaire, de pouvoir opérer tout en disposant de l’aide en temps réel, de collègues spécialistes du CHU d’Angers, via une solution de visioconférence installée dans le bloc.

 

La e-Santé avec des e-formations

 

Le monde médical est donc un univers où le rythme des innovations est le plus rapide. Ce dont les patients veulent profiter au plus vite, et qui nécessite de la part du médecin, de travailler en équipe, même à distance. Pour le professeur Alexandre Mignon, de l’hôpital Cochin, « il faut former les professionnels de demain en utilisant les nouvelles techniques numériques ». Il a donc créé « iLUMENS », Laboratoire Universitaire Médical d’Enseignement basé sur les technologies Numériques et de Simulation, multidisciplinaire, ciblant les formations médicales initiale, spécialisée et continue, et développé à l’initiative de l’Université Paris Descartes et de sa faculté de Médecine. A l’aide de mannequins bardés de capteurs, représentant un adulte, une femme enceinte ou encore un nourrisson, des scénarii de situations réelles ou rarissimes sont reproduites afin que urgentistes, anesthésistes… puissent apprendre à réagir avec efficacité. Des chirurgiens peuvent aussi s’entraîner pour des opérations de cœlioscopie, cardiologie, …grâce à des consoles de simulation 3D avec immersion, praticiens qui retrouvent les résistances, les contraintes, les sensations de force des «corps »... Enfin, si vous voulez maîtriser une dissection sans scalpel, vous pourrez chez iLUMENS voyager en 3D, à travers un corps virtuel et apprendre l’anatomie en « enlevant » la peau, les nerfs, les organes…

En 2028, le cabinet médical ne sera plus. Le médecin pourra faire faire à distance et par visioconférence, des examens médicaux dans les foyers ou des lieux spécifiques comme par exemple, dans des salles installées dans des centres commerciaux. Sans oublier que la robotique jouera un rôle primordial dans cet univers. Il existe déjà aujourd’hui en 2010, des robots chirurgiens opérationnels. Dans 20 ans, ils agiront comme des aides à la personne et des infirmiers à domicile.

 

9] 3D et réalité augmentée

 

Si la 3D, après avoir envahi les salles de cinéma et le foyer avec des nouveaux types de téléviseurs, elle entre de plein pied également dans l’univers du PC et de la téléphone mobile. Plusieurs constructeurs annoncent l’arrivée prochaine d’ordinateurs de bureau et portables, capables d’afficher des images et de vidéo en relief, avec des lunettes spéciales. Mais bientôt, les écrans n’en auront plus besoin. Même les téléphones mobiles seront sous peu dotés d’un afficheur 3D. L’Institut national des sciences et technologies avancées [AIST] du Japon a même annoncé le 25 août dernier, l’ "i3Space", un système qui donne la sensation de toucher des images 3D. En attachant un appareil à un doigt, il donne à son porteur, le sentiment de toucher un objet 3D sur un écran et de le manipuler. AIST s'attend à ce que l'i3Space soit utilisé pour simuler une opération médicale et pour la conception de nouvelles interfaces de jeux. Mais nous pourrions très bien imaginé gérer des données informatiques de la même manière ou son environnement. Le i3Space reconnaît le mouvement des doigts et contrôle le sens tactile et kinesthésique [résistance] en temps réel en conformité avec le mouvement afin d’offrir une sensation de toucher une image 3D.
La notion de réalité augmentée désigne les systèmes [au sens informatique] qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s'appliquer à la perception visuelle [superposition d'image virtuelle aux images réelles] qu'aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives. La technologie insère des images de synthèse sur les images du monde réel grâce à l'appareil photo d'un téléphone portable ou à des lunettes vidéo spéciales. De petites caméras situées au milieu et à l'extérieur de chaque verre envoient des images vidéo en continu à deux écrans à cristaux liquides sur la face interne des lunettes par l'intermédiaire d'un processeur mobile. Une fois reliées à un iPhone, à un iPod ou à un ordinateur, les lunettes combinent les données informatiques avec ce qui est filmé en direct, créant un champ de vision stéréoscopique unique sur l'écran LCD, où les images de synthèse fusionnent avec celles du monde réel.

Le concept de réalité augmentée vise donc à compléter notre perception du monde réel, en y ajoutant des éléments fictifs, non perceptibles naturellement. La réalité augmentée désigne donc les différentes méthodes qui permettent d'incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d'images. Ses applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines : jeux vidéo et edutainment [éducation par le divertissement], chasses au trésor virtuelles, cinéma et télévision [post-production, studios virtuels, retransmissions sportives...], industries [conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d'impact...], médical, etc.

 

10] Les tissus intelligents

 

Les premiers objectifs de ces tissus intelligents concernent la vie de tous les jours. Thermorégulateurs, infroissables, intachables, ils le sont plus ou moins déjà. Isolantes ou thermorégulatrices, aujourd’hui de nombreuses matières innovantes comme le Gore Tex, le Windstopper ou le Coldwinner se partagent le marché. Des technologies qui s’appliquent principalement aux vêtements de sport en extérieur comme la voile, la haute montagne, les sports d’hiver, etc. Si ces matières protègent et isolent, d’autres, en cours d’élaboration, auront pour effet de restituer la chaleur corporelle ou environnante emmagasinée. Une technologie qui se développe dans le domaine vestimentaire, mais aussi dans le linge de lit comme les couettes et les couvertures. D’autres tissus sont à mémoire de forme avec la capacité de reprendre leur forme initiale. Très répandue dans l’industrie métallique, cette technologie investit le secteur du textile avec des créations innovantes. Des chapeaux indéformables, des chaussures dont les semelles mémorisent l’empreinte des pieds et la conservent ou des tissus infroissables développés pour l’habillement. Des chercheurs travaillent également sur le tissu résistant à l’eau et aux tâches. Le principe est simple : le tissu possède à sa surface des minuscules particules qui réduisent la surface de contact avec le liquide et empêchent l’adhésion sur le tissu. Cette technologie, applicable aux vêtements de ville ou de sport autant qu’aux draps, serviettes et autres nappes, rendra les tissus imperméables et insalissables. En cas d’accident, il suffira d’essuyer la tache pour la faire disparaître.

Mais le tissu intelligent fait également appel à l’électronique. Un récent projet intitulé Wearable Absence, présente des vêtements interactifs hautement sophistiqués: des biocapteurs dissimulés dans le tissu permettent de lire l'état physique et émotionnel du sujet par l'analyse de sa température, de son rythme cardiaque, de sa réaction électrodermale [humidité] et de son rythme respiratoire. Ces informations sont enregistrées et transférées à une base de données en ligne qui renverra des souvenirs archivés [messages, chansons ou enregistrements vocaux] qui rappellent une personne chère, absente.

Dernière invention en date, le tissu qui sert de microphone. Des chercheurs du MIT ont conçu des fibres à base d’un plastique spécial capable de détecter et produire des sons. Les applications peuvent inclure des vêtements qui sont eux-mêmes des microphones sensibles, pour la capture de la parole ou pour la surveillance des fonctions corporelles, et de minuscules filaments qui pourraient mesurer la pression sanguine dans les vaisseaux capillaires ou la pression dans le cerveau

 

11] Le Cloud Computing

 

La montée en puissance des débits de l’Internet, en réseau notamment de l’arrivée dans les 5 prochaines années, de la fibre optique dans les entreprises et les foyers, et de réseaux mobiles 4G, voire 5G, a fait naitre un concept baptisé de Cloud Computing. Il s’agit de déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. Les noms officiels en français sont informatique dans le nuage, informatique en nuage, informatique dématérialisée, ou encore infonuagique. Il ne faut pas oublier non plus que ceci est né également lorsqu’on a commencé à parler de SaaS [Software as a Service] où des nombreuses applications ou programmes étaient installés chez des prestataires distants auxquels accédaient les clients par Internet via un navigateur. Les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l'infrastructure sous-jacente, souvent complexe. Les applications et les données ne se trouvent plus sur l'ordinateur local, mais – métaphoriquement parlant – dans un nuage [« cloud »] composé d'un certain nombre de serveurs distants interconnectés au moyen d'une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. Pour la prochaine décennie, le Cloud Computing risque de se généraliser non seulement au sein des entreprises, mais aussi auprès du Grand Public. Et comme nous l’avons vu précédemment, les entreprises risquant de se transformer en e-entreprises, c'est-à-dire sans bureau physique, mais en bureau virtuel, le Cloud Computing a toutes les chances de prendre de l’ampleur. Déjà en 2009, des chercheurs de chez Intel ont imaginé un service baptisé le CloneCloud permettant de déléguer les tâches lourdes d’un appareil mobile, tel qu’un téléphone, vers un clone fonctionnant sur des serveurs Cloud. Le Clone Cloud utilise la connexion haut-débit d’un smartphone pour communiquer avec une copie logicielle de l’appareil située sur un serveur à distance. Lorsque le téléphone a besoin d’opérer une tâche sollicitant une puissance de calcul importante il décharge le travail au service CloneCloud après avoir évalué des facteurs tels que le temps et la consommation d’énergie nécessaires à la transmission des données vers le Cloud. Un des bénéfices majeurs de cette technologie est ainsi la possibilité d’étendre la durée de vie des batteries grâce à la plus faible utilisation des processeurs. L’avantage principal de service reste cependant d’améliorer sensiblement les capacités des téléphones. A titre d’exemple, la reconnaissance de visage requière 100 secondes sur un processeur de téléphone contre 1 seule seconde sur un ordinateur. Autre application pour CloneCloud : la sécurité. Les scans de virus et autres spywares mettant en jeu l’intégralité du système de fichier d’un appareil pourraient être exécutés à distance afin d’alléger la charge du processeur mobile. Imaginez ce qu’il sera possible de faire avec une tablette PC.

 

12] Le papier électronique ou e-paper

 

Le papier électronique flexible et coloré fait l’objet de nombreuses études et prototypes. L’objectif est de remplacer le papier traditionnel issu de la sylviculture par un élément plus pérenne et à multi usage, plus économique, moins gourmand en énergie et donc permettant de concevoir des appareils électroniques plus légers. Tous les constructeurs asiatiques sont sur ce marché. Et les tout dernières informations en datent proviennent de la Corée du Sud et du Japon. LG a annoncé des écrans couleur en e-paper de 9,7 pouces pour ses tablettes et ses appareils portables. En attendant l’arrivée d’un 19 pouces pour un marché de masse. Et Sony a présenté un prototype qui au lieu d’utiliser un substrat en verre, fait appel à un substrat en plastique, donc plus léger et courbable. L’atout majeur ici est que l’écran dans ce cas est très difficile à caser en cas de chute et qu’il est possible de le rouler comme un journal.

Au niveau industriel, Fujitsu a lancé un système de guidage pour des patients extérieurs à l’hôpital à base de papier électronique. L’appareil est conçu pour être utilisé au cours des processus d’enregistrement à l’arrivée dans les établissements médicaux. Au travers d’un système de communication sans fil, les porteurs se voient afficher sur leur appareil qui contient leur dossier médical électronique, une carte de navigation qui les guide vers les salles d’examens. Les malades peuvent ainsi voir leur place dans les files d’attente et être avertis pour leur consultation par un affichage visuel et des vibrations. Pour le corps médical, cela permet de réduire le nombre de terminaux fixes dans les locaux, de se concentrer davantage sur les soins car les malades extérieurs sont autoguidés, de réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2