Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L’art de la vision stratégique dans un monde sans certitudes…

    Accélération du temps, big bang des business modèles des secteurs d’activité, plus les évolutions erratiques de l’environnement, sont en train de modifier en profondeur le métier de DAF, l’obligeant à se réinventer. Volatilité de la demande, nouvelles règlementations, instabilités des marchés, pénurie du cash, montée des risques, laminage des marges et raccourcissement du temps ont des effets tangibles dans la vie quotidienne des entreprises. ..et de la vie du DAF

    Cette situation inédite d’incertitude ambiante conduit à remettre en cause la pertinence des outils de pilotage de l’entreprise : à quoi sert un BP condamné à être obsolète rapidement en fonction des aléas du marché ? à  quoi un plan stratégique à 3 ou 5 ans, quand on sait que le réalisé n’aura rien à voir avec les prévisions initiales ? Alors que le DAF est dorénavant en mode forecasting permanent, avec des horizons flottants, il est temps de reconcevoir l’usage des outils décisionnels pour que l’entreprise soit agile, résiliente et ultra réactive.

    Idem pour la valorisation des investissements qui reste plus que jamais fluctuante même à court terme, car entre le moment de leur validation et leur mise en œuvre, les prises de décisions des opérationnels peuvent influer sur les  grands équilibres de départ. Cela signifie d’être en mesure d’évaluer à tout moment des investissements pour tenir compte des fluctuations des marchés.

    Le pic d’incertitude provient aussi du droit fiscal et social, où les administrations peuvent modifier les règles du jeu, sans compter bien sûr le niveau de pression fiscal et social qui évolue au fil des mois selon l’agenda des pouvoirs publics.

    Le DAF voit son métier changer au fur et à mesure que les frontières de son activité. Selon les entreprises, le contrôle de gestion, la comptabilité générale ou la trésorerie peuvent sortir de son périmètre traditionnel. Dans le même temps, il est mobilisé de plus en plus sur les RH, le social, le juridique, le fiscal… avec des demandes de compétences spécialisées. Face à des développements à l’international, il lui faut être de plus en plus multilingue et être prêt à aller à l’autre bout du monde pour la signature de nouveaux contrats. Il doit être le master chef du cash et du BFR, tout étant à l’affût des nouveaux financements sous toutes leurs formes. Il doit avoir en permanence un œil sur le cash disponible et le niveau des marges et de l’autre évaluer les scénarios stratégiques de l’entreprise à moyen terme. Etre le DAF tout en un (ou all inclusive), où il faut à la fois être spécialiste et généraliste, pose la question du recours à des compétences externes pour traiter les cas hyper complexes. En effet, si le DAF d’un grand groupe peut faire appel à des expertises intra groupes, le DAF de PME devra savoir utiliser à bon escient des compétences externes compte tenu du fait qu’il ne peut pas le don d’ubiquité et d’omniscience. C’est tout le danger de son activité de navigateur/stratège/coordinateur où il doit garder son centre de gravité et son cœur de métier (la fonction finance). En pleine crise rampante, il doit aussi savoir pratiquer lui-même ce qu’il préconise dans l’entreprise, c’est-à-dire faire plus avec moins.  La fonction finance au même titre que les fonctions de support qui doivent justifier leur création de valeur dans un contexte de raréfaction des ressources.

    Au cœur du système de pilotage de l’entreprise, il est le meilleur connaisseur des tendances de son entreprise avec son accès aux indicateurs de pilotage. Dans les périodes de fluctuations, il a une lourde responsabilité pour savoir s’il doit lancer une alerte en cas de difficultés sur des activités de son entreprise, puisque cela peut avoir des réactions en chaine. Idem, si des opportunités de développement apparaissent, il doit être en mesure de favoriser telle ou telle activité en lâchant du lest. Sa maitrise des enjeux de son secteur d’activité, doit l’aider mettre du prédictif dans son métier de DAF. Il doit être un observateur vigilant,  acteur (décideur financier interne et externe), coach, etc en même temps

    Tous les regards étant tournés vers lui, dans une période où l’environnement est flou, plus que jamais les messages qu’il peut envoyer en interne ou externe, seront attendus.

    Dans ce contexte, le DAF doit être résilient, agile, prédictif…et zen (no stress). C’est un business partner et parfois un business coach. Même en période de tension extrême, il évite de déclencher les air bags en paniquant et au contraire doit être un générateur d’optimisme, celui qui facilite, fluidifie.

    DAF c’est donc amadouer les outils décisionnels existant en les adaptant à un environnement big fog + big data pour qu’ils soient encore plus prédictifs, tout en développant le volet stratégie de son métier.

    L’anticipation pour le DAF c’est de toujours avoir un plan B, pour son entreprise…mais aussi pour lui. C’est toujours être à même d’envisager plusieurs scénarios sur l’évolution des marchés, y compris des retournements et même des situations de crise.  Dans une époque sans certitudes, c’est le grand retour des visions stratégiques…tout en maintenant une capacité à réagir immédiatement au quart de tour sur une problématique court terme !

    Face à autant d’attentes à son égard, la performance du DAF passe par la case «  ressourcement » car en étant en permanence sur la brèche,  il lui faut faire un break régulièrement pour prendre du recul.

    2013, c’est une année avec  les fondamentaux : financements, droit social, RH, droit fiscal,… mais avec un pic de complexité nécessitant une acuité particulière compte tenu des enjeux financiers.

    Face à ce monde complexe et imprévisible, la plus mauvaise posture c’est de ne pas changer, de faire comme avant !

    La clé de la survie pour un DAF c’est de savoir prendre le temps de réfléchir sur son métier, qui suis-je, où vais mais aussi de pouvoir repenser la fonction finance. Il doit avoir un regard lucide sur les changements rapides afin d’être toujours un DAF bankable sur un marché du travail où le risque d’obsolescence peut survenir à tout moment.

    Le DAF par temps agité, reste plus que jamais l’homme (une femme) clé de toute entreprise puisqu’il est celui qui peut, sous l’impulsion du dirigeant anticiper et éviter les écueils.

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Les 13 commandements du Directeur Financier en 2013

     

    1.       Ma nouvelle religion est le reforcast permanent (ndrl. Reprévision) et je la pratique tous les jours en apprivoisant  mes outils de pilotage #flexibilité #horizon.

    2.       J’incite mes collègues des fonctions de support à faire plus avec moins. J’applique ce précepte également à la fonction finances #innovation frugale.

    3.       Je surveille avec intensité le crédit client, les risques commerciaux, ma balance âgée et toutes les possibilités pour limiter la casse ou les retards.

    4.       Je gère avec lucidité mes domaines de compétences et ses frontières, afin d’être à tout moment pertinent et créateur de valeur #spécialiste versus généraliste #montée du niveau des compétences exigées #nouvelles missions du DAF.

    5.       Je me familiarise avec la culture business des pays émergents tout en étant aware sur les possibilités de good deals pour ma boîte #BRICS. Je me prépare à l’idée d’aller à l’autre bout du monde pour signer des nouveaux contrats.

    6.       Je me fais plus du tout de soucis dans mon activité de DAF car je suis passé en mode résilience grâce à Boris Cyrulnik.

    7.       Je suis un as dans le repérage des meilleurs good deal dans le maquis des financements, subventions, aides publiques, crédits d’impôts, etc  

    8.       Je gère avec brio le cash de mon entreprise pour que mon boss puisse mener en toute sérénité une stratégie de croissance ambitieuse.

    9.       Je travaille en amont de tous les lancements de projets avec les équipes (prod/R&D/marketing, etc) et ensuite je m’attache à checker périodiquement la rentabilité des investissements avec les opérationnels.

    10.   Je pratique avec talent le management en environnement incertain, plutôt que de me concentrer sur ce qui est certain…et souvent obsolète.

    11.   J’ai opté pour un nouveau patch fiscal et social, afin d’être up gradé et être en mesure à pratiquer les nouvelles formes de contrôles (fiscal, social).

    12.   Je fais des exercices anti-stress régulièrement pour conserver équilibre et lucidité dans l’analyse de tous les reportings, et ainsi n’être un lanceur d’alerte qu’à bon escient.

    13.   Je me déconnecte au moins une fois par mois pour me ressourcer, prendre du recul et avoir du temps pour moi.

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Passez par la case RESEAUX SOCIAUX pour exister (encore) en 2018

    homme invisible.png

    « Votre cabinet est ainsi aujourd’hui, car il est comme vous l’avez imaginé hier » (Auteur inconnu)

     

    En 2013, activités perso & professionnelle sont aussi importantes sur les nouveaux médias sociaux, que la vie réelle (en anglais IRL). Si beaucoup ont encore en tête des usages ludiques des réseaux sociaux (il y a quelques années), aujourd’hui ceux-ci sont en train de modeler plus ou moins directement nos activités et celles de nos clients.

    Certes on peut faire la sourde oreille et se contenter d’une communication classique, « les yeux dans les yeux » avec une plaquette donnée en mains propres. Toutefois, les nouvelles générations d’entrepreneurs (qui sont de plus en plus jeunes) débarquent avec leurs façons à eux (et bien sûr à elles…) de travailler. Les nouveaux collaborateurs que tout le monde souhaite tant fidéliser sont également sensibles aux démarches des employeurs synchro avec leur temps (cf. marque employeur).

    Pour continuer à exister d’ici 2018, il faut arrêter de reculer et se lancer dans cette nouvelle communication. A trop attendre on finit par être hors-jeu et on prend du retard.

    Exister passe par l’intégration de la culture des réseaux sociaux (mais aussi la culture full digital) dans la stratégie des cabinets. Bien sûr beaucoup de cabinets se sont déjà lancés dans l’aventure et sont ultra présents sur les Réseaux sociaux, mais cette transformation concerne tout le monde !

    On se met en position de risque en ignorant ce que l’on dit de vous sur les réseaux sociaux ou si l’on n’a pas un dispositif de veille sur ses concurrents. Si vous tapez le nom de votre cabinet dans Google et que vous n’apparaissez nulle part, c’est un signal à ne pas prendre à la légère. Ne pas être visible et ne pas prendre soin de son e-réputation, c’est le risque de ne pas capter de nouveaux flux entrants de clients. Sombrer dans l’anonymat alors que toutes les enseignes de la profession comptable revoient leurs axes stratégiques et leurs lignes de produits, c’est une forme de marginalisation rampante.

    S’il est courant d’assimiler la gestion de réseaux sociaux à des problématiques d’informaticiens, de geeks ou de jeunes (dire Génération Y), dans la pratique la stratégie de communication virale s’appuie avant tout sur du contenu éditorial. Ce qui prime c’est le discours de la marque du cabinet, ses activités, ses réflexions, ses projets, ses idées, son expérience du tissu économique etc La publication des différents contenus éditoriaux du cabinet sur les réseaux sociaux n’est qu’un aboutissement matériel, qui ne peut exister que s’il y a en amont un vrai positionnement du cabinet sur ses différents marchés.

    Mais contrairement à un monde 1.0 où les outils de communication vont vous « coûter un bras », l’univers des nouveaux médias sociaux fonctionne uniquement avec du « jus de cervelle » et de la pugnacité. Un univers accessible que le cabinet compte 2 personnes ou 1000 personnes. Un accès libre sans barrière à l’entrée, sous réserve d’un peu de volontarisme.

    Envie d’être (encore) présent sur le marché de la profession comptable en 2018 ? Envie d’être visible ? Contact professioncomptable@gmail.com